samedi 12 juillet 2025

Argenteuil, quartier du Val-Nord, après l’évènement très inquiétant de juin au collège Lucie Aubrac, au niveau des moyens nécessaires et de la réflexion, où en est-on ?

Au contact des adolescents, pour les aider, l’écoute essentielle d’adultes en nombre

  


 

Lorsque j’étais en activité, dans le primaire ou le secondaire, je rêvais à des vacances qui me permettraient de faire le bilan de l’année et de préparer au mieux la suivante, dans un temps où la pression sur le travail des enseignants était nettement moins importante qu’aujourd’hui où elle est devenue très forte. Ils sont, eux, de moins en moins en état physique et moral de faire le point sur l’année et de réfléchir à la prochaine. C’est ce que j’ai évoqué ces derniers jours en souhaitant à tous : « bonnes vacances ». Comme les autres travailleurs, ils ont vraiment besoin d’en prendre et de penser à autre chose.

         Pourtant, ce bilan devrait être fait…

         La menace de mort dont a été l’objet un membre de la communauté éducative du collège Lucie Aubrac en juin a été évoquée lors du dernier conseil municipal : « Une réunion avec le sous-préfet a eu lieu. Il a été pris note. Une réponse dans les semaines qui viennent doit être apportée… ».

         Le temps passe vite. Quand ladite réponse sera-t-elle annoncée ? Ou ce sera comme la plupart du temps : « J’y pense, et puis j’oublie » jusqu’au prochain évènement grave ?

         Le contact avec les adultes est essentiel pour les jeunes adolescents, pour pouvoir discuter, modifier leurs points de vue sommaires et établir de bons repères si nécessaires, remettre leurs pendules à l’heure…

         Ces adultes, ce peut être les enseignants bien sûr, mais nous savons que c’est difficile pour eux. Ce sont les équipes non-enseignantes des établissements, CPE, assistants d’éducation qui devraient être en grand nombre et disponibles à l’écoute, les travailleurs des médiathèques, les éducateurs de rue, les travailleurs des services jeunes communaux, les membres des centres dits « sociaux », les éducateurs de rue et encadrants sportifs, dans la mesure où ces derniers pourraient prendre un temps véritable pour échanger bien au-delà du sport…

         Où en est-on sur le plan des effectifs et de leur formation, de tous ces adultes nécessaires agissant en commun au niveau du quartier du Val-nord d’Argenteuil ? DM

 

vendredi 11 juillet 2025

Incendies : un manque de moyens aussi criminel que prévisible

Incendies : un manque de moyens aussi criminel que prévisible

Devant les incendies qui se multiplient dans le sud du pays et jusqu’aux portes de Marseille, le manque de moyens et de prévention est patent.

Publié le 09/07/2025 

 

Les pompiers se plaignent d’être en sous-effectif et du manque de matériel. Il n’y a, par exemple, que 23 avions bombardiers d’eau vieillissants. Les douze Canadair, ayant la meilleure capacité d’intervention ont une moyenne d’âge de 30 ans. C’est beaucoup trop, vu les conditions dans lesquelles ils sont utilisées (eau salée, chaleur). Les locations d’hélicoptères et d’autres avions qui ont lieu chaque année ne suffisent pas à pallier le manque.

Pourtant, il y a trois ans, le 20 juillet 2022, après l’incendie catastrophique qui avait ravagé 20 000 hectares de forêt dans les Landes, Macron avait promis l’achat d’avions supplémentaires. L’État français avait alors prévu de commander quatre nouveaux Canadair pour 2028. Mais la ligne de crédit pour deux d’entre eux a été annulée en décembre 2024 par le gouvernement Attal. Aujourd’hui, les pompiers ne disposent toujours que des mêmes douze appareils. Un canadair coûte environ 35 millions d’euros l’unité. Soit la moitié du prix d’un Rafale sans aucun équipement. Et l’armée française a acheté au total 234 de ces avions destinés, eux, à cracher le feu.

À cette absence de volonté politique de l’État s’ajoute le fait que les Canadair ne sont plus produits depuis dix ans. L’entreprise les construisant ne considérait pas cette production assez rentable au vu des faibles volumes de commande.

Les pompiers épuisés, les habitants chassés de chez eux, les agriculteurs ruinés, les vacanciers paniqués devront donc se contenter des bonnes paroles du gouvernement. Le ministre de l’Intérieur lui-même avertit que l’été sera chaud et qu’il convient d’être prudent. Mais ils se gardent bien tous d’en finir avec cette politique qui consiste à réduire les moyens, à économiser sur la protection en en connaissant les conséquences.

La multiplication et l’extension des incendies, de la Sibérie au Canada, du bassin méditerranéen à la Californie, sont des conséquences du réchauffement climatique. Qui est lui-même le produit de la course au profit, de la liberté totale laissée aux grands industriels de faire ce qu’ils veulent, où ils veulent, comme ils veulent, sans se soucier des conséquences.

Les incendies en cours éclairent, au-delà des mensonges minables des politiciens au pouvoir, la faillite de tout un système social.

                                                 Maurice Adrien (Lutte ouvrière n°2971

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Vendredi 11 juillet, de 15h.45 à 16 h.30, entrée du marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-Samedi 12 juillet : -de 9 heures 45 à 10 h.45, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-Dimanche 13 juillet, de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

 

Medef : la santé des profits uniquement

 

Opposer notre force collective à leur offensive

 

 

Le Medef a annoncé vouloir donner un coup de vis supplémentaire aux arrêts maladies. Le patronat voudrait des contrôles plus stricts sur les arrêts de longue durée. Et pour les arrêts de courte durée, il propose entre autre, des jours de carence supplémentaire, ne donnant lieu ni une indemnisation par la Sécurité sociale, ni une prise en charge de l’employeur. À cela s’ajoute le marquage à la culotte des médecins qui prescrivent des arrêts, et des salariés ayant obtenu plusieurs arrêts.

         Voilà la réponse du patronat à la hausse des arrêts maladies, qu’il provoque lui-même par une exploitation accrue et le recul de l’âge de la retraite : que le salarié malade s’arrête ou pas, le patronat ne veut rien débourser. C’est un réflexe chez les exploiteurs.