Ossip Mandelstam, l’une parmi tous les millions de victimes du
stalinisme
Lorsque l’on est confiné, il y a les quelques sorties pour l’approvisionnement, et la promenade qu’il faut absolument faire, pour la santé. Mais une bonne partie de la disponibilité restante, pour ma part je la consacre à la lecture. Il y a ainsi des livres qui traînent sur l’étagère depuis des années voire des décennies et qui passent ainsi à la lecture.
C’est
ainsi que je viens de terminer le premier tome du livre de la compagne du poète
russe Ossip Mandelstam, Nadejda Mandelstam, au titre qui donne le
frisson : « Contre tout espoir
– Souvenirs ».
Ossip
Mandelstam mena une vie de paria, en particulier à partir de 1934 jusqu’à sa
mort quatre ans plus tard, en camp, dans l’Extrême-orient soviétique, non loin
de Vladivostok.
Ce
livre de souvenirs portant sur cette période par ailleurs des Grands procès
staliniens, évoque certes l’histoire de la littérature et de la poésie de cette
époque, mais surtout l’horreur d’un État totalitaire qui a fait tellement de
mal au combat pour le communisme dont il est aux antipodes. Nous aurons sans
doute l’occasion de revenir sur le courant dont nous sommes les continuateurs,
le courant trotskyste soviétique qui aura combattu jusqu’au bout dans le goulag
contre la dégénérescence stalinienne du premier État ouvrier, pour ce que nous
considérons plus que jamais comme le seul avenir de l’humanité, le communisme
des états-unis socialistes du monde. Ces militants trotskystes qui disparurent
les uns après les autres dans les isolateurs de la bureaucratie stalinienne.
Pour
revenir à Ossip Mandelstam, ses ennuis s’aggravèrent quand fut connu le
poème qu’il écrivit sur Staline en 1933, quelques mois avant son
arrestation. Je vous le livre. Ne serait-ce que pour ce poème et le courage de
l’avoir écrit, le nom de ce poète mérite notre mémoire.
Nous vivons, insensibles au pays
qui nous porte,
A dix pas, nos voix ne sont plus
assez forte.
Mais il suffit d’un
semi-entretien,
Pour évoquer le montagnard du
Kremlin.
Ses doigts épais sont gras comme
des asticots,
Et ses mots tombent comme des
poids de cent kilos.
Il rit dans sa moustache énorme
de cafard,
Et ses bottes luisent, accrochant
le regard.
Un ramassis de chefs au cou mince
l’entoure,
Sous-hommes empressés dont il
joue nuit et jour.
L’un siffle, l’autre miaule, et
un troisième geint,
Lui seul tient le crachoir et
montre le chemin.
Il forge oukaze sur oukaze, en
vrai forgeron,
Atteignant tel à l’aine, tel à
l’œil, tel au front.
Et chaque exécution est un régal,
Dont se pourlèche l’Ossète au
large poitrail.
(Novembre
1933)
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Plus
gai, des petites annonces
Aidons les petits commerçants qui sont une fraction de notre classe
À Argenteuil, une dérogation a été obtenue à nouveau pour l’ouverture
du marché de ce vendredi 10 avril dans le quartier du Val-Nord. Il sera ouvert
aujourd’hui de 14 à 17 heures. Un nombre maximum de clients sera accueilli en
même temps. L’occasion de s’achalander en fruits et légumes, mais aussi de
prendre langue avec ces commerçants qui livrent pour récupérer leurs
coordonnées.
Épicerie bio SMILE
55 rue Antonin-Georges Belin à Argenteuil
Horaires :
10h-18h le samedi, 11h-19h lundi et 10h-19h les autres
jours de la semaine.
Fermeture entre 13h et 15h dédiée à la préparation de
vos commandes.
Fruits et légumes, un commerçant du marché Héloïse
chez lequel je m’achalande dans la vraie vie
Livre les commandes faites au
0783890022
Livraisons sur Argenteuil, Colombes, Sannois…

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