samedi 23 août 2025

Allocation de rentrée scolaire : une aumône en prime

 

Mieux qu’une prime, un salaire qui permette de vivre !

 

 

L’allocation de rentrée scolaire, de 423 à 462 euros selon l’âge des enfants, a été versée mardi 19 août. Pour tous ceux qui font leurs achats de fournitures, ce sera bien sûr une bouffée d’oxygène. Mais c’est toute l’année qu’élever et scolariser des enfants coûte cher, et pas seulement en fournitures.

         Alors, plutôt que ce petit coup de pouce une fois par an, il faudrait des salaires largement supérieurs à ce qu’ils sont aujourd’hui et suivant réellement le coût de la vie. Autant de mesures que les travailleurs devront imposer au gouvernement et aux patrons.

Chevaux : le parasitisme au galop

 

Quand les capitalistes hennissent de profits

  

Eux n’y sont vraiment pour rien

Du 16 au 18 août s’est tenue à Deauville, comme tous les ans, la vente de jeunes chevaux de courses, attirant des riches en mal de placement. Les prix ont explosé tous les records, avec un total de près de 60 millions pour les trois jours d’enchères, +18,6 % par rapport à l’année précédente. Huit chevaux ont été vendus à plus d’un million.

         Leurs acquéreurs savent peut-être à quoi ressemble un cheval, mais ce n’est même pas sûr : le seul dada de ces parasites, c’est la spéculation financière !

Argenteuil, l’obsession municipale dans son Bilan 2020-2026 (18) : la sécurité. Gros moyens, mais pour quels résultats ? Un mot absent : celui de « prévention »

 

Une Ville « sûre » ? Mais davantage, une ville « sereine » ?

 

Pour les jeunes en errance de la gare d’Argenteuil, des ventes à la sauvette et autres, quel travail est fait avec des éducateurs de rue ?

Chacun est pour la sécurité de sa personne et de ses petits biens de prolétaires. Qui le niera ? Mais au-delà d’une question et de problèmes bien réels, s’il y a un domaine où les fantasmes sont légion, c’est bien celui-là. C’est en conséquence le produit d’appel politique privilégié de la droite depuis bien longtemps, un fait que la crise ne fait qu’exacerber. Au point qu’une brochure toute aussi volumineuse, luxueuse et coûteuse que le Bilan que nous commentons a été distribuée à l’ensemble de la population.

         La municipalité insiste sur le caractère exponentiel des moyens mis en œuvre, tant sur le plan du nombre de policiers municipaux que sur celui de la vidéosurveillance. Soit, mais pourquoi faut-il que les appels d’habitants pour tel ou tel problème s’avèrent régulièrement sans suite lorsqu’ils s’adressent à la police municipale ? Pourquoi une attitude peu amène d’une partie notable de cette police ? Quant à la vidéosurveillance, quels résultats ?...

         Donc, nous avons compris, la municipalité qui veut « bâtir la sécurité qui n’a pas de prix » y met les moyens. Mais face à quels dangers ? Et quels sont les résultats eu égard à cette augmentation des moyens ? Comme pour bien d’autres thèmes de son Bilan, c’est toujours de tout autres éléments et chiffres que la population aimerait connaître. Au terme de ces cinq dernières années, où en est-on sur le plan de la sécurité publique ? Sur le plan des addictions et des trafics ? Sur le plan des vols et agressions ? Sur celui des violences faites aux femmes ? Les statistiques vont dans quel sens ? Rien sur les évènements du début de l’été 2023 ?

         Quand on parle de la sécurité, on pense bien sûr en particulier à la Jeunesse et à la prévention nécessaire. Un moment crucial de la vie où il est possible d’aider et de réorienter des voies de vie dangereuses empruntées. C’est ce que l’on appelle la prévention. En tout cas, dans les deux pages de ce Bilan, le mot est absent.

         Lorsque l’on parle « sécurité », la question essentielle d’un bilan est plus que celle de savoir si la population se sent davantage en sécurité, celle de la sérénité qui peut régner sur la Ville au niveau du « vivre ensemble ». Là, quel bilan ? DM (À suivre. Une concertation loin d’une vraie démocratie locale. Entachée irrémédiablement par l’affaire Jean Vilar. Bilan municipal 2020-2026. (19)

vendredi 22 août 2025

Gaza : pas de trêve au massacre

 Gaza : pas de trêve au massacre

Le 18 août au matin, une proposition de cessez-le-feu à Gaza a été présentée publiquement à la frontière égyptienne près de Rafah, conjointement par le ministre des Affaires étrangères d’Égypte et le représentant de l’Autorité palestinienne.

Publié le 20/08/2025 

 

Préparé sous l’égide du Qatar et de l’Égypte, agréé par le Hamas, cet accord prévoit une trêve de 60 jours, un retrait partiel des troupes israéliennes, la libération de dix otages sur les vingt qui seraient encore vivants, la libération de prisonniers palestiniens gazaouis et cisjordaniens et le déploiement d’une aide humanitaire massive. Des garanties de l’État américain sont également demandées contre le risque de rupture du cessez-le-feu par Netanyahou. C’est effectivement ce que les négociateurs palestiniens ont tout lieu de craindre, après le précédent de mars dernier quand le gouvernement israélien a inventé n’importe quel prétexte pour rompre un accord de même contenu et reprendre les bombardements.

Le président américain, partisan déclaré de l’offensive militaire décidée le 8 août par le cabinet de sécurité israélien en vue d’écraser la ville de Gaza, s’est borné à poster sur son réseau personnel que le Hamas devait être « affronté et détruit ». De toute façon, le gouvernement israélien a fait savoir que « la position d’Israël [n’avait] pas changé », qu’il se donnait « jusqu’à la fin de la semaine » pour donner son avis sur le projet de trêve, et, si ce n’était pas assez clair, que Zeitoun, un quartier de la ville de Gaza était sur le point d’être « conquis » et que celui de Sabra, encore très peuplé, allait être la prochaine cible. Une commission de la Knesset, le parlement d’Israël, a préparé une proposition d’allongement de la période de réserve pour mobiliser davantage. Autrement dit, l’offensive visant à occuper le dernier quart du territoire qui échappe encore à l’armée, en provoquant la fuite du million de Gazaouis qui tentent d’y survivre, est largement plus probable qu’un accord.

Les faits sont là. En 22 mois de guerre, l’armée israélienne a tué 62 000 Palestiniens de Gaza, en a mutilé des centaines de milliers, et au moment même où le projet de trêve était annoncé, onze étaient victimes des bombardements. La famine organisée consciemment par le gouvernement israélien, depuis le blocus total de l’approvisionnement, en mars dernier, tue méthodiquement, en commençant par les enfants. Quelles que soient les dénégations mensongères du ministère israélien de la Défense, au moins 263 Gazaouis, dont 112 enfants, sont morts de faim, estimation sous- estimée, selon le personnel soignant local.

Le système de santé a lui aussi été délibérément détruit. Selon un médecin interrogé par Amnesty International, le manque de médicaments, d’eau potable et d’hygiène, s’ajoutant à la famine, provoque « une destruction à plusieurs niveaux qui s’entremêlent », dont l’augmentation alarmante des maladies infectieuses, en particulier celles liées à la contamination de l’eau. Il s’agit là d’une « catastrophe invisible », la recherche de la moindre nourriture passant avant tout. Autre piège aux mains des criminels à la tête d’Israël, les rares distributions de nourriture sont l’occasion de mitraillages décimant les affamés. Depuis la mise en place d’une ONG fantoche américano-israélienne chargée de cette distribution, et l’exclusion des ONG qui la faisaient auparavant, deux mille Gazaouis ont été tués lors des distributions.

Tenu en laisse par l’extrême droite religieuse et ultranationaliste dont il a besoin pour disposer d’une majorité au Parlement, accroché au pouvoir par peur d’avoir affaire à la justice, Netanyahou affiche le mépris le plus complet vis-à-vis des protestations de plus en plus nombreuses, en Israël et ailleurs. Mais, en poursuivant sa guerre, il ne fait que renforcer la détermination du peuple palestinien qui refuse de se laisser expulser de Gaza, et de ceux qui, en Israël, refusent de tuer et de mourir pour satisfaire les brigands qui gouvernent.

                                                          Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°2977)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 29 août : carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15, puis tous les vendredis.

-samedi 30 août, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-puis de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie.

-dimanche 31 août : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du centre.

Puis de 11 h. à midi au marché Héloïse.