dimanche 14 décembre 2025

Électricité : Produire de l'électricité mais surtout d’abord des profits

Pour justifier les hausses de prix, tout et son contraire

 

 

RTE, le gestionnaire du réseau électrique en France, a annoncé que la consommation d'électricité était trop faible et donc que ça allait faire augmenter ses prix. Il y a deux ans, le prix avait augmenté et le prétexte était l’inverse : une production trop faible.

         Non seulement les grandes entreprises exploitent les travailleurs, mais elles cachent et dissimulent leurs recettes pour accroître leurs profits. Elles mentent sur leurs choix commerciaux et industriels, propageant le chaos dans l’économie. Il faut rendre public leurs livres de compte, abolir le secret des affaires, puis les exproprier pour bâtir une économie rationnelle.

 

La Poste-Ile de France : offensive contre la condition des postiers

 

Non à la flexibilité des horaires !

 

La Poste teste en ce moment sur quelques bureaux dans différentes régions un projet de flexibilité des horaires qu’elle envisage de généraliser si les résultats lui donnent satisfaction : "Trafic fort, les agents rentrent plus tard, trafic faible, les agents rentrent plus tôt", est le fil directeur d'un projet qui s'inscrit dans le plan de réduction des effectifs.

Un projet a été signé à ce sujet en juillet dernier entre la direction et les syndicats, à l’exception de la CGT et de SUD, mais même ces organisations se sont bien gardées d’en informer les travailleurs. La Poste veut "des organisations plus flexibles" avec des semaines "faibles" et des semaines "fortes". On pourrait demander au salarié jusqu’à 44heures par semaine sur douze semaines consécutives, voire 48heures pour une semaine. La Poste ne s’en prend pas seulement aux conditions de travail mais également aux conditions de vie.

Les premières réactions ont été l’inquiétude. Comment organiser désormais sa vie personnelle en dehors du travail avec ces horaires changeants, se demandaient beaucoup. Les attaques fusent de toutes parts. Les chauffeurs doivent signer un avenant à leur contrat de travail leur imposant d’exercer les activités "attachées à la fonction supply chain". La direction affirme que cela ne changera rien, mais si tel est le cas, pourquoi met-elle tant d’acharnement à le faire signer ? Pourquoi promet-elle une prime à ceux qui le feront et menace-t-elle de retirer de la conduite ceux qui refusent ? Il y a bien longtemps qu’à La Poste les chauffeurs ne transportent plus seulement du courrier, mais des fauteuils, des plateaux-repas pour les personnes âgées, des batteries de vélo... car La Poste se targue de devenir le "premier opérateur du premier et du dernier kilomètre".

À Paris, certaines tournées de facteurs viennent d’être réorganisées sur le modèle de ce qui existe déjà en banlieue où les habitants ne reçoivent leur courrier qu’un jour sur deux. La Poste emploie des méthodes analogues à celles de toutes les entreprises du pays avec le même objectif : maximiser ses profits. Contre l’offensive menée par les capitalistes et leur État, les travailleurs de La Poste ont toute leur place.

Argenteuil, avenir du territoire, espace Guienne-Héloïse, un roman cuisiné aux petits oignons par la municipalité.

Les tours de passe-passe de l’information municipale

 

 

La lecture de l’article « Au plus près de la Seine » du magazine municipal Ma ville de décembre donne une désagréable impression d’entourloupe. Il porte sur l’avenir du projet de réaménagement « Île » Héloïse-Pierre Guienne, un projet lancé à la va-vite par la municipalité pour avoir à présenter quelque chose lors de son bilan de transformation de la Ville pour les prochaines élections municipales.

         Lors de la réunion du 24 juin dernier sur le sujet, le maire d’Argenteuil avait promis d’annoncer pour le 15 octobre une estimation du coût de réhabilitation de la salle Jean Vilar, ainsi que le chiffrage de toutes les propositions issues des consultations. Deux jours avant, in extremis, il annonçait l’annulation de cette réunion attendue par tous ceux qui ont en particulier à cœur la situation du complexe communal des fêtes, et ils sont très nombreux.

         La raison invoquée était que nous étions entrés depuis le 1er septembre dans une phase précédant les futures élections municipales qui encadre les initiatives du maire… et que le découvrant (!), pour l’édile, il n’était plus possible de faire le point sur les sujets en question !

         Eh bien, dans son numéro de décembre, Ma Ville à moi en établit des conclusions, à sa façon, comme ça l’arrange.

         Un seul exemple sur un sujet qui nous est particulièrement cher : « Les participants appellent à repenser les équipements pour doter Argenteuil d’une grande salle adaptée au divertissement (concerts, spectacle) et aux évènements associatifs. » Non citée, le complexe des fêtes Jean Vilar passe ainsi à la trappe selon les soi-disant « participants » dont on se demande qui ils sont, par le miracle de la seule plume du rédacteur, relu cela dit par les plus hautes sphères municipales. De la même façon, pas question dans cette auto-proclamation de l’estimation du coût de réhabilitation de la salle Jean Vilar qui tient à cœur pourtant à un certain nombre desdits véritables participants.

         Noyer le poisson, une pratique il est vrai habituelle à Argenteuil, à défaut d’avoir fait un pas dans la direction de la suppression de la rupture entre le bourg et le fleuve durant les six dernières années du mandat municipal actuel. DM