mardi 4 novembre 2014

Burkina-Faso, Iran



Révolte au Burkina-Faso

La capitale du Burkina Faso a été agitée par une véritable révolte contre le président Blaise Compaoré qui voulait modifier la constitution pour rester encore plus au pouvoir, qu’il occupe depuis un coup d’État il y a 27 ans, avec l’appui de la France. Des dizaines de milliers de manifestants ont bravé la répression révoltés par l’autoritarisme, la corruption, la pauvreté. Il y a déjà eu plusieurs dizaines de morts.
L’armée est intervenue, en apparence dans le sens de la révolte, faisant démissionner le gouvernement et fuir le président, mais en commençant par tirer sur les manifestants.
Les travailleurs et les jeunes révoltés n’obtiendront aucun changement en leur faveur sans s’organiser pour imposer leurs propres aspirations contre l’armée qui, on peut le craindre, aspire à instaurer sa propre dictature pour remplacer celle de Blaise Compaoré.

La semaine passée



Iran : les femmes n’ont pas le droit de voir du volley

En juin dernier, un groupe d’Iraniennes, protestant contre leur statut de citoyenne de seconde classe, avait voulu assister à Téhéran à un match de volley-ball entre l’équipe d’Iran et celle d’Italie. Mais selon le chef de la police, qui en a arrêté certaines, « la mixité n’est pas encore de l’intérêt général », en conséquence il ne faut pas « permettre la présence de femmes dans les stades ».
Une de ces militantes interpellées en juin vient d’être condamnée à un an de prison. L’obtention de droits même élémentaires pour les femmes reste un combat.

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