vendredi 19 septembre 2025

Industrie pharmaceutique, Novo Nordisk : les travailleurs ciblés

Pour les économies, les poches des actionnaires sont pleines

 

 

Le laboratoire pharmaceutique danois Novo Nordisk a annoncé un plan de licenciements de 9 000 travailleurs dans le monde, dont 5 000 au Danemark. En tout, la direction veut supprimer 11 % des emplois pour faire un milliard d’euros d’économies.

         Son patron se plaint de la concurrence des firmes américaines sur le marché des médicaments anti-obésité. Il n’y a aucune raison pour les travailleurs de Novo Nordisk de le croire sur parole. Et encore moins de consentir à être les sacrifiés de la guerre commerciale que se livrent les capitalistes.

         Si le patron veut faire des économies, qu’il prenne dans les poches des actionnaires. Eux ont fait fortune avec ces médicaments.

 

Argenteuil, la Canopée, et le pavé des insurrections populaires anciennes

Petit pavé humoristique dans la Canopée

 

 

Il y a dans l’avenue Gabriel Péri actuellement en rénovation, un élément qui frappe : celui de la mise en place de dizaines de milliers de pavés, voire bien davantage. C’est même intéressant d’observer le dur travail de spécialistes du pavé pour les mettre en place.

         Je m’excuse, mais je continue à m’interroger sur l’utilité et le coût de ce gigantesque travail. Pour l’utilité, pas évidente à cerner, il y en a peut-être une. Quant au coût, la facture est très importante. Pour une rénovation d'une voie avec du pavé à Colmar il y a quatre ans, il fallait compter 110 euros au mètre², simplement pour le prix des pavés.

         Certes, les insurrections de demain prendront une allure que l’on ne peut guère imaginer aujourd’hui. Mais ne serait-ce que d’une façon symbolique, la barricade et le pavé risquent tout de même de continuer à prendre toute leur place dans les villes insurgées.

         C’est cela que les concepteurs de la nouvelle avenue ont tenu à anticiper ? DM

 

jeudi 18 septembre 2025

Mobilisation du 18 septembre : Jean-Pierre Mercier sur LCI hier

Arrêts maladie et congés : le patronat ne lâche rien

Arrêts maladie et congés : le patronat ne lâche rien

Mercredi 10septembre, la Cour de cassation a confirmé que si un salarié tombe malade pendant ses congés payés et qu’il notifie à l’employeur son arrêt maladie dans les délais, il a le droit de reporter ses congés.

Publié le 17/09/2025

 

Cet arrêt de la Cour ne fait qu’imposer au patronat français de se mettre en conformité avec une directive européenne de 2003, qui affirme que « l’objectif du congé payé est de permettre aux salariés non seulement de se reposer, mais aussi de profiter d’une période de détente et de loisirs », tandis que le congé maladie a pour but « de se rétablir d’un problème de santé ». Conclusion : « puisque la maladie l’empêche de se reposer, le salarié placé en arrêt pendant ses congés payés a droit à ce qu’ils soient reportés. »

Il n’y a là rien de plus clair, mais, depuis 2003, tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, se sont évertués à ignorer cette directive. Le patronat aura ainsi gagné 22 ans aux dépens des salariés, mais la question qui se pose maintenant est celle des arriérés. Le patronat, qui est en campagne contre la décision de la Cour, sait qu’il aura l’oreille du gouvernement. Au nom de cette même directive de 2003, celui-ci avait dû transcrire dans la loi du 24avril 2024 le fait que les congés payés soient crédités y compris quand les salariés sont malades. Mais, au lieu dimposer aux entreprises de prendre en compte systématiquement les arrêts maladie passés, le gouvernement a imposé aux salariés de faire la demande avant la date limite du 24avril 2026 pour leurs arrêts maladie passés.

Dans sa campagne, le patronat est prêt à tous les mensonges et toutes les insultes. Le Medef fustige cette décision qui enverrait un signal « très négatif à l’heure où notre pays, confronté à la concurrence d’un monde ouvert, a besoin de travailler plus, et où l’on cherche à lutter contre les arrêts de travail abusifs ». Pour la CPME, le patronat des petites et moyennes entreprises, « il est parfaitement injuste qu’un salarié absent pendant une longue période bénéficie d’autant de congés qu’un salarié présent à son poste ». Le sens patronal de la justice, c’est que les travailleurs restent enchaînés à leur poste de travail le plus longtemps possible.

Le ministre de l’Industrie quant à lui s’est engagé à aider le patronat à limiter l’impact de la décision de la Cour de cassation. Il parle de « plafonner » la mesure ou de compenser celle-ci par de nouvelles exonérations de cotisations patronales.

Qu’il s’agisse du projet d’augmenter le nombre de jours de carence annoncé par Bayrou pour faire pression contre les arrêts maladie, ou de la menace contre les jours fériés, le patronat est à l’offensive pour que les salariés travaillent plus longtemps. Évidemment, c’est le moyen de tirer de leur travail encore plus de profit. Pour les salariés, la réduction du temps de travail reste un combat permanent.

                                                                Serge Benham (Lutte ouvrière n°2981)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 19 septembre :

-de 16 h. à 16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;

-puis carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 20 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

--de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud. (Sous réserve)

-dimanche 21 septembre, de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 22 septembre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.