Pas un travailleur sans emploi !
L’usine Renault de Flins, dans les Yvelines, a vu débarquer le 26 novembre le nouveau directeur général Luca de Meo, flanqué du président Jean-Dominique Senard. Ils ont tenu un double discours, termes ronflants et creux à usage de l’extérieur, et paroles crues et méprisantes destinées aux travailleurs, qui fabriquent pourtant leur paye et leur portefeuille d’actions.
Transformer l’usine de Flins en un vaste hangar aux trois quarts vide, abritant des activités de bricole et un vague pool de PC construisant en 3D des projets zéro carbone destinés à pomper quelques subventions gouvernementales, voilà ce que les travailleurs ont compris des intentions de Renault.
Il n’y a aucune raison d’accepter que les emplois soient supprimés et les salaires rognés. Il faut répartir le travail entre tous, de Bursa à Novo Mesto en passant par l’ensemble des usines en France, mettre un terme aux cadences de dingues, aux épuisants horaires d’équipes, aux prolongations de la journée et de la semaine de travail. L’argent existe, et il n’a rien de magique : les 25 milliards d’euros de profits accumulés en dix ans l’ont été sur le travail de tous les salariés.

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