jeudi 15 janvier 2026

Argenteuil, hôtel de ville : « maison commune » ou Alcatraz ?

 

Alcatraz !

 

 

Je savais bien que le rez-de-chaussée de la mairie avait subi une transformation importante. Mais de là à y découvrir ce que j’y ai trouvé en me rendant à l’hôtel de ville lundi… quelle surprise !

         Pointage, contrôle, et gardiennage, c’était l’image des « tôles » industrielles d’antan.

         Cette image est de retour à la mairie d’Argenteuil, avec les moyens d’aujourd’hui, dans les services du rez-de-chaussée du bâtiment. Sans doute le résultat de la phobie sécuritaire de la municipalité actuelle. Mais, en y regardant de plus près, il n’est même pas dit que cela règle d’éventuels problèmes, bien au contraire. Bloqué dans ce qui ressemble étrangement à un parloir de prison, il n’est pas dit que l’agent territorial confronté à une difficulté s’en sorte mieux qu’au temps où l’ensemble de l’agora et des services était ouvert. Là, les autres agents et le service de sécurité pouvaient vite régler le problème, et il n’y a pas eu de drame majeur dans le passé.

         Et tout cela, pour des millions d’euros, et générant une situation difficile pour les claustrophobes !

         La « Maison commune » la mairie ? Laissez-nous rire. Alcazar sans discussion possible ! DM

mercredi 14 janvier 2026

L'éditorial de Nathalie ARTHAUD en vidéo : Iran : le peuple en révolte peut décider de l'avenir ! 4 min 11

Macron et l'Afrique : impérialisme sans fard

 

Les ogres du profit

 

 

Dans son discours annuel aux ambassadeurs, Macron a appelé à renforcer la présence économique française en Afrique en disant : « Amenons des groupes français de plus en plus nombreux en Afrique, mais amenons ceux qui ont faim ».

         La « faim » dont il parle, c’est celle de profits, bien sûr. La vraie faim qui ravage le continent africain, ce n’est pas son problème.

Élections : Droit de vote pour tous les travailleurs !

Droit de vote pour tous les travailleurs !

À trois mois des élections municipales, les militants de Lutte ouvrière qui sillonnent les quartiers populaires pour s’adresser aux travailleurs et constituer des listes de candidats rencontrent des femmes et des hommes qui souhaiteraient y figurer mais en sont empêchés.

Publié le 18/12/2025

En effet, 5 millions d’adultes habitant en France, dont 3,7 millions qui travaillent, ne bénéficient pas pour autant des droits de ceux qui ont une
carte d’identité française. L’État les traite en étrangers même lorsqu’ils participent de longue date à la vie sociale. Par contre, ils sont astreints, comme tous les travailleurs, à payer des impôts, y compris locaux. À l’exception de ceux qui sont originaires des pays de l’Union européenne et
peuvent s’inscrire sur une liste électorale complémentaire limitée aux élections municipales, les travailleurs étrangers n’ont pas le droit de vote.

Il fut un temps où la gauche avait promis de leur accorder ce droit en cas de victoire électorale. Arrivé au pouvoir en 1981, le socialiste Mitterrand n’en fit rien, ce qui lui permit de faire la même promesse en 1988, sans l’honorer non plus lors de son second mandat à l’Élysée.

Pourtant , bien plus loin dans le temps, en 1792, lorsque la bourgeoisie
française était en lutte contre l’aristocratie et la monarchie, deux révolutionnaires étrangers avaient été élus députés à la Convention : l’Anglo-Américain Thomas Paine et aussi Anacharsis Cloots, natif de
Clèves, ville du royaume de Prusse. L’année suivante, la révolution française se dotait d’une Constitution dont l’article 4 stipulait : « Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard ; tout étranger enfin, qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis à l’exercice des droits de citoyen français. »

De nos jours aucun parti institutionnel, même ceux classés les plus à gauche, n’envisage de donner des droits politiques aux travailleurs immigrés. Ces derniers peuvent bien construire des bâtiments et des routes, s’occuper des malades et des personnes âgées, conduire des bus, fournir les bras nécessaires dans l’agriculture et l’industrie, leur travail peut bien rapporter des fortunes au patronat, ils sont traités en parias
dont il faudrait se méfier et limiter le nombre !

Ces travailleurs étrangers contribuent à créer les richesses indispensables
à tous. Ils apportent énormément plus à la société qu’une poignée de grands bourgeois français qui sont des parasites du travail humain mais qui votent, s’achètent des médias influents et dictent leurs désirs à ceux qui gouvernent. Comme tous les travailleurs, quelles que soient leur origine, leur langue et leur nationalité, ils ont le droit de diriger la société.

                                              Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°2994)