Une initiative qui mériterait un tout autre écho
Lors du débat qui a suivi la projection du documentaire sur Julian Assange
La 6ème rencontre annuelle des lanceurs d’alerte s’est tenue ce week-end à la Maison des Sciences de l’Homme à La Plaine Saint-Denis en région parisienne.
Samedi après-midi et dimanche après-midi après avoir tenu des permanences Lutte ouvrière dans différents quartiers d’Argenteuil, je suis allé à ces rencontres.
Depuis la première de ces rencontres, j’ai participé, en donnant un coup de main pour soutenir l’activité de mes amis Daniel, Gilles, Catherine et Hélène. Cette année, j’ai davantage assisté à des débats et projection. Et je n’ai pas été déçu.
Deux choses m’ont particulièrement marqué. D’une part, la projection du documentaire espagnol sur Julian Assange en présence de son père. Nous y reviendrons et invitons à le voir et le diffuser. D’autre part, un débat sur trois affaires où la « raison d’État » s’entremêle aux intérêts géopolitiques et ceux du Capital. À ce débat participaient Élisabeth Borrel, la femme du magistrat français assassiné sur ordre à Djibouti en 1995, un haut-cadre de chez Alsthom, Frédéric Pierucci, emprisonné 25 mois aux États-Unis dans le cadre d’une affaire de corruption en Indonésie, et, Denis Breteau, un autre haut-cadre de la SNCF, lanceur d’alerte sur un marché public truqué entre la SNCF et IBM qui lui a valu d’être licencié tout comme Frédéric Pierucci abandonné par la direction d’Alsthom.
Ces rencontres des lanceurs d’alerte sont à connaître et à faire connaître. Comme le disait lors du débat Élisabeth Borrel, si à l’époque de telles rencontres avaient existé, son combat pour la vérité et la justice aurait été plus facile. Le meilleur des encouragements.
Merci donc aux organisateurs acharnés. Et que vive l’an prochain la 7ème rencontre des lanceurs d’alerte ! DM
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire