samedi 13 septembre 2025

Gaza, Cisjordanie : La guerre contre les Palestiniens

Gaza, Cisjordanie : La guerre contre les Palestiniens

L’armée israélienne a continué d’intensifier ses opérations contre la ville de Gaza en vue d’en prendre totalement le contrôle. Lundi 8septembre, Netanyahou a menacé ses habitants, les appelant à « partir maintenant ».

Publié le 10/09/2025 

 


Plus d’un million de Palestiniens vivent actuellement dans la ville de Gaza. Pour les contraindre à fuir, l’armée israélienne cible systématiquement toutes les habitations épargnées jusque-là par les bombardements, en particulier les immeubles de plus de vingt étages. En trois jours, depuis le 5septembre, trois grandes tours ont été entièrement détruites. Prévenus peu de temps avant, ses habitants ont dû les évacuer en urgence.

D’après une organisation palestinienne de secouristes, cinq immeubles de plus de sept étages et plus de 350 tentes ont été bombardés en seulement 72heures, et près de 8 000 personnes se sont retrouvées privées d’abri. « Chaque jour, nous recevons des dizaines de blessés à cause de ces bombardements, qui se produisent presque chaque heure et chaque minute », témoignait le directeur de l’hôpital Al-Shifa, situé dans la ville de Gaza.

Selon l’administration militaire israélienne, quelque 70 000 Palestiniens auraient déjà fui la ville. Mais la grande majorité des habitants se retrouve piégée dans les ruines et sous les bombes, faute d’avoir les moyens de transporter ses affaires. Beaucoup n’ont pas de véhicule, et les transporteurs exigent des sommes allant jusqu’à 2 000euros pour rejoindre la zone dite humanitaire dAl-Mawasi censée avoir été aménagée par larmée israélienne dans le sud. Mais, daprès tous les témoignages, il n’y a pas de place pour les tentes, pas d’eau, pas d’assainissement, pas d’aide alimentaire dans cette « zone humanitaire », et pas plus de sécurité que dans le reste de la bande de Gaza.

Officiellement, l’offensive israélienne n’a pas encore été déclenchée, mais le nombre de victimes continue d’augmenter du côté des Palestiniens, victimes des bombes, des balles et de la famine qui sévit sur 20 % du territoire selon l’ONU du fait du maintien du blocus.

Du côté israélien aussi, le bilan humain s’alourdit. Quatre soldats ont été tués le 8septembre par des combattants du Hamas à la périphérie de la ville de Gaza. Le même jour, à Jérusalem- Est, six Israéliens ont été tués dans une attaque à larme à feu contre une station dautobus.

Le fait que les deux Palestiniens à l’origine de l’attentat étaient originaires de Cisjordanie rappelle qu’une autre guerre se mène depuis des mois dans ce territoire occupé par Israël. Depuis janvier, l’armée israélienne a pris d’assaut plusieurs camps de réfugiés, à Jénine, Tulkarem et Nur Shams, et leurs habitants ont été déplacés. Le 8 septembre toujours, deux adolescents de 14 ans ont été tués par des soldats israéliens alors qu’ils tentaient de revenir à Jénine. Au total, d’après une agence de l’ONU, près de 1000 Palestiniens ont trouvé la mort en Cisjordanie depuis octobre2023, victimes de larmée et des colons.

Après l’attentat de Jérusalem, le ministre israélien d’extrême droite Smotrich a déclaré que « l’Autorité palestinienne devrait disparaître de la carte ». Pour conserver le soutien de ces courants ultranationalistes, Netanyahou reprend à son compte leur politique d’annexion et de guerre à outrance. L’armée israélienne vient de mener des bombardements à Doha, au Qatar, visant des dirigeants du Hamas ayant participé aux récentes négociations.

Cette politique d’escalade permanente ne serait pas possible sans le soutien indéfectible des dirigeants américains. Trump, comme Biden avant lui, dispose avec l’État israélien d’un défenseur de l’ordre impérialiste dans la région, à qui toutes les initiatives sont permises.

                                                         Marc Rémy (Lutte ouvrière n°2980)

 

Argenteuil, Journées du Patrimoine, "lieu emblématique" de l’histoire locale, et procédés municipaux d’attribution (1)

Face à l’opacité, apprenons à demander des comptes

 

 

Les 20 et 21 septembre prochains auront lieu les journées très intéressantes dites du Patrimoine.

         À cette occasion, des habitants ont reçu l’invitation ci-dessus.

         Un lieu convivial sur le temps de midi agrémenté, nous en sommes sûrs, de quoi se sustenter, est certes toujours bon à prendre. Mais l’évènement nous interroge tout de même.

         D’abord sur la tournure emberlificotée de l’évènement : « Dans un lieu emblématique de notre histoire locale ».

         C’est le simple lieu de l’évènement ? Ou bien est-ce le lieu où des bénévoles œuvrent ?

         Si la réponse est positive à cette seconde question, cela pose un certain nombre de questions annexes. Certes, nous avions eu vent de l’affaire puisque j’ai déjà rédigé une brève sur le sujet. Mais ces organismes, l’IECD et L’Outil en main, que font-ils dans le lieu ? L’occasion d’un jour d’y débattre ? Ils le restaurent tout simplement, ou cela est-il devenu LEUR local associatif ? Quelle que soit la réponse, cela s’est décidé en conseil municipal ?

         Ce n’est pas la première fois que la municipalité interpelle sur sa façon d’attribuer des lieux communaux importants à des associations inconnues à l’énorme majorité des habitants et des autres associations locales, dont certaines n’ont jamais eu de réponse à leur demande de locaux. Il y a eu l’affaire du Musée sauvage qui occupe l’ex-hôpital « historique » d’Argenteuil, sans que l’on sache par ailleurs actuellement où l’on est sur l’état du contrat qui le lie à la Ville.

         Bref, il est légitime de questionner et d’attendre avec impatience les réponses qui s’imposent.

         Quant au « lieu emblématique de notre histoire locale », nous reviendrons demain sur le sujet. DM

 

vendredi 12 septembre 2025

10 septembre et ses suites : les interventions de Jean-Pierre Mercier dans un débat BFM TV avant-hier soir - 7 min 16

Le 10 septembre dans les entreprises, trouver le chemin d'une lutte déterminée : une correspondance des Chantiers navals de Saint-Nazaire

Chantiers navals Saint-Nazaire

Publié le 10/09/2025

Dès le retour des vacances, aux chantiers navals de Saint-Nazaire, la date du 10 septembre a beaucoup fait discuter parmi les ouvriers des différents secteurs. Le mécontentement était palpable, avec le refus de subir une énième attaque gouvernementale contre les travailleurs et leur niveau de vie.

Aussi, plutôt que de s’exprimer chacun dans son coin, des assemblées et discussions collectives se sont organisées sur les temps de pause dans plusieurs endroits du chantier naval par groupes de 20, 40, 50 travailleurs. La journée du 10 septembre n’étant pas issue d’un appel syndical, les travailleurs ont trouvé très utile de s’organiser eux-mêmes, de tester entre eux l’envie de se mobiliser en appelant à de nouvelles discussions sur les temps de pause et finalement de décider par un vote de faire grève le 10 septembre.

Des assemblées générales se sont donc tenues indépendamment des syndicats, avec l’idée que chacun pouvait y venir en tant que travailleur, des Chantiers de l’Atlantique ou sous-traitant, syndiqué ou non, avec ses propres idées.

Le 10 septembre, un piquet s’est mis en place dès 5 h du matin devant la porte principale, réunissant une centaine de travailleurs. Du fait des points de blocage prévus à différents endroits de la ville, l’accès aux chantiers navals était rendu plus difficile que d’habitude.

Au final, chacun comprend qu’il faudra trouver le chemin d’une lutte déterminée et avec plus de monde. Mais les travailleurs qui ont participé à ces assemblées ont déjà pris le pli d’en discuter !

                                                   Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2980)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 12 septembre :

-de 15 h.45 à 16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;

-puis carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 13 septembre, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

--de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud.

-dimanche 14 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 15 septembre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.