Concertation absente = action, appel à la loi, gâchis
Le titre de cette rubrique dans
le Bilan : « La concertation, c’est du concret ! ». Le
terme de concertation m’intriguant, j’ai cherché sa définition : l’action
de préparer une décision. On suppose en l’occurrence que c’est avec les
habitants qu’il s’agit de la « préparer ».
Je
continue : « À Argenteuil, la concertation est une méthode de travail
à part entière, dans les projets du quotidien comme dans les grandes
transformations de la commune ».
Depuis
deux ans, un an et demi, la municipalité à propos de Gabriel-Péri et de
l’espace Guienne-Héloïse a engagé une forme de concertation de ce type. Mais
menée tambour-battant pour engager vite fait bien fait une réalisation à offrir
aux électeurs en mars 2026. Et il y aurait beaucoup à discuter sur le terme
« préparer » en l’occurrence. En tout cas, je n’ai pas eu
l’impression que l’on entendait la voix de ceux qui étaient pour le moins
réservés sur le projet. Mais il fallait aller vite.
La municipalité, à une autre échelle cite sa méthode à propos des rénovations des rues : elle prépare avant avec les habitants. Cela se passe aux Coteaux et à Orgemont, on comprend, elle les soigne.
En revanche, une
concertation digne de ce nom pour Argenteuil-Littoral, pour l’avenir global du
Val-Notre Dame ? Et c’est là où le bât blesse, il n’y a jamais eu de
concertation sur ces sujets. Et surtout, il n’y en a jamais eue de véritable
sur la Ville que nous voulons, sur la place des promoteurs, etc, sur les
priorités de ce qui serait possible à l'échelle de la commune.
Et
plus, il y a le véritable drame de l’anti-concertation de l’Affaire Jean Vilar
que la municipalité ne veut même pas reconnaître et admettre sa responsabilité
totale, ce qui permettrait de passer à autre chose. L’exemple-type de la
concertation-zéro.
Alors
quelques élus peuvent aller quelquefois, rarement, à la rencontre des habitants,
le maire faire quelques réunions, vraiment au total peu nombreuses, des Comités
de quartier se réunir, avec intérêt pour les participants sans doute, mais dans
tous les cas très loin de l’immense majorité de la population, et pour quoi faire ?
La
concertation, ce serait aussi que l’organe de la municipalité Ma Ville parle de
ce qui va mais aussi de ce qui ne va pas, des obstacles, des problèmes.
Dans
tous les cas, pour que le pouvoir des habitants existent, il y deux obstacles.
Le premier, celui de la volonté de la population de vouloir être informé, de
prendre la parole et d’imposer qu’elle soit entendue. Le second, c’est qu’une
fois élue, la municipalité se considère comme le propriétaire de l’affaire, et
que si les habitants ne sont pas contents, ils pourront le dire aux élections
suivantes. En mars 2226 maintenant, par exemple. MD. (À suivre. Argenteuil, « La Seine pour horizon ». Comme
il est loin l’horizon pour la municipalité… et les habitants (20)