jeudi 10 juillet 2025

Incendies : l'Etat joue avec le feu

 

Il y a avions et avions…

 

 

Les incendies se multiplient un peu partout dans le sud du pays, en particulier près de Marseille. De habitations sont menacées et les habitants contraints de se confiner ou de se faire évacuer. Les trains et les avions sont restés immobilisés.

         Alors que les risques d’incendies sont de plus en plus importants en raison du réchauffement climatique, la sécurité civile fonctionne avec de vieux appareils qui demandent de plus en plus de réparations. Macron avait bien promis en 2022 de renouveler l’ensemble de la flotte de Canadairs composée de 12 appareils, mais seuls deux ont été commandés…

         Nul doute que si les avions larguaient des bombes, leur fabrication et leur livraison, en plus grand nombre, irait bien plus vite.

Pauvreté accrue : une société pourrissante

 

L’urgence de la lutte pour la hausse des salaires et des pensions

 

 

D’après l’Insee, la pauvreté et les inégalités ont atteint en 2023 leur plus haut niveau depuis trente ans en France. 10 millions de personnes ayant un logement (car les SDF ne sont même pas comptés) vivaient sous le seuil de pauvreté, établi à 1 288 euros par mois, en augmentation de plus d’un demi-million de personnes sur une année.

         Pendant ce temps-là Bernard Arnault, le patron de LVMH dont la fortune est estimée à 150 milliards de dollars, gagne un SMIC toutes les quinze secondes sans rien faire d’autre que d’exploiter des travailleurs. Sa fortune faramineuse ainsi que celles de ses semblables se nourrissent de l’appauvrissement de toute la société.

 

Patrons gavés d'argent public

C’est qui les assistés ?

 

 

Une commission d’enquête sénatoriale vient d’établir que les aides publiques aux entreprises en France atteignaient au moins les 211 milliards d’euros rien que pour l’année 2023. Pour comparaison, le budget de l’Éducation nationale, l’un des plus gros budgets, était de 59 milliards cette année-là.

         Il a fallu six mois à cette commission pour recenser tant bien que mal les dépenses et cadeaux aux entreprises, car le ministère de l’Économie lui-même est bien incapable d’en donner la somme. Il n’existe pas moins de 2 200 dispositifs permettant au patronat de toucher de l’argent public, sans contrepartie à ces cadeaux. Et l’État ne veut pas que la population travailleuse le sache.

         C’est qui les assistés ?