mercredi 22 mai 2019

Éducation, Argenteuil contre la loi Blanquer, le combat continue


Attention au feu qui couve sous la cendre



Nous nous sommes retrouvés à une soixantaine devant la sous-préfecture d’Argenteuil ce midi pour continuer à demander l’abandon de la loi Blanquer, une loi de guerre contre l’École publique et ses personnels. Certains diront que c’est peu. Mais comme je l’ai souligné lors de ma prise de parole, si l’on fait le compte de tous ceux qui se sont mobilisés, à telle ou telle occasion, depuis des mois, ce sont des centaines et des centaines d’enseignants d’Argenteuil qui  ont participé, avec le soutien de milliers de parents, comme en témoigne le succès des multiples appels à l’organisation de journées « écoles mortes » sur la localité.
         Après des années et des années de reculs et de dégradation de l’École publique, cela est la preuve que quelque chose est sans doute en train de s’inverser. Il faut qu’au repli sur soi, les liens collectifs se ressoudent et le remplace. Au manque ou aux limites actuelles de l’information si nécessaire, ces liens permettront la seule information qui compte, l’information de bouche à oreille, celle des réunions, informelles et syndicales. Il faut que l'organisation collective prenne le pas sur l'individualisme.
         Les pas de deux de Blanquer de ces dernières semaines, même s’il maintient pour l’instant son cap, ne peuvent qu’être mis en rapport avec ces changements qui s’aperçoivent dans les profondeurs du monde de l’Éducation nationale.
         Oui, le combat continue, et une nouvelle fois, la soixantaine de professeures des écoles (il y avait une AVS et quelques garçons !) qui ont pris le temps de se rassembler hier midi, ce sont eux qui ont eu raison. DM

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire