jeudi 12 juin 2025

Gaza : Un geste militant contre leur sale guerre

Malgré les déclarations de Macron, des contrats qui continuent à être honorés.

 

Conteneurs bloqués à Fos-sur-Mer / @Disclose_ngo

Pour l’année 2025, une troisième livraison de matériel militaire produit en France devait être embarquée à destination d’Israël depuis le port de Fos-sur-Mer. Les dockers, à l’appel de la CGT, ont refusé d’embarquer la cargaison. Ils ont eu bien raison, même si cela ne mettra pas un terme à l’enfer vécu à Gaza.

         Leur action met en évidence l’hypocrisie de l’indignation de Macron sur le sort des Palestiniens, puisque les contrats militaires des entreprises françaises avec l’État israélien continuent d’être honorés, forcément avec l’aval du gouvernement. Les alliés naturels du peuple palestinien, ce sont les travailleurs, y compris en Israël même.

 

D’Argenteuil à la fête de Lutte ouvrière à Presles, un rendez-vous pour plusieurs centaines d’habitants de la Ville

Une « Île d’espérance » pendant trois jours

 

Le feu d'artifice du dimanche soir avant le grand bal
 

Nous craignions la météo pour le premier jour de la fête, mais grosso modo, la pluie nous a épargné samedi. Son pronostic a tout de même rebuté certains festivaliers qui se sont rattrapés les deux jours suivants. Au final, un bilan de participation extrêmement positif. La meilleure année sur ce plan depuis dix ans. Des cartes d’entrée vendues à l’avance en hausse. Et puis, quels trois jours !

         Les nouveaux qui découvrent la fête sont éberlués par ce qu’ils y trouvent. Une ambiance de fraternité originale et unique. 550 événements répertoriés. Des animations, des spectacles, des conférences… J’arrête là.

         Tout cela a été possible par notre obstination et la participation de soutiens durant ces trois jours dans les stands sans lesquels il n’y aurait pas eu de fête. Merci particulièrement à nos proches d’Argenteuil qui se sont activités dans les stands, pour guider le car, et pour assurer toutes les autres tâches. Et puis, chacun a pu constater que si les anciens sont toujours là, une génération nouvelle de jeunes sont présents pour prendre le relais.

         Si nous n’avons pas réussi à remplir le car du dimanche partant d’Argenteuil, nous sommes sur la bonne voie pour le faire l’an prochain, si l’organisation accepte qu’il perdure, et si en amont de la fête, nous sommes capables de trouver les familles ouvrières et les anciens auxquels ce car est particulièrement destiné.

         Peu de militants locaux de « gauche ». C’est dommage. C’était une occasion de nous rencontrer, et de passer pour eux une ou plusieurs très bonnes journées. DM

 

Argenteuil, aux pieds princiers du Monégasque, l’impression d’un gâchis évident

 

Ni fait ni à faire, en revanche, défaire…

  


Nous avions tenté de sourire quand des agents de la Ville avaient caché avec des végétaux la base de la fresque argenteuillo-monégasque réalisée sur un pan du bâtiment multifonctionnel de la Maison de quartier du Centre. Ces arbustes viennent d’être arrachés, apparemment dans le cadre de la réalisation finale de la montée de béton des fauteuils et des poussettes dont la construction a été abandonnée il y a un an, suite à des erreurs de calcul.

         Planter des végétaux puis les arracher. Abandonner un chantier aux allures monumentales et le reprendre. Cela nous rappelle, toutes proportions gardées, les Ateliers nationaux du printemps 1848. Il fallait alors donner du travail aux travailleurs parisiens au chômage en leur faisant effectuer des travaux sans guère d’utilité.

         Faire et défaire, abandonner puis reprendre, c’est tout de même rageant en l’occurrence pour les agents de la Ville, et cela donne une fâcheuse impression de gâchis pour les habitants, alors qu’il y a tant à faire ailleurs. DM