Les seules attaques à
repousser, ce sont celles de Macron-Bayrou et du patronat !
14/07/2025
Lors de son discours aux
armées, dimanche 13 juillet, Macron a adopté un ton martial : « Pour
défendre nos libertés, il faut être puissant, il faut être craint », a-t-il
martelé. Et pour produire plus de missiles, plus de drones, plus d’obus, il a
annoncé une augmentation supplémentaire de 6,5 milliards d’euros du budget
militaire pour les deux prochaines années, soit le double de ce qui était
prévu, et alors que Bayrou et tous les ministres rabâchent qu’il faut
économiser 40 milliards.
Ce n’est pas la première
fois que Macron, dont l’impopularité atteint des sommets, adopte la posture de
chef de guerre pour tenter de susciter un réflexe d’union nationale derrière lui.
Mais ce ne sont pas seulement des discours de circonstance. Avant Macron, le
chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard, est lui aussi monté
en première ligne, énumérant, lors d’une conférence de presse le 11 juillet,
les nombreuses menaces qui pèseraient sur le pays. « Je ne veux pas
faire peur », a-t-il assuré, mais pourtant il s’agissait bien de
ça ! « La Russie a désigné la France comme son premier
adversaire en Europe », a-t-il déclaré… tout en reconnaissant que la
France n’est pas menacée de « se faire attaquer directement et
lourdement sur le territoire national ».
Tout ça n’est que
propagande mensongère ! Les seules attaques que nous subissons ne viennent
pas de Poutine ou d’un autre ennemi extérieur. Elles viennent de nos propres
gouvernements : retraites, droits des chômeurs, remboursements maladie, elles
se succèdent sans discontinuer.
Macron, Bayrou et leurs
semblables osent prétendre se soucier de notre sécurité alors qu’ils s’attaquent
à nos droits et mettent la vie de la population en danger ! Soumis
depuis des années à l’austérité budgétaire, les hôpitaux, les Ehpad manquent
dramatiquement de moyens. Les services d’urgence et les maternités ferment. Les
services publics les plus utiles à la population sont sacrifiés.
On l’a encore vu
récemment avec les incendies dans le sud de la France : aucune des
promesses faites par Macron en 2022 d’augmenter les moyens de lutte et de
prévention contre le feu n’a été tenue, et la flotte de Canadair ne compte
toujours que 12 appareils vieux de 30 ans...
Les attaques contre les
travailleurs viennent aussi des conseils d’administration des groupes
capitalistes qui mènent une guerre sociale en intensifiant l’exploitation, en
licenciant et en laminant les salaires. Non content d’esquinter les salariés au
travail, le patronat vient de proposer ces derniers jours des mesures pour
réduire le nombre d’arrêts maladie et le montant de leur indemnisation.
Avec l’aide des
gouvernements à son service, les capitalistes puisent dans les caisses de l’État
et s’approprient chaque année plus de 200 milliards d’euros, qui leur sont versés
sous prétexte d’aide aux entreprises, au lieu d’être investis dans la santé ou
l’éducation.
Voilà les ennemis des
travailleurs, ceux contre lesquels il faudra se défendre !
Quand Macron, ses
ministres et ses généraux nous répètent qu’ils se préparent à faire la guerre,
il faut les croire. Ils ne la feront pas pour défendre la liberté ou la
sécurité de la population, mais pour servir, comme ils le font aujourd’hui, les
intérêts d’une minorité de capitalistes, les rois de l’industrie et de la
finance. Les appels au patriotisme et à la cohésion nationale sont destinés à
conditionner la population pour qu’elle accepte de payer et de faire les frais
de cette politique, avant de servir de chair à canon dans une guerre qui ne
sera pas la sienne.
Le sort des travailleurs
ne doit pas rester entre les mains des classes dirigeantes, de leurs
gouvernements et de leurs états-majors qui sont leurs ennemis les plus féroces
et se préparent à les saigner. L’avenir qu’ils préparent est celui que vivent
déjà des millions de femmes et d’hommes plongés dans la guerre, en Ukraine, au
Moyen-Orient et en Afrique.
Il faut exproprier les
groupes capitalistes, à commencer par ceux qui travaillent pour la guerre, et
confisquer leurs bénéfices pour consacrer ces milliards à embaucher dans les
hôpitaux et dans les écoles, à construire des logements, à produire du matériel
médical plutôt que des Rafale ! La société doit être dirigée par les
travailleurs. C’est le seul espoir d’échapper à la catastrophe dans laquelle
ceux qui dirigent enfoncent l’humanité.
Natalie Arthaud