jeudi 17 juillet 2025

Guerre à la guerre

En revanche, se préparer à la guerre sociale

 

Dans son discours aux armées du 13 juillet, Macron a annoncé que le pays devait se préparer à la guerre.

         En effet, une fois de plus, le système capitaliste se dirige vers une conflagration générale. Comme le disait Jaurès, « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ». Il en concluait que les travailleurs de tous les pays devaient se préparer à la guerre sociale pour renverser le capitalisme.

         C’est toujours plus indispensable aujourd’hui.

 

Pour les serviteurs de la bourgeoisie, effectivement : chacun sa part :

 

Face à cette réalité-là, lutte de classe !

 

Chacun doit prendre sa part dans l’effort de guerre, a affirmé Macron.

         Pour les travailleurs, ce sera le blocage des salaires, la diminution des budgets sociaux, le bâillon et, finalement, les tranchées.

         Pour Dassault, Thales, MDBA, Airbus, Naval Group etc. ce seront des milliards de commandes et de subventions. Il est inadmissible que quelques familles d’actionnaires et de marchands de canons s’enrichissent avec le malheur et le sang des travailleurs. Ils doivent être expropriés sans indemnités et leurs bénéfices doivent être réquisitionnés pour construire écoles et hôpitaux.

ArcelorMittal Dunkerque : licenciements déguisés

Toujours plus de pression sur les travailleurs

 

 

« Pour la direction, tous les prétextes sont bons pour licencier des camarades de travail. Les "règles d'or" sont utilisées pour sanctionner au nom de la sécurité.

         Comme la direction envisage de réduire la production de l'usine dans les années à venir, elle voudrait par la même occasion réduire les effectifs en conséquence.

         Pour nous, notre travail, et surtout notre salaire, sont bien trop importants pour accepter les sales coups de la direction. 

         Mêmes méthodes, même combat 

         Les patrons se passent le mot, le patron de Dillinger utilise les mêmes méthodes qu'à ArcelorMittal. 

         Les convocations disciplinaires se multiplient, sous n'importe quel prétexte. Doublées d'une campagne de propagande pour "faire des économies". 

         La direction occupe son temps à nous préparer des entourloupes. Il faudrait lui apprendre à travailler l'acier, elle aurait moins la tête aux mauvais coups. »