mercredi 19 novembre 2025

Choose la lutte de classe !

Des cocoricos en guise d’enfumage

 

 

En 2018, Macron avait inventé le sommet Choose France (Choisir la France), destiné à attirer les capitalistes étrangers. Il y a désormais le sommet Choose France ouvert au patronat français censé investir en France.

         Derrière les cocoricos et le bleu-blanc-rouge autour de multinationales comme Sanofi qui promettent d’investir en France tout en y licenciant, le but de Choose France est de seriner que les travailleurs et les patrons seraient embarqués sur le même bateau.

         Mais dérouler le tapis rouge aux grands patrons et crier « Vive la France ! » ne fera pas reculer le chômage ni ne stoppera le moindre licenciement.

 

Travailleurs du nettoyage : un rapport accablant

Une réalité sombre à balayer

 


L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme ce que tous les travailleurs du nettoyage, et surtout les travailleuses puisque 73 % sont des femmes, vivent chaque jour : contrats précaires, salaires bas, heures supplémentaires à tire-larigot, souvent non payées. Les risques pour la santé sont liés aux produits utilisés, souvent toxiques. Le rapport annonce un taux de maladies professionnelles deux fois plus élevé que dans les autres secteurs.

         Les responsables sont les patrons du secteur et les donneurs d’ordre, privés ou publics, qui veulent payer le minimum pour une exploitation maximum. Un bon coup de balai, c’est tout ce qu’ils méritent !

 

Protection maternelle et infantile : à l’abandon

Protection maternelle et infantile : à l’abandon

Publié le 12/11/2025

Les soignants des centres de Protection maternelle et infantile (PMI) se sont rassemblés sous les fenêtres du ministère de la Santé, mercredi 5 novembre, pour dénoncer le risque de disparition de ce service, à force de coupes budgétaires depuis des années.

Dans ces centres, chargés d’assurer le suivi de la santé de la mère et de l’enfant pendant la grossesse et la première enfance par des spécialistes, le personnel manque cruellement. Dans un centre à Bobigny, alors qu’il y avait un médecin à temps complet il y a dix ans, il ne vient plus maintenant que tous les quinze jours. Dans un autre, le poste de médecin est resté vacant pendant dix ans. Il n’y a presque plus de psychomotriciennes ou de psychologues.

Tout cela entraîne un moindre suivi des grossesses, de la santé des bébés et de leur calendrier de vaccination, moins de conseils aux parents, des bilans de santé à l’école maternelle de moins en moins souvent réalisés par des médecins.

L’augmentation de la mortalité infantile depuis une dizaine d’années justifierait au contraire de renforcer les moyens de prévention accordés à la PMI. Mais le gouvernement ne s’inquiète que de la santé des profits du grand patronat.

                                                      Hélène Comte (Lutte ouvrière n°2989)