Attention au feu qui couve sous la cendre
Nous nous sommes retrouvés à une
soixantaine devant la sous-préfecture d’Argenteuil ce midi pour continuer à
demander l’abandon de la loi Blanquer, une loi de guerre contre l’École
publique et ses personnels. Certains diront que c’est peu. Mais comme je l’ai
souligné lors de ma prise de parole, si l’on fait le compte de tous ceux qui se
sont mobilisés, à telle ou telle occasion, depuis des mois, ce sont des
centaines et des centaines d’enseignants d’Argenteuil qui ont participé, avec
le soutien de milliers de parents, comme en témoigne le succès des multiples
appels à l’organisation de journées « écoles mortes » sur la
localité.
Après
des années et des années de reculs et de dégradation de l’École publique, cela
est la preuve que quelque chose est sans doute en train de s’inverser. Il faut
qu’au repli sur soi, les liens collectifs se ressoudent et le remplace. Au
manque ou aux limites actuelles de l’information si nécessaire, ces liens
permettront la seule information qui compte, l’information de bouche à oreille,
celle des réunions, informelles et syndicales. Il faut que l'organisation collective prenne le pas sur l'individualisme.
Les
pas de deux de Blanquer de ces dernières semaines, même s’il maintient pour
l’instant son cap, ne peuvent qu’être mis en rapport avec ces changements qui
s’aperçoivent dans les profondeurs du monde de l’Éducation nationale.
Oui,
le combat continue, et une nouvelle fois, la soixantaine de professeures des
écoles (il y avait une AVS et quelques garçons !) qui ont pris le temps de
se rassembler hier midi, ce sont eux qui ont eu raison. DM

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