Une situation générale particulièrement dégradée
Dans ces deux lycées, les enseignants se sont mobilisés ces dernières semaines en réaction aux divers dysfonctionnements et carences de moyens constatés.
Ceux du lycée Georges Braque l'écrivent eux-mêmes dans un courrier adressé aux parents, les classes de seconde sont à 34 élèves, les classes de première technologique à 33, les classes de terminale technologiques à 35. Le lycée accueille cette année 1471 élèves, soit 60 de plus que l’année dernière, alors que les moyens alloués à l’établissement sont, eux, constants. Les travaux de groupe vont être restreints, la participation de chaque élève en cours de langue sera moindre, la détection des difficultés prendra plus de temps. La sécurité aussi se dégrade, les accès aux issues de secours seront plus difficiles, des élèves circulent dans les couloirs pendant les heures de cours, plusieurs bagarres ont déjà éclaté, et même des individus extérieurs à l’établissement ont pu s’y introduire sans en être empêchés. Constater ces problèmes aussi près de la rentrée est nouveau. En plus de tout cela, il manque des surveillants, 5 adultes encadrant 1471 élèves 3 jours par semaine !
Les personnels n'entendent pas laisser cette situation sans réagir. Ils ont informé les parents d'élèves de leur action. Ceux-ci leur ont confirmé leur soutien, en rappelant que, par exemple, les problèmes d'insécurité pourraient facilement être jugulés non pas en démultipliant les brigades régionales et sécurité financées par la Région, mais en mettant plus d'adultes (des éducateurs, des AESH, des CPE, des médiateurs, etc.) dans les établissements, pour potentiellement désamorcer les problèmes avant qu’ils ne se produisent.
La solution est dans les mains des personnels, des élèves directement concernés et de leurs familles dont l’action doit se développer et s'étendre aux autres établissements confrontés à des difficultés similaires.
Justement, un rassemblement commun à toutes les écoles, collèges et lycées d’Argenteuil, est prévu mardi 5 octobre, à 10h.30 devant la sous-préfecture, en hors-d’œuvre local de la journée de grève interprofessionnelle appelée ce jour-là. DM et P.
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