mercredi 15 octobre 2025

Argenteuil, la Canopée et le stationnement : quand l’électeur-conducteur risque de voir rouge

 

Rotation et rotation

  


Il a été question de la Canopée-Avenue Gabriel Péri lors du dernier conseil municipal de la Ville. Il s’agissait du stationnement. Voir ci-dessus : au-delà des 30 minutes gratuites dans les futurs emplacements de l’avenue, le barème voit rouge. « Il faut encourager la rotation ».

         Mais au conseiller d’opposition qui insistait sur l’essentiel, le nombre très limité des futures places sur cette voie, la municipalité lui a répondu que ce n’était pas le nombre de places qui comptait mais la… rotation !

         Très fort. Mais à ce jeu-là, au-delà, des conséquences sur le commerce et en liaison avec bien des problèmes, ce qui vient immédiatement à l’esprit, c’est une autre rotation, celle de qui occupera la place… municipale fin mars prochain. DM

mardi 14 octobre 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 13 octobre 2025 : Face à la faillite de la classe capitaliste et de ses larbins politiques, il faut un parti de travailleurs révolutionnaires

Face à la faillite de la classe capitaliste et de ses larbins politiques, il faut un parti de travailleurs révolutionnaires !

 Publié le 13/10/2025


Entêtement de Macron, marchandages, calculs carriéristes, trahisons, démission et renomination surprises : le spectacle donné par les politiciens de la bourgeoisie est lamentable. Et vu le panier de crabes actuel, le gouvernement improvisé de Lecornu a bien peu de chances de survivre à l’examen du budget. 

Cette énième crise politique signe la faillite de la classe politique bourgeoise. 

Oh, les travailleurs n’ont rien à regretter : ces gouvernants n’ont jamais été de leur côté ! Les ministres qui se succèdent depuis des décennies ont laissé des millions de femmes et d’hommes crever dans leur coin, alors que la société n’a jamais été aussi riche. Ils prétendent diriger, mais ils sont incapables de résoudre des problèmes aussi simples qu’assurer à tous un emploi, un logement et un salaire digne. Et ce n’est pas par incompétence, c’est qu’ils n’en ont rien à faire. 

Ces politiciens n’ont jamais dirigé que pour le patronat et, en particulier, pour sa fraction la plus riche. Ils le font avec succès d’ailleurs, car les grandes fortunes ne se sont jamais mieux portées. Mais force est de constater qu’aujourd'hui, ces politiciens ne savent même plus comment gérer leur propre système, et sont incapables de faire le job que leur demande la bourgeoisie. 

Les capitalistes et les financiers s’inquiètent de ce qu’il n’y ait pas de budget voté en temps et en heure. Mais ce qui doit nous inquiéter, nous, travailleuses et travailleurs, c’est que ce budget ne peut être qu’un budget de combat contre le monde du travail. Car Lecornu va reprendre, dans ses grandes lignes, celui de Bayrou. C’est-à-dire un budget où 30 à 40 milliards d’économies seront exigées, et où le budget des armées augmentera encore de 7 milliards. Où le gouvernement ira-t-il chercher cet argent ? 

Le patron du Medef et les grandes familles capitalistes ont averti : ils ne paieront pas la note. Ils ne toléreront rien d’autre qu’une participation symbolique. Alors, comme toujours, c’est dans la poche des travailleurs, des chômeurs, des retraités et des malades que le gouvernement trouvera l’argent.

Pour faire passer la potion amère, Lecornu jettera quelques os à ronger aux politiciens de gauche, donnant l’illusion de quelques concessions. Mais il reprendra de la main droite ce qu’il aura concédé de la main gauche car il n’est pas là pour faire payer les Arnault, Bolloré, Mulliez, Saadé, mais pour les servir contre les classes populaires. Alors, le PS et ceux qui font croire qu’il y aurait quoi que ce soit de positif à espérer du gouvernement Lecornu, une suspension des retraites par exemple, trompent les travailleurs. 

Mais la tromperie est aussi du côté des partis qui veulent la dissolution voire le départ de Macron. 

Le Rassemblement national d’un côté et La France insoumise de l’autre jurent pouvoir gérer le système en mettant en place une politique meilleure pour les travailleurs. Ce sont des mensonges, d’autant plus que le système capitaliste est en crise, qu’il marche à la guerre et que le grand patronat se montre plus rapace que jamais. 

Dans un tel contexte, il ne peut y avoir d’avancées pour les travailleurs sans s’affronter au grand patronat et aux plus riches. Et ce n’est la politique ni du RN, ni de LFI. 

C’est l’évidence pour le RN puisque Bardella et Le Pen passent leur temps à jeter des fleurs au grand patronat et lui ont donné la garantie de le servir avant même d’arriver au pouvoir. 

Quant à LFI, qui ne pourrait pas avoir de majorité sans s’acoquiner de nouveau avec le PS et le PCF, elle concentre ses coups contre Macron en évitant de mettre en cause le patronat. Son objectif est, au contraire, de convaincre que sa politique serait bonne pour les affaires, bonne donc pour les travailleurs, comme pour le patronat. Comme s’il était possible de ménager la chèvre et le chou !  

La feuille de route du prochain gouvernement et des suivants, qu’ils soient de gauche, de droite ou d’extrême droite, est déjà écrite. C’est celle qui est exigée par la classe capitaliste. Au pouvoir, les uns comme les autres n’auront à offrir que plus d’inégalités, d’exploitation et de guerres. Alors, arrêtons d’attendre le sauveur suprême ! 

Nous, travailleurs, avons la solution entre nos mains. Nous savons comment produire les richesses et nous pouvons faire tourner la société sans les parasites irresponsables que sont les capitalistes et leurs larbins. 

Alors, il faut construire un parti qui lutte pour renverser le capitalisme et pour que les travailleurs prennent, eux-mêmes, la direction des entreprises et de la société.

                                                              Nathalie ARTHAUD

 

Une vie ouvrière d’exploitation : pas question de partir avec des sommes dérisoires : chez ArcelorMittal Florange, des travailleuses en colère contre le PSE

 

Les travailleuses prennent la parole. La seule voie, la seule voix !

 

Rassemblement à Florange le 7 octobre

Les négociations du PSE (Plan de « Sauvegarde » de l’Emploi) de ArcelorMittal ont débuté le 6 octobre à Saint Denis. Ce plan prévoit plus de 600 suppressions d’emplois à travers la France. Plusieurs blocages d’entrées d’usines ont été organisés dans différents sites pour dénoncer ces licenciements. Ces suppressions d’emploi sont d’autant plus révoltantes que le groupe a fait plus de 26 milliards de profits depuis 2021.

         Mardi 7 octobre, devant les bureaux d’ArcelorMittal de Florange, 200 salariés se sont rassemblés pour dénoncer les premières propositions de la direction dans le cadre des négociations avec les organisations syndicales. Des chiffres indécents au regard des bénéfices record du groupe : 15 000 euros d’indemnités de licenciement et 1 100 euros par année d’ancienneté.

         Un service entier du site de Florange, le service de OMP qui assure la gestion de commandes, sera délocalisé en mars 2026 vers la Belgique : 25 salariés, en quasi-totalité des femmes, vont perdre leur emploi. Celles-ci n’ont aucune possibilité de reclassement dans les sites de ArcelorMittal en Moselle. Ce 7 octobre, tout le service OMP est en grève, bientôt rejoint par d’autres services du même site. Et ce qui n’est pas ordinaire dans ce type de rassemblement organisé par la CGT, c’est que ce sont les salariées elles-mêmes qui ont pris la parole devant la presse. A quatre voix, elles ont lu un texte qu’elles avaient écrit pour dire leur colère face à « la situation injuste, indigne » qu’elles subissent. Avec leurs tripes et leurs mots, elles ont dénoncé « des indemnités dérisoires, indécentes qui ne traduisent ni la reconnaissance du travail accompli ni le respect de celles et ceux qui font la force du site ». Ces travailleuses ont bien raison de rappeler que ce sont elles, avec l’ensemble des salariés d’ArcelorMittal, qui font la richesse de l’entreprise ! 

         Pour contrer la brutalité des capitalistes qui jettent à la rue du jour au lendemain des travailleuses et des travailleurs en leur donnant des miettes en guise d’indemnité, il faut s’organiser collectivement comme l’ont fait ces travailleuses de Florange. Depuis des semaines, syndiquées et non syndiquées se réunissent et décident entre elles des actions à mener. Pour partir « la tête haute », elles demandent 100 000 euros d’indemnités de licenciement et 8 000 euros par année d’ancienneté. De son côté, la CGT n’envisage d’obtenir, aux termes des négociations, que 40 000 euros d’indemnité et 2 000 euros par année d’ancienneté. C’est pourtant bien aux salariées et à elles seules de savoir ce que valent leurs années de travail et de sacrifices pour le patron !

         Espérons maintenant que leur lutte s’étende à l’ensemble du site car c’est bien par la grève que leurs revendications seront entendues.