jeudi 28 août 2025

Bayrou et le coup de la dette

 

Le clan des baratineurs

    

Depuis l’annonce par Bayrou d’un vote de confiance à l’Assemblée, ministres et journalistes prétendent que si les coupes budgétaires de 44 milliards d’euros annoncées ne sont pas validées, la France sera sanctionnée par les « marchés », qu’elle devra s’acquitter de taux d’intérêt plus élevés. Bref, que le pays sera soumis au diktat des financiers.

Or c’est déjà le cas depuis longtemps : depuis des décennies - pendant lesquelles Bayrou a été plusieurs fois au gouvernement - l’État s’endette pour remplir les caisses du patronat et, en plus, celles des banques auprès desquelles il emprunte. Et ce serait aux travailleurs de payer la note ? Pas question !

Droits de douane : la guerre commerciale continue

 

La seule protection des travailleurs, c’est leur lutte

 

 

Un accord au sujet des droits de douane a été publié jeudi 21 août entre les États-Unis et l’Union européenne. Les voitures, les produits pharmaceutiques et le vin seront taxés à 15 % à leur entrée aux États Unis.

Trump veut faire croire aux travailleurs américains que ces droits de douane vont les protéger. Mais ces augmentations de taxes font partie de l’arsenal de la guerre commerciale que se mènent les bourgeoisies de tous les pays. Et les capitalistes, aux États-Unis et dans le monde entier, chercheront à faire payer cette guerre aux travailleurs, par les augmentations de prix et une aggravation de l’exploitation sous prétexte de course à la productivité.

Pour se protéger, les travailleurs ne pourront compter que sur leurs luttes !

Argenteuil, le logement, une crise toujours plus prégnante pour de nombreux Argenteuillais. Un bilan 2020-2026 bien limité, voire nul au niveau de cette crise (22)

 

Certes, un problème très compliqué, mais des choix sociaux

 

La cité du Château dont le sort a mis des années à être réglé

Pour inaugurer cette séquence, la municipalité a une bien belle phrase dans son Bilan : « Garantir la dignité de chacun passe par un logement salubre, un cadre de vie apaisé et des règles partagées ». Le seul souci, et le premier, est que chacun ait un logement. À défaut, c’est tenter de trouver un toit, quelles qu’en soient le prix et les conditions offertes. À défaut ultime, c’est la rue.

         Sur ce dernier point, la municipalité ne se vante pas de la fermeture opérée à la fin de juillet 2023 du Centre d’Hébergement d’Urgence qui eut pendant de nombreuses années un rôle essentiel de soutien et d’empathie sociale. Cette fermeture, une décision qui n’est pas à l’honneur de la municipalité. Un centre qu’il faudra rétablir.

         Pour le logement, pas grand-chose à se mettre sous la dent dans ce Bilan 2020-2026. Des perspectives dans le quartier du Val- Notre Dame, mais dans le futur. Une réhabilitation de la cité Champagne qui a tardé, dont les locataires vivent les conditions difficiles dans lesquelles elle se fait, et dont la responsabilité relève, même pas de la Ville, mais d’AB-Habitat. Et l’affaire de la cité du Château dont les permis municipaux de démolition et de reconstruction ont mis si longtemps à être signés.

         Pour le reste, des projets de construction privée, l’action de promoteurs, dans le cadre de l’évitement de logements populaires de la politique municipale.

         Le résultat, c’est que le problème du logement demeure celui, majeur, de milliers d’habitants. Le Bilan ne donne pas de chiffres sur ce plan.

         Un bilan très terne de l’action municipale que l’on peut constater de visu rue Denis Roy. Certes, un local d’un hypothétique service logement, où il faut prendre rendez-vous, mais à l’activité apparemment extrêmement réduite. Guère de mouvement à cet endroit, je le constate tous les jours. Les demandeurs en ont apparemment pris leur partie, ce n’est pas de ce côté-là que l’on peut espérer une solution. DM (À suivre. Argenteuil, une ville « plus propre, plus belle ». Puisqu’ils le disent dans le Bilan 2020-2026, mais faut-il les croire ? (23)