lundi 22 septembre 2025

Michelin et les aides : Le capitalisme ordinaire

 

Gonflé… d’aides, Michelin !

 

 

Suite à l'émission "Complément d'enquête" de ce jeudi 18 septembre que nous avons évoqué hier, Michelin s'est fendu d'un communiqué de presse la nuit même. Il essaie de "rétablir les faits sur les aides publiques".

      Il se dit accusé d'avoir "sciemment délocalisé la production de Cholet et Vannes à l'étranger", d'avoir "procédé à des licenciements malgré les excellents résultats du Groupe" et d'avoir "un manque de transparence concernant les aides publiques perçue en France".

         C'est peut-être sur ce dernier point qu'il est le moins hypocrite. Pour le reste il reconnaît avoir transféré la "production résiduelle" de ces sites vers d'autres usines et il confirme avoir réalisé 1,9 milliards d'euros de bénéfices net en 2024 et distribué presque un milliard d'euro de dividendes aux actionnaires. Enfin, il liste quelques-unes des aides publiques touchées : Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, puis le Crédit impôt recherche, exonérations de cotisations sociales et autres dispositifs. Soit plusieurs dizaines de millions d'euros d'argent public.

          C'est en "toute transparence" qu'une multinationale capitaliste extorque de la plus-value de ses salariés, les jette à la rue quand ils ne sont plus jugés assez rentables, ferme des usines et conforte les bénéfices de ses actionnaires avec la bénédiction sonnante et trébuchante de l'Etat.

Autoritarisme croissant aux États-Unis : une star TV victime

Un air de maccarthysme

 

 

Après l’assassinat du militant d’extrême droite Charlie Kirk, la chaîne américaine ABC a suspendu son animateur Jimmy Kimmel, suite aux pressions de l’administration Trump. Celle-ci n’a pas apprécié que l’animateur dénonce l’utilisation de cet assassinat par le pouvoir trumpiste pour effrayer ses opposants.

         Voilà les États-Unis de retour aux persécutions politiques de la période du maccarthysme (il y a 75 ans) qui s’abattait sur ceux qui avaient de près ou de loin des sympathies communistes. Comme à l’époque, derrière les artistes et vedettes plus ou moins de gauche, ce sont les militants qui sont visés et l’ensemble des travailleurs intimidés.

 

TotalEnergies au Mozambique : piller le gaz au milieu du chaos

L’essentiel pour Total, que les profits soient assurés

 

État et Capital, même combat
 

TotalEnergies a annoncé le redémarrage de son site gazier géant de la côte nord du Mozambique. Depuis 2021, le chantier était à l’arrêt car la région a sombré dans la guerre civile. Celle-ci oppose, d’un côté, des groupes djihadistes et, de l’autre, des soldats mozambicains appuyés par des soldats rwandais, venus à la demande de Total.

         Ces soldats encadrés par des officiers français pour sécuriser le site se moquent bien de la sécurité de la population. Avec une piste d’aviation, des installations pour le personnel et un ravitaillement par voie maritime, c’est un îlot protégé au milieu du chaos et des combats.

         Les exactions des militaires et la pauvreté nourrissent la rébellion et des milliers de civils ont perdu la vie. Mais pour Total, l’essentiel est que le gaz soit exporté et ses profits assurés.