Les tours de
passe-passe de l’information municipale
La lecture de l’article « Au plus près de la Seine » du magazine
municipal Ma ville de décembre donne
une désagréable impression d’entourloupe. Il porte sur l’avenir du projet de
réaménagement « Île » Héloïse-Pierre Guienne, un projet lancé à la
va-vite par la municipalité pour avoir à présenter quelque chose lors de son
bilan de transformation de la Ville pour les prochaines élections municipales.
Lors
de la réunion du 24 juin dernier sur le sujet, le maire d’Argenteuil avait
promis d’annoncer pour le 15 octobre une estimation du coût de réhabilitation
de la salle Jean Vilar, ainsi que le chiffrage de toutes les propositions
issues des consultations. Deux jours avant, in extremis, il annonçait
l’annulation de cette réunion attendue par tous ceux qui ont en particulier à
cœur la situation du complexe communal des fêtes, et ils sont très nombreux.
La
raison invoquée était que nous étions entrés depuis le 1er septembre
dans une phase précédant les futures élections municipales qui encadre les
initiatives du maire… et que le découvrant (!), pour l’édile, il n’était plus
possible de faire le point sur les sujets en question !
Eh
bien, dans son numéro de décembre, Ma
Ville à moi en établit des conclusions, à sa façon, comme ça l’arrange.
Un
seul exemple sur un sujet qui nous est particulièrement cher : « Les participants appellent à repenser les
équipements pour doter Argenteuil d’une grande salle adaptée au divertissement
(concerts, spectacle) et aux évènements associatifs. » Non citée, le
complexe des fêtes Jean Vilar passe ainsi à la trappe selon les soi-disant « participants »
dont on se demande qui ils sont, par le miracle de la seule plume du rédacteur,
relu cela dit par les plus hautes sphères municipales. De la même façon, pas
question dans cette auto-proclamation de l’estimation du coût de réhabilitation
de la salle Jean Vilar qui tient à cœur pourtant à un certain nombre desdits
véritables participants.
Noyer
le poisson, une pratique il est vrai habituelle à Argenteuil, à défaut d’avoir
fait un pas dans la direction de la suppression de la rupture entre le bourg et
le fleuve durant les six dernières années du mandat municipal actuel. DM