vendredi 6 février 2026

Les listes Lutte ouvrière – Le camp des travailleurs

Les listes Lutte ouvrière – Le camp des travailleurs

Aux élections municipales des 15 et 22 mars, les listes Lutte ouvrière, présentes dans 240 villes, seront les seules à exprimer les intérêts fondamentaux des classes populaires.

Publié le 04/02/2026

« Strasbourg on y croit », « Tous pour Nice », « Faire mieux pour Bordeaux » : comme à chaque scrutin, les partis qui aspirent au pouvoir promettent aux électeurs des lendemains qui chantent. Le mensonge est encore plus flagrant à l’échelle municipale, car la crise qui frappe les classes populaires est générale. Partout, les travailleurs sont confrontés à l’aggravation des conditions de travail, au chômage, à l’insuffisance des salaires et des pensions, au manque de logements et de moyens dans les écoles, la santé, les transports. Cette situation résulte de la guerre sociale que mène le grand patronat, avec l’aide des gouvernements, pour préserver et accroître ses profits malgré la crise du système capitaliste. Cette crise alimente aussi une guerre commerciale mondiale qui menace de déboucher sur une guerre généralisée.

Les listes Lutte ouvrière dénoncent ces conséquences catastrophiques de la course au profit capitaliste. Contre la marche à la guerre, elles affirment que les travailleurs n’ont aucun intérêt commun avec leurs exploiteurs. Contre la dégradation des conditions de vie des classes populaires, elles disent que les milliards de bénéfices des grandes entreprises ont été créés par le monde du travail ; ils doivent lui revenir et permettre à tous de disposer d’un salaire, d’un logement, d’avoir accès à la santé, à l’éducation.

Composées de travailleurs de toutes origines et de tous secteurs, sans notables ni professionnels de la politique, ces listes affirment que les travailleurs, unis, ont la force d’arracher le pouvoir à la minorité capitaliste qui met le monde en coupe réglée et de réorganiser la société dans l’intérêt de tous.

Les élections municipales ne changeront pas la vie des travailleurs. Mais elles sont l’occasion, pour celles et ceux qui refusent de continuer à subir, d’exprimer un point de vue de classe et d’affirmer la nécessité des luttes à venir.

                                         Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3001)

 

Argenteuil, journal des municipales, l’action municipale en direction des anciens, une action aux résultats limités qui laisse une majorité de « séniors » très loin du lien et de l’empathie sociale. Bilan de la municipalité 2020-2026. (16). Le 20.8.25. (Photo : Avec Lucienne, lorsque nous protestions contre la suppression des banquets des anciens)

Une minorité dans le coup, l’immense majorité très isolée

 

 

À la suite de la Jeunesse, passons maintenant aux anciens. Nous en sommes.

Comme le titre le Bilan, chacun d’entre nous aimerait « Bien vieillir, bien entouré ». Souhait louable, mais la réalité ?

Et d’abord, combien d’anciens, disons de plus de 65 ans ? À la louche, sans doute autour de 15 000. Mais seulement 3800 paniers festifs distribués, 800 galas festifs (très bien, j’en étais), 260 bénéficiaires de portage de repas, seulement 6300 trajets accompagnés pour une année. Surtout seulement actuellement seulement 70 à 80 résidents dans les deux résidences autonomie sous occupées actuellement. Cela donne une idée de l’écart entre le nombre d’anciens sur la Ville et le lien qu’ils peuvent avoir avec les services municipaux. Au final, une petite minorité qui est dans le coup des activités qui leur sont proposées, et une énorme majorité qui est très loin d’elles, dans tous les quartiers, et pas seulement dans les quartiers populaires et périphériques de la commune. Et c’est un grave problème.

Je me répète, une petite minorité qui est dans le coup, qui se cultive, qui sort, va aux spectacles, danse… mais face à elle, de graves difficultés et limites de l’action communale. Des aspects de l’action municipale en direction des anciens qui ne devraient pas être.

L’ambiance au service CCAS est depuis des années préjudiciable à l’action.

Il en va de même pour celui des aides-à-domicile en sous-effectif, service non évoqué, et pour cause, dans le bilan de mandat de la municipalité.

En lieu avec la situation de la salle Jean Vilar, la disparition des repas des anciens, qui étaient pour certains d’entre eux leur seule sortie de l’année, est à mettre au passif de la municipalité.

Certes le problème en est un commun avec le bailleur ABH qui possède les murs, mais le grand retard pris par la rénovation-mise aux normes des deux résidences Croizat et Baillet, prive depuis des années nombre d’anciens de pouvoir bénéficier d’un service admirable. Leur taux d’occupation est très faible et ne cesse de chuter. Si cette rénovation est annoncée pour septembre, elle n’est pas « en cours » comme l’affirme le Bilan distribué en juin.

La situation du marché Héloïse si nécessaire aux anciennes originaires entre autres du Maghreb, en particulier avec l’absence honteuse de toilettes dignes de ce nom, est inacceptable. Cette absence de toilettes communales sur la Ville posent de gros problèmes également pour les anciens.

Sur le terrain de leur accompagnement, la municipalité ne peut pas tout, loin de là. Mais les manques ci-dessus listés relèvent incontestablement de la municipalité. C’est la partie sombre de son bilan en la matière. DM. (À suivre. Argenteuil et le service public. La Ville n’échappe pas à la régression générale en la matière (17)

 

jeudi 5 février 2026

Gaza : nouvelle phase du massacre

Gaza : nouvelle phase du massacre

Le point de passage de Rafah, rouvert le 1er février entre la bande de Gaza et l’Égypte, n’apporte qu’une maigre respiration à une infime partie des Gazaouis, qui tentent de survivre dans le territoire écrasé par l’armée israélienne.

Publié le 04/02/2026

En principe, la deuxième phase du « plan de paix » de Trump était censée débuter après la restitution du corps du dernier otage israélien. La réouverture d’un point de passage vers l’Égypte est donc effective… sur le papier. Le 2 février, seules une vingtaine de personnes ont pu franchir la frontière, des malades tentant d’obtenir des soins en Égypte et, dans l’autre sens, une poignée de Gazaouis autorisés à retrouver les leurs au milieu des ruines. Les deux gouvernements, celui de Netanyahou comme celui d’al-Sissi, n’autorisent qu’un nombre infime de passages. C’était un trajet « humiliant », ponctué de fouilles « minutieuses », raconte l’une des voyageuses à un journaliste. « Les Israéliens nous ont interrogés, ils nous ont tout confisqué. Ils ne nous ont laissé que des vêtements. […] Tout est interdit, la nourriture, l’eau, les parfums. Nous n’avons pas pu rapporter le moindre cadeau pour nos enfants ».

Mais si la nécessité d’obtenir des soins, alors que toutes les structures de santé ont été détruites à Gaza, contraint de nombreuses familles gazaouies à tenter d’obtenir une autorisation de passage, les autorités égyptiennes elles-mêmes ont, à de multiples reprises, affirmé qu’elles s’opposaient à toute arrivée massive de Palestiniens.

Pourtant, la situation de ces derniers reste invivable sur moins de la moitié du territoire, entre la « ligne jaune » et la mer, sur laquelle l’armée israélienne les enferme, en occupant et en leur interdisant l’autre partie. À la rudesse de l’hiver, au dénuement total des familles sous les tentes ou les abris, à l’absence de vivres, d’eau et de médicaments, s’ajoutent les tirs et bombardements quasi quotidiens de l’armée israélienne. Elle a tué environ 500 habitants depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. À titre d’avertissement, à la veille de la réouverture du poste- frontière de Rafah, le 31 janvier, dix personnes ont été tuées dans la ville de Gaza, d’autres encore dans le Sud à Khan Younès, dont sept membres d’une famille dans leur tente. Près de la côte, où se sont réfugiés nombre de déplacés, une bombe a été lâchée sur un abri habité. Un organisme de premiers secours chiffre à 32 le nombre de morts de cette seule journée.

Devant l’évidence et les preuves documentées du massacre auquel elles se sont livrées après le 7 octobre 2023, les autorités israéliennes ont fini par reconnaître avoir tué plus de 71 000 Gazaouis. C’est cependant sans compter le nombre des corps encore ensevelis dans les ruines, sans compter non plus les victimes « indirectes » de blessures et de maladies non soignées, et de sous-nutrition.

Le gouvernement Netanyahou maintient aussi son interdiction d’exercer à l’ONG Médecins sans frontières, sommée d’avoir cessé toute présence à la fin du mois. Comme il bloque presque totalement l’aide humanitaire aux frontières, y compris au poste de Rafah, le pouvoir de Netanyahou et son complice, l’agent immobilier Trump, pressé de bâtir sa « riviera » à Gaza, préparent méthodiquement l’asphyxie de toute une population.

                                                     Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3001)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 6 février au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-lundi 2 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.