vendredi 16 janvier 2026

Géographie d’Argenteuil : une sorte d’incunable à mettre d’urgence au musée de la Ville, ou à défaut dans la réserve qui en tient lieu. De quoi sourire… un peu.

Mystère géographique et financier

 


 

Il y a une quinzaine d’années, j’ai contribué à la rédaction d’un petit opuscule dont, c’est vrai, je ne suis pas peu fier, portant sur la géographie de notre chère ville, « Argenteuil, une géographie ». Je sais qu’il y en a aujourd’hui peu d’exemplaires disponibles. Cela se confirme si l’on en croit l’annonce que l’on peut trouver le concernant sur Amazone. Il serait même âprement recherché, si l’on en juge le prix proposé pour l’unique exemplaire proposé via ce site.

         2000 euros ! Bigre, pour un opuscule certes très intéressant mais seulement d’une centaine de pages ! Chacun s’interroge.

         La réponse à un grave problème dans ce livre ? Une formule magique ? Le vendeur croit-il avoir dans ses mains un bel outil spéculatif ? La galéjade d'un facétieux ?

         On ne sait, mais chers lecteurs, vous avez peut-être votre hypothèse personnelle à me proposer ! DM


 

Argenteuil, la culture dans le Bilan municipal 2020-2026 (10) : une action multiple de qualité entachée en particulier par des problèmes majeurs d’encadrement hiérarchique.

Conflits, turn-over, départs, préjudiciable à l’action culturelle

  


Nous le répétons, l’art de la gestion municipale n’est pas facile face aux multiples contraintes qui l’entravent. Les résultats sont néanmoins à mesurer à l’aune de ce qui échappe à ces contraintes et qui ne relève que de choix et de contrôles municipaux.

         Le mandat 2020-2026 sur le plan de la culture est très contradictoire. Des partenariats avec l’Institut du Monde Arabe et le musée d’Orsay très bénéfiques mais à l’ampleur limité. Des équipements qui ouvrent des possibilités et qui offrent de belles programmations dans les salles du Figuier blanc et des cinémas du Figuier et du Jean Gabin, mais avec une réduction globale des heures d’ouverture. On ne nous dit rien des résultats de l’utilisation de la salle Maurice Sochon située pourtant au cœur du quartier Joliot-Curie et qui pourrait être un tremplin dans ce quartier très périphérique. Si la médiathèque Triolet-Aragon n’en finit pas d’être rénovée et avec succès, la municipalité a privé la population et les élèves du quartier du Val-Nord d’un lieu de remplacement, pourtant envisagé, durant les travaux de la rénovation lourde et attendue de la médiathèque Robert Desnos du quartier. Pour ce qui est des fresques, c’est une mode dans le pays, nous laissons le jugement à l’appréciation de chacun, eu égard de leur coût… qui n’est pas précisé.

         Mais ce qui a entravé la réussite de tout le secteur communal de la culture a un lien avec des problèmes concernant l’encadrement de ce secteur. Le Figuier, les cinémas, et le Conservatoire n’y ont pas échappé. Une situation qui a entraîné de nombreux disfonctionnements et réduit la réussite de ce secteur si important.

         Nous ne reviendrons pas sur l’ostracisme qui a frappé l’association Sous les couvertures. Bilan, un bilan en demi-teinte avec des résultats limités. DM. (À suivre. Argenteuil, tropismes, attractivité, vantardises, dans le Bilan municipal 2020-2026 (11) : « Oser, Argenteuil attire à nouveau », ou quand la municipalité se spécialise dans la méthode Coué… verbale.) Extrait du blog « lo argenteuil » août 2025


 

jeudi 15 janvier 2026

Iran : des années de révolte

 Iran : des années de révolte

La révolte en cours montre une nouvelle fois la détermination de la population iranienne face à un régime corrompu, réactionnaire et dictatorial qui la plonge dans la misère et le dénuement tout en la privant de liberté.

Publié le 14/01/2026

Le mouvement actuel est le cinquième depuis 2009. Cette année-là, la réélection frauduleuse du conservateur Ahmadinejad face au réformateur Moussavi, représentant une fraction concurrente du régime, avait poussé la petite bourgeoisie urbaine dans les rues avec des slogans sur la liberté. Si les classes populaires ne s’étaient alors pas mobilisées, ce fut l’inverse à l’hiver 2017-2018 puis encore en novembre 2019, lors de révoltes contre la vie chère et l’augmentation du prix de l’essence, du gaz, des œufs et autres produits de première nécessité qui entraînèrent la population des villes moyennes, longtemps acquises au régime. Enfin en 2022, l’assassinat de Mahsa Amini par la police des mœurs a déclenché la révolte « femme-vie- liberté » dont la jeunesse de tout le pays a été le fer de lance mais qui a trouvé le soutien et la compréhension d’une large partie de la population.

Si chacun de ces mouvements a fini par être brisé, au prix de milliers de morts, de dizaines de milliers d’arrestations, de condamnations à des années de prison et souvent à la peine capitale, cette répression n’a pas empêché que d’autres éclatent. Entre deux vagues, les luttes des travailleurs, dont le moindre combat sur le terrain économique devient politique parce qu’il se heurte aux dignitaires du régime, n’ont jamais cessé. Dans le secteur pétrolier, les transports, la production sucrière, la santé, l’enseignement, des salariés se sont battus pour sauver leurs emplois, obtenir leur titularisation ou simplement toucher leur salaire ; des petits producteurs ont dénoncé les voleurs d’eau, industriels ou gros propriétaires terriens, qui détournent des rivières jusqu’à les assécher.

Le mouvement en cours semble entraîner toutes les catégories. On voit y participer des jeunes de Téhéran tout comme des femmes âgées voilées dans de petites villes de province. Poussés à bout par les privations, la faim, les salaires impayés, les menaces de faillite, le népotisme, l’arbitraire des autorités ou simplement l’absence de liberté et l’avenir bouché, beaucoup se montrent prêts à risquer leur vie ou leur liberté pour que cela cesse. Le mouvement mobilise aussi les travailleurs de grands centres industriels, ceux d’Arak, d’Ispahan, du Khouzestan, qui ont plusieurs fois montré leur capacité à s’organiser et dont certains semblent avoir lancé des appels aux soldats pour « qu’ils ne soient pas les assassins de leurs pères ».

Cette combativité renouvelée ne peut que forcer le respect. Elle montre que si réactionnaire et répressive soit-elle, une dictature ne peut jamais empêcher la révolte.

On ne peut que souhaiter que le régime tombe au plus vite mais aussi que les leçons du passé soient tirées. Pour qu’une révolution aboutisse et apporte un changement positif aux masses, il est vital qu’elles gardent elles-mêmes la direction de leurs combats. La classe ouvrière d’Iran, grâce à sa concentration, son rôle au cœur de la production et de l’extraction pétrolière et sa capacité à s’organiser, peut et doit en prendre la tête.

                                                         Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2998)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 16 janvier : de 16 h. à 16 h.30 au marché du Val ; (sous réserve)

Et au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 17 janvier, de 10 h.25 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 18 janvier, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 19 janvier, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des

Raguenets, St-Gratien.