Implanter à nouveau dans les quartiers, les idées du communisme
La dramatique mort d’un jeune de
18 ans dans la nuit de samedi à dimanche dernier et les échauffourées qui ont
suivies, ont fait beaucoup discuter ces dernières heures. Pour notre part, ce
que nous avons écrit hier a été largement apprécié, je crois.
Bien
évidemment, nous aimerions, comme tout le monde, connaître la vérité sur un tel
drame. Mais, en l’occurrence, les rapports en général entre la jeunesse avec la
police sont tellement mauvais, et l’esprit de corps tellement fort au sein de
la police, que, même dans l’hypothèse de son innocence dans telle ou telle
circonstance, c’est le doute qui s’installe.
Et
sur ce plan-là, il n’y a aucun moyen pour que nous changions la police dans la
société d’aujourd’hui où le rôle fondamental qui lui est dévolu est de défendre
la position des dominants. La révolution, c’est aussi la supprimer pour la
remplacer par de toutes autres forces de l’ordre.
En
revanche, ce qui se passe au niveau de la jeunesse des quartiers populaires,
nous avons l’espoir que cela changera à nouveau un jour. Et là, notre action
peut être essentielle et permettre d’obtenir des résultats.
Nous
avons évoqué hier l’attraction des adolescents pour des situations à risques.
Et
pour réduire cette appétence et diriger l’ardeur des jeunes vers de tout autres
espoirs, les réseaux collectifs des adultes et des adultes avec les jeunes
eux-mêmes pourraient le faire, et pourraient aussi amener l’engagement des
jeunes de ces quartiers, comme des autres, vers le combat pour un monde
meilleur.
Mais
qui est présent pour construire de tels réseaux collectifs avec cette
finalité ? Qui s’intéresse même au problème ? Pas de loin, mais au
cœur même de ces quartiers ? Poser la question est y répondre.
En
tout cas, pour notre part, notre ambition de reconstruire un parti des
travailleurs, communiste et révolutionnaire, vise à l’implanter dans les
entreprises, mais aussi dans ces quartiers populaires avec ces objectifs.
Cette
tâche est réalisable. Réformer la police, élément de l’appareil d’État de la
bourgeoisie, est en revanche, sur l'essentiel, une mission totalement impossible. DM

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