lundi 9 février 2026

Argenteuil, journal de campagne des élections municipales 2026 : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! », notre programme.

Internationalisme des prolétaires, nationalisme de la bourgeoisie

 

 


Je n’y étais pas, mais la capture d’écran a été effectuée sur une vidéo prise lors du meeting du candidat LFI-PCF aux élections municipales à Argenteuil qui s’est tenu avant-hier. Les emblèmes rouges du PCF et tricolores y étaient mêlées.

         C’est clair et ce n’est pas une question de détail. Il y a les internationalistes dont l’emblème est unique, le drapeau rouge, et celle des nationalistes, le tricolore. C’est une vieille histoire sans équivoque qui remonte à l’origine du mouvement ouvrier : le rouge pour les travailleurs, le tricolore pour la bourgeoisie.

         Au monde mondialisé, les communistes révolutionnaires avancent la perspective plus que jamais d’actualité, celle de la révolution mondiale, et des États-Unis du monde.

         Une perspective que nous voulons avec acharnement défendre dans ces élections municipales partout dans le pays où nos listes « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » seront présentes. DM

 

Argenteuil, journal de campagne, élections municipales 2026. L’obsession municipale dans son Bilan 2020-2026 (18) : la sécurité. Gros moyens, mais pour quels résultats ? Un mot absent : celui de « prévention ». Le 23.8.2025 (Légende de la photo : Pour les jeunes en errance de la gare d’Argenteuil, des ventes à la sauvette et autres, quel travail est fait avec des éducateurs de rue ?)

Une Ville « sûre » ? Mais davantage, une ville « sereine » ?

 

 

Chacun est pour la sécurité de sa personne et de ses petits biens de prolétaires. Qui le niera ? Mais au-delà d’une question et de problèmes bien réels, s’il y a un domaine où les fantasmes sont légion, c’est bien celui-là. C’est en conséquence le produit d’appel politique privilégié de la droite depuis bien longtemps, un fait que la crise ne fait qu’exacerber. Au point qu’une brochure toute aussi volumineuse, luxueuse et coûteuse que le Bilan que nous commentons a été distribuée à l’ensemble de la population.

         La municipalité insiste sur le caractère exponentiel des moyens mis en œuvre, tant sur le plan du nombre de policiers municipaux que sur celui de la vidéosurveillance. Soit, mais pourquoi faut-il que les appels d’habitants pour tel ou tel problème s’avèrent régulièrement sans suite lorsqu’ils s’adressent à la police municipale ? Pourquoi une attitude peu amène d’une partie notable de cette police ? Quant à la vidéosurveillance, quels résultats ?...

         Donc, nous avons compris, la municipalité qui veut « bâtir la sécurité qui n’a pas de prix » y met les moyens. Mais face à quels dangers ? Et quels sont les résultats eu égard à cette augmentation des moyens ? Comme pour bien d’autres thèmes de son Bilan, c’est toujours de tout autres éléments et chiffres que la population aimerait connaître. Au terme de ces cinq dernières années, où en est-on sur le plan de la sécurité publique ? Sur le plan des addictions et des trafics ? Sur le plan des vols et agressions ? Sur celui des violences faites aux femmes ? Les statistiques vont dans quel sens ? Rien sur les évènements du début de l’été 2023 ?

         Quand on parle de la sécurité, on pense bien sûr en particulier à la Jeunesse et à la prévention nécessaire. Un moment crucial de la vie où il est possible d’aider et de réorienter des voies de vie dangereuses empruntées. C’est ce que l’on appelle la prévention. En tout cas, dans les deux pages de ce Bilan, le mot est absent.

         Lorsque l’on parle « sécurité », la question essentielle d’un bilan est plus que celle de savoir si la population se sent davantage en sécurité, celle de la sérénité qui peut régner sur la Ville au niveau du « vivre ensemble ». Là, quel bilan ? DM (À suivre. Une concertation loin d’une vraie démocratie locale. Entachée irrémédiablement par l’affaire Jean Vilar. Bilan municipal 2020-2026. (19)

 

dimanche 8 février 2026

Israël : “la vie des Arabes compte”

 Israël : “la vie des Arabes compte”

Alors que se poursuivent les bombardements de l’armée israélienne sur Gaza et les exactions des colons en Cisjordanie, le gouvernement d’extrême droite Netanyahou-Ben Gvir doit affronter une nouvelle vague de contestation.

Publié le 04/02/2026

 

Le 31 janvier, des dizaines de milliers d’Arabes et de Juifs israéliens, hommes et femmes côte à côte, ont défilé à Tel-Aviv lors de la Marche des drapeaux noirs, symbole du deuil et de la révolte contre la criminalité qui ravage les localités arabes. Les manifestants dénonçaient un pouvoir communautariste, ségrégationniste, les quartiers abandonnés, les forces de l’ordre répressives envers la population mais indifférentes à la prolifération des bandes qui pourrissent la vie des quartiers les plus pauvres.

Dans la foule des manifestants, petits commerçants et ouvriers brandissaient de nombreuses pancartes en hébreu et en arabe : « Notre sang n’est pas bon marché ! », « Nous voulons vivre ! », « Assez de l’abandon et du crime ! », « La police et le gouvernement sont complices ! ». « Arab Lives Matter » (la vie des Arabes compte) était le slogan central en tête de cortège. Des familles de victimes y brandissaient les portraits de leurs proches.

Cette mobilisation prolonge la grève déclenchée mi-janvier dans la ville de Sakhnin, lorsque des commerçants ont refusé de payer le racket des gangs. « Ils tirent sur nos vitrines pour nous faire peur, mais on ne cédera pas ! » racontait Ali Zbedat, propriétaire d’un supermarché. En quelques jours, des travailleurs des cliniques, des écoles et des services municipaux ont rejoint le mouvement. Le 22 janvier, à l’appel du Haut Comité de suivi, regroupement des représentations des Arabes israéliens, la grève s’est étendue à des dizaines de localités arabes. À Sakhnin des milliers de manifestants ont bloqué les routes et marché vers les postes de police en criant : « Ben Gvir, ton silence tue ! »

Les Arabes palestiniens d’Israël, près d’un cinquième de la population, vivent dans des villes sous-financées où pauvreté et criminalité prospèrent. Les victimes sont presque toutes arabes ; les enquêtes sont rarement menées à terme. En 2025, plus de 250 meurtres ont été recensés dans ces communautés ; en ce début 2026, on compte déjà 27 homicides, en un mois seulement. « Quand c’est un jeune Juif, la police intervient tout de suite. Pour nos fils, personne ne vient », déplore une mère de Taybeh. À Tel-Aviv, des travailleurs juifs ont pris part à la marche. « Leur sang n’est pas bon marché, pas plus que le nôtre », expliquait une infirmière de Haïfa.

De Sakhnin à Tel-Aviv, des travailleurs arabes et juifs tentent aujourd’hui de se faire entendre. Ensemble ils refusent de se résigner à la misère, à la peur et à la division.

                                          Christian Chavaux (Lutte ouvrière n°3001)

Auchan-Intermarché : grandes manoeuvres contre les travailleurs

 

Le capitalisme !

 

 

Auchan a décidé de se débarrasser de 262 supermarchés que la famille Mulliez ne trouve pas assez rentables. Certains passeraient sous franchise Intermarché, d’autres seraient directement vendus à des sociétaires de la marque.

         Cession, vente, franchise : tout ce vocabulaire permet aux patrons de la grande distribution de licencier en douce et de dégrader les conditions de travail. Quand cela ne prépare pas la fermeture totale, comme l’exemple de Casino l’a montré.

         Quels que soient les patrons qui se succèdent, les travailleurs de la grande distribution les auront contre eux.