samedi 22 novembre 2025

La guerre et nos enfants : ce n’est pas l’avenir que nous leur voulons

Va-t-en guerre en chef

 

Combattons pour un autre avenir que celui-là !

Le chef d’état-major des Armées français a profité du Congrès des maires pour faire de la propagande guerrière.

         Ce général Mandon fustige le défaitisme d’un pays qui ne serait « pas prêt à accepter de perdre ses enfants » et appelle à se préparer à « souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense ».

         Les travailleurs sont appelés à sacrifier leur salaire et leurs enfants pour la grandeur de la bourgeoisie française. Pas question !

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui samedi 22 novembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux,

De 11 heures à midi au marché de la Colonie

Et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-dimanche 23 novembre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant Intermarché,

Et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 24 novembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des

Raguenets, St-Gratien.

 

Gaza : pendant la paix de Trump, la guerre aux Palestiniens continue

 

Gaza : pendant la paix de Trump, la guerre aux Palestiniens continue

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, lundi 17 novembre, une résolution présentée par les États-Unis autorisant la création d’une force internationale à Gaza.

Publié le 19/11/2025

 


Après être parvenu, fin septembre, à imposer son plan au gouvernement israélien et au Hamas, Trump tenait visiblement à lui donner une reconnaissance internationale en obtenant le soutien de l’ONU, qu’il ne se prive pourtant pas de dénigrer à la moindre occasion. Pour s’assurer d’un vote favorable, et notamment de l’abstention de la Russie et de la Chine, une vague allusion à « l’autodétermination palestinienne et un statut d’État » a été ajoutée, alors que cela ne figurait même pas dans le texte initial.

Reprenant les principaux points du plan Trump, la résolution adoptée prévoit la mise en place d’un Comité de la paix qui aura mandat de gérer l’ « administration de transition » de Gaza jusqu’au 31 décembre 2027. En exigeant de présider ce comité, Trump a clairement affiché sa volonté de mettre en place une forme de protectorat américain, au sein duquel la population palestinienne n’aura aucunement le droit de déterminer son avenir.

Quant à la « force de stabilisation internationale » (ISF) qui doit être déployée à Gaza, on ne sait encore rien de sa composition, mis à part le fait que le gouvernement israélien a refusé qu’elle comprenne des soldats turcs. Son déploiement est censé conduire progressivement au retrait de l’armée israélienne, sans qu’aucun calendrier ait été précisé.

En attendant que cette force soit déployée, si toutefois elle finit par voir le jour, l’armée israélienne continue d’occuper près de la moitié de l’enclave palestinienne. Le plan Trump a ainsi délimité une « ligne jaune », le long de laquelle les pelleteuses israéliennes ont créé un no man’s land et installé des blocs de béton peints en jaune. La protection de cette nouvelle frontière donne un prétexte aux soldats israéliens, si tant est qu’ils en aient besoin, pour poursuivre le massacre commencé il y a plus de deux ans. Plus de 260 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre.

La situation matérielle des Gazaouis ne s’est pas non plus améliorée. Les premières pluies hivernales qui se sont abattues sur l’enclave ont inondé les camps de fortune dans lesquels survivent plus de 1,5 million d’entre eux, détruisant couvertures, matelas et vêtements. Alors que le plan Trump prévoyait l’entrée quotidienne à Gaza de 600 camions pour acheminer l’aide humanitaire, seuls 100 à 200 parviennent à franchir chaque jour les points de passage et une partie des cargaisons est destinée à la vente. En outre, les autorités israéliennes interdisent de nombreux articles en prétendant qu’ils peuvent être détournés de leur usage, comme par exemple les tentes avec arceaux métalliques, les grands autoclaves permettant de stériliser des outils chirurgicaux, les seringues de vaccination… et jusqu’aux graines de pommes de terre !

Le plan Trump n’apporte aux habitants de Gaza ni la fin de la guerre ni celle de la famine et des souffrances. Le fait qu’il ait reçu l’appui de l’ONU, des chefs des États arabes, ainsi que du président de l’Autorité palestinienne, montre que les Gazaouis ne peuvent se fier à aucun de ces dirigeants.

                                                           Marc Rémy (Lutte ouvrière n°2990)

 

Halte à la guerre sans fin contre les Palestiniens !

Halte à la colonisation et à l’occupation israélienne en Cisjordanie et à Gaza !

Netanyahou assassin et fauteur de guerre, puissances impérialistes complices !

Une manifestation à l’appel de l’Association France-Palestine Solidarité et de nombreuses autres associations est organisée :

Samedi 29 novembre à Paris

14 heures, place de la République

Lutte ouvrière appelle ses militants et sympathisants à y participer.

Marseille : l’assassinat de Mehdi dans une société qui pourrit

 

Marseille : l’assassinat de Mehdi dans une société qui pourrit

Mehdi Kessaci, un jeune homme de 20 ans, a été abattu au volant de sa voiture avec une arme de poing par le passager d’une moto, en plein jour, dans un quartier calme de Marseille.

Publié le 19/11/2025

 

Inconnu des services de police et de justice, Mehdi était le jeune frère d’Amine Kessaci, un militant associatif et écologiste de 22 ans.

Erreur de cible ou assassinat d’avertissement ? L’enquête ne fait que commencer. Mais l’engagement d’Amine Kessaci pour dénoncer les dégâts du trafic de stupéfiants et leur emprise sur les cités de Marseille est connu de tous. À la suite du meurtre barbare de son frère aîné, Brahim, il a été le fondateur d’une association, « Conscience », qui soutient les proches des victimes du narcobanditisme. En 2020, le corps de Brahim Kessaci avait été retrouvé criblé de balles et calciné, dans un véhicule détruit par le feu.

En 2023, année où on a compté 49 homicides liés au narcotrafic uniquement sur Marseille, Amine Kessaci avait manifesté aux côtés des familles endeuillées, notamment le 1ermai. Remarqué par les responsables de gauche, il avait été candidat du parti Les écologistes aux élections européennes de 2024 et avait manqué de peu d’être élu député du Nouveau front populaire aux législatives de 2024.

Alors que le procès des assassins de son frère Brahim devrait avoir lieu début 2026, Amine Kessaci vient de publier un livre qui lui est adressé : « Tu es mort d’avoir cru en un rêve pourri, vendu au détail dans les cages d’escalier ». Loin de s’en prendre aux petites mains du narcotrafic, qui en sont les victimes, il revendique le combat contre les gros trafiquants qui s’enrichissent et vivent à Dubaï. Il dénonce surtout l’état d’abandon des cités de Marseille, le sort qui attend une fraction de la jeunesse populaire « entre la case prison ou la case cimetière », ainsi que la lenteur de la justice qui ajoute à la peine des familles meurtries.

Face à ce drame, qui touche de plus en plus de villes depuis dix ans, l’État se contente de répondre par la répression. De Valls à Nuñez, en passant par Darmanin et Retailleau, chaque ministre de l’Intérieur a montré les muscles en déployant sa police dans une « opération antidrogue », ou « place nette XXL », en créant un parquet national de lutte contre le crime organisé, en rouvrant des quartiers de haute sécurité, abandonnés pour inhumanité il y a plus de quarante ans. La situation ne fait pourtant qu’empirer car le principal terreau du narcotrafic qui gangrène la société est d’abord la pauvreté entretenue par le chômage de masse, auquel s’ajoutent le délabrement des cités populaires, la dégradation des services utiles à la population et l’abandon de la jeunesse livrée aux trafics.

Pour un autre avenir, cet ordre social pourri par le fric et le chacun pour soi ne mérite que d’être renversé.

                                         Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2990)