dimanche 8 février 2026

Argenteuil, journal de campagne, élections municipales 2026. Argenteuil et le service public dans le bilan municipal 2020-2026. La Ville n’échappe pas à la régression générale en la matière (17) : tout est beau et joli dans le Bilan municipal 2020-2026

 

Pour le service public, d’ici, comme d’ailleurs, le ciel est sombre

 

 

La rénovation des murs ne suffit pas. Ici, pour la Maison de quartier du Centre

Avec la municipalité, le ciel est toujours bleu, il n’y a jamais de problèmes. Elle est, il faut le reconnaître, une chaude partisane des nouvelles techniques, des réseaux sociaux, et de l’informatique. Pourtant, lorsqu’il s’agit de démarches administratives, ce qui compte c’est d’avoir en face de soi des personnes humaines, compétentes, et en nombre. Et c’est d’autant plus vrai pour une Ville populaire comme la nôtre.

         Elle ne le nie pas, mais les habitants sont là pour juger la concordance entre les affirmations grandiloquentes de la municipalité et la réalité, et s’ils rencontrent chaque fois que nécessaire les agents communaux capables de les aider à résoudre leurs nombreux problèmes. Sachant que le turn-over, les départs d’agents, les retards dans le recrutement, sont un fait majeur à la collectivité territoriale d’Argenteuil.

         Le ciel est toujours bleu selon la municipalité pour la situation de l’accès à la santé dans la Ville. C’est vrai pour les efforts pour attirer des médecins, pour la rénovation des deux centres de santé. Mais combien de spécialités y ont disparu ? Quant à la Maison des femmes, elle n’est plus que l’ombre d’un nom sur ce qu’elle fut. L’hôpital est cité, mais le Bilan n’a rien à dire sur la crise générale que l’hôpital public traverse de décennie en décennie, à Argenteuil comme partout.

         Aucune évocation là encore des difficultés. Le ciel est encore bleu car il est toujours bleu.

         La situation de tous les services municipaux est à l’image de ce qu’ils sont à l’échelle de la société tout entière : sur la voie des économies, de la rentabilité, de la diminution des effectifs.

         Au moins à l’échelle municipale, il serait possible de regarder la réalité en face, d’admettre des difficultés majeures, et de faire l’économie de tant de vantardise. DM (À suivre. L’obsession municipale, la sécurité. Gros moyens, mais pour quels résultats ? Un mot absent : prévention)

samedi 7 février 2026

Police : Sainte Alliance avec l’extrême droite

 Police : Sainte Alliance avec l’extrême droite

Samedi 31 janvier, le syndicat majoritaire Alliance-Police nationale appelait ses troupes à manifester dans une vingtaine de villes. Pour dénoncer le manque de moyens et d’effectifs, Alliance appelait aussi les citoyens à soutenir le « combat de la police contre l’insécurité et l’impunité ».

Publié le 04/02/2026

Il n’y a eu nulle part de raz-de-marée. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté au total en France. Les organisateurs avancent le chiffre de 15 000 à 20 000 manifestants à Paris, sans que la Préfecture en ait fait connaître d’autres. Peut-être pour ne pas se contredire entre collègues…

L’appel à manifester d’Alliance, classé à l’extrême droite, n’avait rien d’inédit. Il n’est cependant pas anodin qu’un syndicat de police se pose en pôle de contestation et que des policiers agissent, en dehors de leur service, pour s’adresser à la population en distribuant des tracts, à la sortie du métro ou devant les gares. La concurrence syndicale dans les commissariats – puisque 2026 sera une année d’élections professionnelles – n’est sûrement pas étrangère à l’opération. Mais surtout, en pleine campagne pour les élections municipales, les cortèges du 31 janvier s’inscrivaient dans la démagogie sécuritaire qui a le vent en poupe et dont Alliance est un des chefs de file. À Paris, Sarah Knafo, la candidate à la mairie de Reconquête, le parti de Zemmour, et le candidat du RN, Thierry Mariani, étaient en tête de cortège avec Marion Maréchal et Dupont-Aignan pour dénoncer une justice prétendument laxiste et des policiers bridés par le manque de moyens.

Face au caractère politique indiscutable des manifestations, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a répliqué par une tribune dans Le Journal du dimanche – un hebdomadaire de la galaxie Bolloré classé à l’extrême droite – pour rappeler que le budget 2026 se montrait généreux pour la police. Il a surtout redit son amour inconditionnel pour ses troupes : « Les policiers ont tout mon soutien et ils le savent bien. […] Voilà des années que je le leur manifeste, et pas seulement le samedi. » Nunez lui- même n’est pas d’extrême droite, mais, comme tous les ministres de l’Intérieur, il ménage et couvre les forces de répression.

Des commissariats miteux et des véhicules fatigués sont certainement le quotidien de bien des policiers. Car si beaucoup de politiciens ne sont pas avares de discours sécuritaires démagogiques, quand ils sont au gouvernement, ils arrosent de milliards les classes riches et le grand patronat au détriment de tout le reste, sans égards particuliers pour ceux qui défendent l’ordre social.

La vie dans les quartiers populaires est rendue de plus en plus difficile par le développement de la délinquance liée à la montée de la misère. Mais ce n’est certainement pas la politique de la matraque qui pourra apporter des solutions. Au contraire, elle est lourde de menaces contre les travailleurs eux-mêmes, comme l’a rappelé le tabassage à mort par des policiers, à la mi-janvier, d’un homme, El Hacen Diarra, dans le vingtième arrondissement de Paris.

                                                    Boris Savin (Lutte ouvrière n°3001)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 6 février au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-lundi 2 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

RN : Le vrai visage du RN

Les serviteurs de la bourgeoisie aiment la confiture

 

 

« On ne savait pas que c’était illégal », « on s’est servis comme les autres » : voilà en quoi peut se résumer la défense des dirigeants du RN dont Marine Le Pen, accusés d’avoir mis en place un système d’utilisation d’argent public au profit de leur parti.

         Conscients d’avoir été pris les doigts dans le pot à confiture, ils se sont montrés moins arrogants face aux juges, lors de ce procès en appel qui a été programmé dans un délai court dont rêveraient tous les justiciables.

         Plus il se rapproche du pouvoir, plus le RN se prosterne devant les capitalistes et les riches. Que les juges permettent à Le Pen d’être candidate en 2027 ou qu’elle soit contrainte de laisser la place à Bardella, le RN postulera pour les servir.

 

Migrants noyés dans la tempête : Europe criminelle

Le cimetière d’une forteresse du capitalisme

 

 

Lors de la tempête Harry qui a frappé le sud de l’Italie à la mi-janvier, entre 380 et 1 000 migrants qui tentaient de rejoindre l’Europe auraient péri noyés dans la Méditerranée selon plusieurs ONG.

         Ils ne sont pas des « victimes de la tempête » comme l’écrivent des journaux. Ils sont victimes des rivalités impérialistes qui ont engendré la guerre et le chaos dans leur pays d’origine et ils ont été assassinés par les frontières instaurées par l’Europe forteresse.