lundi 28 juillet 2025

Argenteuil, centres de données (data centers), une affaire à ne pas à prendre à la légère

 

C’est tout le capitalisme qui est « fatal »

 

                                                                  

Merci Wikipédia

Le capitalisme est marqué aujourd’hui par le développement exponentiel des réseaux de communication. Cela entraîne un essor parallèle des centres de données, data center en anglais, dont le rôle est en particulier d’en stocker. La question était à l’ordre du jour lors du dernier conseil municipal. Il s’agissait de faire voter un avis pour la construction d’un centre de données informatiques supplémentaire.

         Ces centres dégagent d’énormes quantités d’une chaleur appelée « fatale ». Les batteries Lithium-ion utilisées présentent également des risques d’incendie et même d’explosion.

         C’est le problème avec le capitalisme. Il mêle progrès technique  et une maîtrise justement largement non maîtrisée car entachée d’intérêts financiers surdéterminants. DM

 

Quels qu’ils soient, les enfants doivent être toujours une priorité

 

         À l’occasion de ce point de l’ordre du jour, l’adjoint au maire a eu une parole malheureuse. À  une quinzaine de mètres de l’emprise du nouveau centre de données prévu il y a une école. C’est effectivement un facteur qui doit entrer en jeu de façon prioritaire. Oui, mais il a fallu que l’édile évoque que l’école n’était pas déclarée.

         Un élève non déclaré vaudrait-il moins qu’un élève déclaré ?

         Sans commentaire. Une parole vraiment malheureuse. DM

dimanche 27 juillet 2025

Georges Ibrahim Abdallah enfin libéré et de retour au Liban après 40 ans d’acharnement judiciaire. Un article de notre hebdomadaire paru avant sa libération.

 Georges Ibrahim Abdallah : 40 ans d’acharnement judiciaire

Jeudi 17 juillet, la décision de libérer Georges Ibrahim Abdallah a enfin été prise. Il doit quitter sa cellule le 25 juillet pour être expulsé au Liban.

Publié le 23/07/2025

Arrêté en 1984 et condamné en 1987 à perpétuité pour complicité dans le meurtre d’un responsable des services secrets israélien et d’un attaché militaire américain, il a passé plus de quarante ans en prison dans une cellule de 11 mètres carrés.

Communiste, Georges Ibrahim Abdallah appartenait à la Fraction armée révolutionnaire libanaise, qui militait pour la libération de la Palestine, une organisation qui se disait marxiste et qui prônait le terrorisme ciblé. Il a toujours refusé de s’en « repentir » et a toujours assumé son choix politique, même si cette idée de terrorisme d’un petit groupe apparaît comme dérisoire face au terrorisme d’État d’Israël contre les Palestiniens depuis des décennies et face au massacre actuel, et sans utilité pour la population palestinienne.

En tout cas, Georges Ibrahim Abdallah a toujours nié les meurtres dont on l’accuse. Il est libérable depuis vingt-cinq ans et, malgré les actions, les nombreuses manifestations de soutien et les demandes du Liban, il a été maintenu en détention d’une façon totalement arbitraire. Aujourd’hui encore, la cour d’appel n’accepte sa libération qu’à la condition qu’il quitte le territoire français sans possibilité d’y revenir.

La justice avait exigé qu’une indemnisation soit versée aux victimes. Ses soutiens ont réuni 16 000 euros mais le parquet général comme les autorités américaines contestent encore sa libération parce que l’argent ne vient pas de lui. L’acharnement de l’État français n’a pas cessé de s’exercer, en complicité avec ses alliés américain et israélien qui se sont sans cesse opposés à sa libération et regrettent la récente décision. Lundi 21 juillet encore, on a appris que le parquet général de Paris s’était pourvu en cassation contre sa libération.

L’acharnement des autorités de la France, des États-Unis et d’Israël contre un militant de la cause palestinienne d’un groupe dissous avant la fin des années 1990 en dit long sur leur détermination à écraser ceux qui les combattent.

                                                Inès Rabah (Lutte ouvrière n°2973)

Loi Duplomb : Une pétition qu’ils ne demandent qu’à classer

 Loi Duplomb : Une pétition qu’ils ne demandent qu’à classer

Publié le 23/07/2025

La vitesse avec laquelle a été signée la pétition contre la loi Duplomb, votée le 8juillet à lAssemblée nationale, semble avoir quelque peu perturbé le personnel politique qui était à son origine.

Voyant que cette pétition avait atteint 1,6million de signatures en une douzaine de jours, la première à ouvrir le bal fut Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée, disant que, comme le prévoit son fonctionnement, un débat peut avoir lieu quand les signatures dépassent le demi-million provenant d’au moins 30 départements, et qu’il se fera en septembre. Elle s’est cependant empressée d’ajouter que cela n’aura aucune conséquence sur le texte voté et que la réintroduction du pesticide contesté ne sera pas remise en cause, en tout cas pas sous l’influence de cette pétition. Le refrain a été dûment repris par la plupart des dirigeants politiques, relayés par une grande partie de la presse.

Cet attachement à l’utilisation d’un produit reconnu comme nocif par la plupart des scientifiques et rejeté par une grande majorité de la population met en lumière, si besoin était, la soumission des dirigeants politiques devant les grands trusts agricoles. Les conséquences sur la santé que peuvent avoir de tels poisons ne sont pas leur souci. Alors, pour se dédouaner, ils s’abritent derrière la loi, une loi qu’ils ont eux- mêmes mise en place. Et la suite que le gouvernement entend donner à la pétition risque d’être la même que celles qu’ont reçues, par exemple, les protestations des gilets jaunes : trois discours et puis s’en vont… continuer comme avant.

                                                     Marianne Lamiral (Lutte ouvrière n°2973)

Aides aux entreprises, pour elles, à la niche, la vache à lait !

 

Si tu veux enterrer un problème, crée une commission !

 

 

Le gouvernement annonce vouloir faire le ménage dans les 474 dispositifs permettant de réduire les impôts, autrement dit les niches fiscales. L’abattement d’impôt sur les pensions de retraite est dans le viseur, comme les aides pour embaucher une nounou. Par contre, pour vérifier le bien-fondé des 211 milliards d’aides versées aux entreprises, en très grande partie aux plus grosses, Bayrou s’est contenté d’annoncer une commission.

Autant dire qu’il enterre le dossier et que les plus riches continueront à être dorlotés par le fisc.

Ségrégation sociale et spatiale, le bourgeois n’aime pas le populaire

 “Cachez ce commerce que je ne saurais voir” !

Publié le 23/07/2025

Dans le très chic 6e arrondissement de Paris, où vivent des célébrités et des grandes fortunes, un certain nombre d’habitants sont partis en guerre contre l’ouverture prochaine d’un magasin Carrefour-Market.

Une pétition contre ce projet, lancée en avril, a déjà recueilli 3 000 signatures. « Les livraisons du quartier à 6 heures du matin, cela va être insupportable, c’est un quartier résidentiel, pas un quartier ouvrier », se plaint une habitante. D’autres y voient le risque d’une accumulation de déchets ou « un encouragement à la mendicité », voire d’un tapage nocturne causé par les clients. Un coiffeur va plus loin encore dans le mépris et l’insulte vis-à-vis des petites gens qui pourraient fréquenter cette boutique : « Quand on est à plus de 20 000 euros le mètre carré, on n’a pas envie d’avoir de la racaille en bas de chez soi » !

De quoi se croire revenus près de 240 ans en arrière, quand la noblesse étalait ses richesses dans ses châteaux en ignorant le bas peuple qui croupissait dans la pauvreté. La révolution qui a suivi lui a alors rabattu sa prétention. De quoi en souhaiter une autre.

                                                         M. L. (Lutte ouvrière n°2973)

Argenteuil, 2 abeilles, bientôt plus aucune ?

 

S'il veut du miel, il faut des abeilles !

 

Brochure Bilan 2020-2026 : une photo prise en avril 2026 ?

Depuis plusieurs années, la municipalité d’Argenteuil a opéré un tournant écologiste, en tout cas de surface. Pour ce qui est des abeilles, elle dit les aimer. La Ville a ainsi reçu le label « 2 abeilles », les agents municipaux s’occupent dorénavant de 11 ruches, une convention de labellisation APICité 2025-2027 vient d’être votée, on se demande même si lors de sa retraite prochaine, Georges Mothron ne va pas devenir apiculteur…

         Bien, bien, mais pourquoi la municipalité reste-t-elle si silencieuse sur la loi Duplomb qui permet à nouveau l’utilisation de certains pesticides néonicotinoïdes, interdits en France depuis 2018, bien connus pour leur toxicité sur les abeilles ? Même à très faibles doses, ils perturbent leur orientation, leur mémoire et leur reproduction.

         Non, pas le moindre petit communiqué.

         Espère-t-elle  vraiment par la grâce de la dame de Fatima que les 2 abeilles locales échappent demain au massacre ? DM