samedi 22 novembre 2025

Sans-abri : un toit = une urgence

Sans-abri : un toit =une urgence

Publié le 19/11/2025

Plusieurs centaines de sans-abri ont campé plusieurs jours devant la mairie du 20e arrondissement de Paris avant d’y être hébergés dans une grande salle dans la nuit du dimanche 16novembre. Dans le groupe se trouvaient des femmes enceintes, des personnes âgées, 160 enfants, dont une vingtaine de nourrissons.

         C’est l’association Utopia 56 d’aide aux migrants qui les a soutenus, appelant à l’aide des bonnes volontés parmi les habitants, les commerçants, les médecins du quartier, relayés dans leur alerte par Médecins du monde et Médecins sans frontières. Devant l’arrivée du froid et de la pluie, le maire du 20e arrondissement a ouvert ses locaux. La mairie de Paris aurait décidé d’ouvrir des places d’hébergement pour tous.

         Utopia 56 dénonce la préfecture d’Île-de-France, responsable de l’hébergement d’urgence, dont les 120 000 places seraient saturées, et qui a fait la sourde oreille. Pour Utopia 56, l’État s’est rendu « hors la loi ».

         Mais ces hébergements, ces hôtels saturés sont la loi d’un des pays les plus riches du monde où la misère se développe dans la population, migrante ou non, avec ou sans emploi.

                                              Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière n°2990)

 

Argenteuil, histoire, patrimoine, une réflexion utile et nécessaire et pas uniquement culturelle

Que choisir de l’intérêt public, ou de l’intérêt des promoteurs et des aménageurs ?


 
 

Jeudi soir à l’auditorium de la MJC d’Argenteuil, un entretien était organisé avec Élise LANGUIN, férue d’histoire et d’histoire locale, membre de la Société Historique et Archéologique d’Argenteuil et du Parisis (SHAAP) dans le cadre d’un Atelier d’histoire Sous les couvertures-MJC. Il portait sur la question du « patrimoine », de son intérêt pour la culture et l’histoire mais aussi avec son implication sociale, celle de son rapport avec les questions d’aménagement.

         En partant d'un vestige important à protéger mais qui ne l’est pas encore réellement, « l'enseigne au griffon » de l’ex-imprimerie Coulouma de la rue de Diane, l'histoire très riche de cette imprimerie où furent imprimés les premières éditions de la prestigieuse édition La Pléiade a été abordée. Il fut ensuite question de l'histoire de cette protection du Patrimoine en France qui débute pour l'essentiel au moment de la Révolution française. Mais la protection des éléments (objets, bâtiments, paysages...) se heurte à un dilemme entre intérêt public et propriété privée, individuelle ou des collectivités. Cela se complique lorsque cette dernière est celle très prégnante des communes. Préserver ou supprimer les entraves à l'aménagement et l'urbanisation ? Vaste question certes. À Argenteuil, la préservation du Patrimoine n’a jamais été jusqu’à ce jour une préoccupation essentielle des municipalités successives. L’exemple-type de ce désintérêt a été donné par l’absence de protection d’un bâtiment majeur pourtant du patrimoine historique d’Argenteuil, l'Hôtel-Dieu de la rue Pierre Guienne et de ses annexes.

         À ce propos, aucune information ne circule sur les fouilles nécessaires portant sur l’emplacement des bâtiments qui ont été dernièrement arasés rue Paul-Vaillant Couturier, face à une des sorties du centre commercial Côté Seine. La réponse attendue est d’importance, il s’agit d’un espace du vieux bourg médiéval de la Ville non loin de l’ancien couvent des Ursulines. Qu’en est-il ? On attend. DM

 

vendredi 21 novembre 2025

Élections municipales : des listes Lutte ouvrière - Le camp des travailleurs. À Argenteuil comme dans de très nombreuses villes.

Élections municipales : des listes Lutte ouvrière - Le camp des travailleurs

Pendant que la vie politique, ou plutôt politicienne, est obnubilée par le cirque parlementaire autour du budget, les militants de Lutte ouvrière agissent pour que des listes « Lutte ouvrière – le camp des travailleurs » soient présentes aux élections municipales des 15 et 22mars 2026 dans un maximum de communes populaires.

Publié le 19/11/2025

 

Les maires, leurs adjoints et les conseillers municipaux, en particulier dans les petites communes, sont souvent moins détestés que les autres élus car plus proches de leurs administrés. Mais, si dévoués soient-ils, ils n’ont que des budgets dérisoires pour agir et presque aucun pouvoir. Avec l’austérité mise en œuvre par les gouvernements successifs, les budgets des municipalités sont de plus en plus réduits tandis que les besoins de la population, à cause du chômage et de la pauvreté qui s’aggravent, à cause des retraites trop faibles, ne cessent d’augmenter.

Si les élections municipales ne permettent pas plus que d’autres scrutins de changer la vie des classes populaires, elles donnent l’occasion de s’exprimer. Un bulletin de vote Lutte ouvrière - Le camp des travailleurs permettra de dire qu’il y en a assez de travailler de plus en plus dur pour des salaires trop faibles alors que les prix ne cessent de monter ; d’exprimer son opposition à l’évolution réactionnaire de la société, aux divisions semées et entretenues entre travailleurs, entre exploités, selon leurs origines ou leurs statuts ou encore à la marche à la guerre ; qu’ils n’y a aucune confiance à accorder aux partis qui se succèdent au pouvoir et se prosternent devant les riches et les capitalistes ; que les travailleurs sont les mieux placés pour diriger eux-mêmes la société.

Les élections municipales présentent un intérêt supplémentaire pour faire avancer la cause des travailleurs. Parce qu’elles imposent de rassembler plusieurs dizaines de candidats habitants sur la même commune, sous réserve qu’ils soient dûment inscrits sur les listes électorales, ces élections permettent de constituer un réseau de femmes et d’hommes qui partagent cette conscience de classe élémentaire et qui sont fiers d’être des travailleurs, indispensables au fonctionnement de la société dont ils sont la force vive.

Convaincre sa voisine aide-soignante ou femme de ménage, son ami ouvrier ou chauffeur de bus, son fils cariste ou sa belle-sœur secrétaire à la retraite de représenter le camp des travailleurs en se mettant sur la liste Lutte ouvrière de sa ville, une liste qui affiche la faucille et le marteau, symbole du communisme, c’est contribuer à ce que le drapeau de la lutte de classe soit levé et que la résignation soit combattue. C’est encore préparer l’avenir en constituant, sur sa commune, un réseau pouvant aider à construire le parti, communiste, internationaliste, révolutionnaire, qui manque à la classe des travailleurs.

                                               Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2990)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 21 novembre : de 16 h. à 16 h.30 au marché du Val,

Et au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 22 novembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux,

De 11 heures à midi au marché de la Colonie

Et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-dimanche 23 novembre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant Intermarché,

Et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 24 novembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des

Raguenets, St-Gratien.

 

Hommage à Pétain : les défaillances de la mémoire

 Hommage à Pétain : les défaillances de la mémoire

Le tribunal administratif de Nancy a finalement autorisé la messe à la mémoire de Pétain organisée dans une église de Verdun le 15 novembre alors que celle-ci avait d’abord été interdite par le maire de la ville.

Publié le 19/11/2025

 

À la sortie de cette messe, qui n’avait réuni qu’une vingtaine de vieux nostalgiques du régime de Vichy, le représentant de l’ADMP, l’Association de défense de la mémoire de Pétain, a déclaré que celui-ci avait été le premier résistant, relançant ainsi la polémique. Le parquet a ouvert une enquête pour « contestation de crime contre l’humanité ».

Nombre de personnalités politiques qui se sont indignées à cette occasion ont fait preuve d’une mémoire quelque peu sélective. Il y aurait le Pétain de 14-18, le « vainqueur de Verdun », avec la peau des soldats oublie-t-on de préciser, et le Pétain de 1940 qui « a trahi la nation », comme l’a déclaré le maire de Verdun.

Or il s’agit de la même personne : un militaire réactionnaire, fidèle serviteur de la bourgeoisie, aux états de service édifiants. Durant la Premère Guerre mondiale, il dirigea la répression des révoltes de soldats de 1917 puis, en 1925, celle de l’insurrection dans le Rif marocain contre le colonialisme français. Quinze ans plus tard, le 10 juillet 1940, il obtint les pleins pouvoirs d’une Chambre issue du Front populaire, et instaura alors une dictature qui arrêta et déporta les juifs, notamment en 1942 lors de la rafle du Vel’d’hiv, et organisa la traque des communistes, des socialistes et des syndicalistes. Le régime de Pétain permit ainsi à la bourgeoisie de prendre sa revanche contre la classe ouvrière après la peur suscitée par les grèves de juin 1936.

En 1945, Pétain fut condamné à mort, mais il fut aussitôt gracié par de Gaulle. Entre 1984 et 1992, le prétendu homme de gauche Mitterrand, qui avait d’ailleurs commencé sa carrière politique comme secrétaire d’État sous Vichy, fit fleurir la tombe de Pétain presque chaque année.

Hier comme aujourd’hui, qu’ils endossent le costume arborant la croix de Lorraine chère à de Gaulle ou la francisque symbole du régime de Pétain, ces militaires, hauts fonctionnaires et politiciens qui défendent les intérêts de ce qu’ils appellent la « nation » savent qu’ils ont en commun de servir la même classe, la bourgeoisie.

                                                               Aline Retesse (Lutte ouvrière n°2990)

Dassault : le mirage des Rafale

 Dassault : le mirage des Rafale

Publié le 19/11/2025

L’accord portant sur l’achat par Zelensky d’une centaine de Rafale Dassault, en plus des Gripen suédois et F16 américains, met en lumière qu’au-delà des bonnes affaires pour les marchands de canons, chacun fourbit ses armes pour un conflit que tous envisagent dans la durée.

Reste que la centaine de Rafale à livrer à l’Ukraine ne sont pas près d’être fabriqués... loin de là ! Dassault, comme tous les patrons, a toujours maximisé ses profits en réduisant le nombre de travailleurs… quitte à ne pas pouvoir répondre à la commande quand elle arrive.

Ainsi les avions commandés depuis belle lurette ne sortiront des chaînes de production que dans quatre ans.

Aujourd’hui, à Cergy, Dassault fait par exemple appel à plus d’une dizaine de prestataires pour combler les manques. L’entreprise se dit prête à recruter et former une nouvelle génération de travailleurs, et en appelle au travail du samedi.

Qu’il s’agisse d’avions de guerre, de savonnettes ou de n’importe quelle autre production, produire plus avec moins de travailleurs, moins payés est la seule vraie boussole du patronat. Au-delà des grands mots guerriers, patriotiques ou sur l’intérêt de l’entreprise, la famille Dassault cherche d’abord son profit immédiat aux dépens des salaires et des conditions de travail.

                                            Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2990)