lundi 2 septembre 2019

Hôtel Ibis Clichy-Batignolles : Un mois de grève


Des exploiteurs drôles d’oiseaux

 


La vingtaine de femmes de chambre et gouvernantes de l’hôtel Ibis-Batignolles, dans le 17e à Paris, ont fêté leur premier mois de grève samedi 17 août. Leur détermination était toujours intacte. 
La société sous-traitante STN qui les emploie exige des femmes de chambre de nettoyer trois chambres et demie en une heure, ce qui s’avère mission impossible. Si elles ne parviennent pas à faire le travail dans les temps, les dépassements horaires ne sont pas comptabilisés. Les conditions de travail provoquent des problèmes de dos et des tendinites. À cela s’ajoutent le mépris de la direction, le harcèlement quotidien.
Les femmes de chambre exigent la fin de ces cadences infernales, le paiement à l’heure effectuée, une prime-panier de 7,24 euros, et aussi bien sûr l’arrêt des mutations forcées. Face au mépris de STN et du groupe Accor, les salariées ne sont pas prêtes à renoncer. Au son du tam-tam et des tambours, elles animent l’entrée de l’hôtel, gardée par des vigiles, dont l’embauche, d’après certaines, est l’un des acquis de la grève.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire