mercredi 23 juillet 2025

Gaza : les carnages des distributions alimentaires

 

Leur horizon, la barbarie…

 


 

93 Palestiniens ont encore été tués le 20 juillet par l’armée israélienne à un point de ravitaillement, tandis que le responsable des services secrets israéliens était reçu à Washington pour discuter d’une éventuelle expulsion de la population de Gaza hors de l’enclave.

Dans le même temps, Trump annonce livrer de nouvelles armes à l’Ukraine. Comment faire croire qu’on puisse être le libérateur d’un peuple lorsque l’on est le bourreau d’un autre ? 

Violences urbaines : Symptôme d’une société malade

 

École à la dérive + quartiers abandonnés = violences urbaines

 

 

Plusieurs villes ont été le théâtre d’affrontements entre jeunes et policiers, parfois sur fond de trafic de drogue. Ces violences stériles rendent la vie plus difficile aux habitants. Mais les démagogues qui hurlent à plus de répression se moquent du chômage et de la misère, qui gangrènent la vie dans les quartiers alors que les services publics et même les éducateurs de rue y disparaissent.

Ce ne sont pas la matraque, les couvre-feux, les prisons surpeuplées qui rendront la vie meilleure pour les classes populaires.

Maroc, centres d’appel : licenciements dans les centres d’appels

 Maroc : licenciements dans les centres d’appels

 

Les 80 employés, dont de nombreux immigrés subsahariens, du centre d’appels Paul & José, en plein centre de Casablanca, ont découvert les portes de leurs locaux fermées au retour du pont du 8mai.

Publié le 16/07/2025

Le patron avait préparé son coup et fait mine d’offrir le vendredi pour en fait déménager en catimini. Les salariés n’ont rien retrouvé, « même pas un stylo ». Depuis des mois les salaires étaient en retard et ils organisaient des débrayages. Les dirigeants ont préféré prendre la fuite.

Paul & José est une succursale de Futur Digital, entreprise française de télémarketing, basée en région parisienne. Elle possède un autre centre d’appels Paul & José à Dakar, avec 150 salariés. À l’annonce de ce qui arrivait à leurs camarades à Casablanca, ceux de Dakar ont organisé un sit-in le 21mai, solidaires et conscients que la même chose peut leur arriver. Ils réclament le paiement des salaires, des primes, des indemnités et dénoncent ces sociétés qui ferment d’un coup après s’être enrichies en les exploitant et en profitant d’avantages fiscaux, sans donner ni salaire ni congés.

Plus généralement, les travailleurs des centres d’appels au Maroc s’inquiètent de la répression et des licenciements qui se multiplient avec la crise. Au mois de mai, trois syndicalistes de Téléperformance Maroc ont été licenciées pour avoir tenté d’organiser les salariés des plateformes dédiées à Orange et à Zalendo qui demandaient de meilleures conditions en période de canicule.

Les entreprises de ce secteur exploitent en Afrique des travailleurs qualifiés parlant plusieurs langues. Elles n’hésitent pas à s’appuyer, contre les grèves, sur des lois répressives héritées de la colonisation, et ne respectent quant à elles aucune loi, prêtes à disparaître dès que cela leur convient.

                                                    Louisa Guercif (Lutte ouvrière n°2972)

Rachats d’actions : le parasitisme, plus en forme que jamais

 

Le « ruissellement » s’accélère, mais vers le haut

 

 

Aux États-Unis, depuis le début de l’année, les grandes entreprises ont déjà dépensé plus de 293 milliards de dollars pour racheter leurs propres actions, un record. Les entreprises européennes suivent la même tendance.

Cela fait monter la valeur des actions et enrichit les actionnaires, qui siphonnent ainsi une part toujours plus grande de la richesse créée par les travailleurs. Dans cette société, ce n’est pas le travail qui paie, c’est le parasitisme !