dimanche 21 septembre 2025

CMA CGM : Saadé aux députés : touchez pas au grisbi !

État et Capital unis, les deux faces du capitalisme

 

 

Lors d'une audition devant des députés, l'armateur Rodolphe Saadé a défendu la niche fiscale dont bénéficie sa société, la CMA CGM. Celle-ci ne paie pas l'impôt sur les bénéfices mais une taxe au tonnage bien plus favorable. Ce cadeau fiscal lui a fait gagner 583 millions en 2023 et 1,4 milliard en 2024.

         Saadé a bâti sa fortune en profitant des largesses de l'État et entend pouvoir continuer à puiser dans les caisses de l'État. 

         Les gouvernements veulent faire payer la dette aux travailleurs, pour continuer à arroser ceux qui en sont les seuls profiteurs : les Saadé, Bolloré, Arnault et autres Peugeot.

 

Argenteuil, Canopée, quelque pagaille, mais quel travail, que l’on croit dans ce projet ou pas ! Vive la classe ouvrière !

 

Les travailleurs font fonctionner la société, ils doivent la diriger

 


 

Il faut avoir le pied ferme et regarder devant soi pour circuler depuis des semaines dans la partie de l’avenue Gabriel Péri en travaux. Le parcours n’est pas évident et change de jour en jour. En y regardant de plus près, on se demande parfois quelle est la logique des travaux, et donc des parcours proposés. Bon, soit, c’est des travaux.

         En revanche, ce qui éclate aux yeux des passants est que rien ne se fait sans les travailleurs qui œuvrent sur le site. Ils y sont nombreux, et c’est rondement mené.

         Dans nos discussions, revient régulièrement l’antienne qu’il n’y a plus de travailleurs. Ce genre de propos relèvent de ce qui ne dépasse pas le bout de son nez. Certes, dans le pays, les caractéristiques du monde ouvrier ont évolué comme elles n’ont pas cessé de le faire depuis deux siècles. Parmi d’autres, en tout cas, il suffit de voir ces dizaines de travailleurs du bâtiments, ouvriers et chefs d’équipes, pour constater que c’est bien eux qui font fonctionner et avancer la société, et ni les rentiers, ni les actionnaires, ni les spéculateurs qui ne font que récupérer une partie de la valeur de ce que produisent les premiers., Une récupération qui s’effectue avec l’aide de leurs serviteurs de l’État bien sûr. DM

samedi 20 septembre 2025

Colère ouvrière : Jean-Pierre Mercier sur LCI Débat, au soir de la journée de mobilisation du 18 septembre

Gaza : fuir sous les bombes

 Gaza : fuir sous les bombes

Après une nuit de bombardements, l’armée israélienne a lancé le 16 septembre à l’aube ce que l’état-major qualifie d’« offensive cruciale » sur la ville de Gaza. Netanyahou peut s’appuyer sur le « soutien indéfectible » du gouvernement américain, exprimé la veille lors de la visite du secrétaire d’État Rubio.

Publié le 17/09/2025

 

 

De grands immeubles du centre-ville ont été réduits en poussière quelques dizaines de minutes après que des SMS ou des tracts largués par avion avant les bombes ont prévenu les habitants de partir… en pleine nuit. « De nombreuses personnes sont emprisonnées sous les débris et on peut entendre leurs cris », a témoigné un voisin. En fait, le message du gouvernement israélien aux 650 000 habitants de la ville est clair. Un responsable humanitaire de Gaza le résume ainsi : « Vous n’avez plus de foyer, plus de sécurité et Gaza n’est plus vivable. Des maisons, des rues, des écoles, des quartiers, des souvenirs sont détruits… » Et ce responsable ajoute : « En détruisant ce tissu, ajoute-t-il, il s’agit de rendre la vie à Gaza impossible. Il s’agit de mettre en place les conditions physiques et psychologiques qui vont faire accepter à la population de partir vers le sud et ensuite vers une destination inconnue ».

La guerre de Netanyahou a déjà tué 65 000 Palestiniens, et détruit la vie de familles entières. Le prétexte de la libération des otages israéliens n’est même plus évoqué, tant il est devenu évident que c’est l’existence même d’une population palestinienne dans les territoires occupés qui est devenue la cible obsessionnelle du gouvernement d’extrême droite. Outre les manifestations hebdomadaires réclamant la fin de la guerre, plusieurs familles d’otages ont eu beau se rassembler, pour protester devant la maison de Netanyahou à Jérusalem, rien n’a dissuadé ce dernier de lancer sur le centre-ville de Gaza son offensive terrestre meurtrière, forte de 20 000 à 40 000 soldats.

Dans la seule journée du 15 septembre, la mort de 49 Gazaouis a précédé la publication d’une enquête de l’ONU. Comme la plupart des dirigeants des grandes puissances européennes, la commission d’enquête conclut qu’Israël commet un génocide dans la bande de Gaza, et que les plus hauts responsables, Premier ministre et président en tête, l’ont sciemment encouragé. Quelle suite donnent à cela les États européens ? L’Union européenne envisage peut-être de décider des sanctions commerciales contre Israël, mais la suspension des livraisons d’armement ou de composants pour ces armements n’est même pas évoquée pour le moment ! En tout cas, cela n’a évidemment rien de comparable aux 18 séries de sanctions adoptées contre la Russie pour sa guerre en Ukraine entre son début en 2022 et le mois de juillet 2025.

Pour maintenir la position dominante de l’État d’Israël, gendarme confirmé de l’impérialisme au Moyen Orient, les dirigeants des grandes puissances sacrifient froidement la population palestinienne, en même temps que la population israélienne est engagée par son gouvernement dans une guerre d’extermination.

                                               Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°2981)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui samedi 20 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

--de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud. (Sous réserve)

-dimanche 21 septembre,

Toute la journée, venez nous rejoindre au stand de Lutte ouvrière à la braderie de Bezons ;

-de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 22 septembre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Martinique : les agents de la Saur en grève

Martinique : les agents de la Saur en grève

Les salariés de la Saur Martinique ont entamé leur sixième semaine de grève commencée le 11 août. Leur direction refuse de respecter des accords prévus en faveur des salariés et aujourd’hui, pour « sortir du conflit », elle voudrait leur faire payer les jours de grève.

Publié le 17/09/2025 

 

 

Pour les travailleurs, organisés avec leur comité de grève, il n’est pas question de payer ces journées car ils ne sont nullement responsables du conflit. Le contrat d’attribution du marché de la production et de la distribution de l’eau potable signé entre le groupe Saur et la communauté d’agglomération Cap Nord a pris effet au 1er janvier 2025, et il était assorti d’accords concernant une prime dite « de bienvenue ». Elle devait être versée aux salariés rejoignant la Saur en début de marché, soit la majorité des agents provenant du délégataire précédent. La vingtaine de salariés déjà présents à la Saur Martinique devaient, eux aussi, bénéficier d’une prime d’un même montant suite à un accord interne.

En début d’année, les salariés n’ayant pas connaissance des termes exacts de l’accord, la direction s’est permis de ne leur verser que la moitié de la prime. Puis, au moment de verser la seconde moitié, elle a décrété que le montant serait conditionné aux résultats, ce qui ne figurait nullement dans le contrat ! Elle ajoutait que le versement de cette prime tiendrait lieu de NAO (négociation annuelle obligatoire), en déclarant 2025 « année blanche ». Après ces déclarations malhonnêtes et mensongères, elle s’est trouvée face à un mur. Salariés arrivant dans la société ou anciens se sont mis en grève pour obtenir leur prime sans condition. Un comité de grève de onze grévistes s’est mis en place pour organiser leur mouvement, et une assemblée générale se réunit matin et soir pour prendre les décisions.

Depuis, la direction emploie toutes sortes de méthodes pour essayer d’affaiblir le mouvement. Elle souffle le chaud et le froid, essaye de diviser les grévistes entre anciens et nouveaux dans la société. Mais ceux-ci restent soudés et déterminés. Lorsque le directeur a eu la mauvaise idée d’utiliser l’expression à connotation méprisante « ces gens-là » pour désigner les agents arrivant dans la société, il n’a fait que soulever une indignation générale.

Ces messieurs de la Saur bénéficient néanmoins d’une forme de complaisance des autorités et au moins d’une certaine mollesse de la plupart des élus des communes du Nord. À compter du 29 août, le préfet a adressé des réquisitions aux grévistes. La Saur, quant à elle, a décidé de se faire aider d’un médiateur pour sortir de ce conflit dans lequel, en plus de la mauvaise foi, elle a accumulé les irrégularités. De leur côté, les grévistes ont organisé des distributions de tracts dans les communes et des réunions avec la population. Ils bénéficient de son soutien malgré les perturbations de la distribution d’eau entraînées par la grève.

Malhonnêtetés, agissements retors, mépris : pour ces capitalistes, en Martinique comme ailleurs, tout est bon pour exploiter les travailleurs et faire rentrer les profits. Les grévistes, eux, restent déterminés et n’entendent nullement se laisser faire.

                                                         Marianne Tibus (Lutte ouvrière n°2981)