lundi 9 juin 2025

Bayrou-Darmanin : Bas de plancher

Les démagogues

 

Ce jour-là, lui, il n’avait pas encore à Argenteuil été débarrassé de son bracelet

Bayrou et son ministre de la Justice, Darmanin, ont appelé à l’instauration de peines minimales, reprenant le mythe d’une justice trop laxiste envers les jeunes accusés de vols et violences après la victoire du PSG en Ligue des Champions.

         De telles « peines planchers », instaurées par Sarkozy puis supprimées sous Hollande, n’ont pas diminué la délinquance et, comme l’ont dit des juges, elles seraient aujourd’hui inapplicables car les prisons sont déjà plus que pleines.

         En réalité, de nombreux jeunes ont été jugés en comparution immédiate, et condamnés bien plus vite que tous les patrons délinquants ou les politiciens véreux pour qui les procédures prennent des années.

 

Argenteuil, apparemment, la municipalité à l’écoute des vieux militants du monde du travail…

 

Certes nous n’irons pas jusqu’à lui faire un ban…

 

 

Certes le décor est quelque peu désuet. Ces portes sur l’avenue Gabriel Péri qui ne permettent d’entrer nulle part ont une drôle d’allure. Mais les vieux militants de Lutte ouvrière ont tout de même été sensibles à l’attention de la municipalité à leur égard. Ce petit banc encastré dans le montant de la porte ne pouvait que nous être destiné. Merci. Pour notre permanence du vendredi soir, installée dans ce lieu depuis une vingtaine d’années, c’est parfait.

         Oui, merci pour cette délicieuse attention. Il est vrai que le maire d’Argenteuil ne nous a-t-il pas dit dernièrement à la sortie du « Cercle des poètes disparus », contestataire et poète pour un instant sans doute, que l’an prochain il irait à la fête de Lutte ouvrière ? DM

Argenteuil, le conseil municipal, à des années-lumière des très nombreux sujets traités en toute discrétion

 

Ainsi « Cadeau ! »  nous apprend la lecture de cette décision

 


 

Le rythme des conseils municipaux est faible, dernier conseil début mai, prochain début juillet. Leur ordre du jour est en général peu substantiel. Les échanges sont très limités, nulle en interne, en tout cas publiquement, pour la municipalité. Au point que l’on pourrait se demander s’il n’y a rien à discuter pour une ville de 110 000 habitants, 2500 agents territoriaux, et plus d’une quarantaine de membres de la municipalité qui émargent pour un certain montant d’indemnité. On imagine très bien que le jour où les habitants prendront vraiment le pouvoir, il y aura au minimum un conseil municipal hebdomadaire et qu’il présentera une autre allure. Certes, nous n’en sommes pas là…

         Donc, il y a bien des sujets qui se traitent en mairie, mais seulement en toute discrétion si l’on est gentil, ou en catimini des habitants si l’on est objectif. Cela donne, et ce n’est encore qu’une partie de l’iceberg, ces « décisions du maire » dont nous avons parlé. Elles sont remises à tous les conseillers, mais rarement portées à la connaissance des habitants.

         Pourtant, elles sont très intéressantes. Pour illustrer cet intérêt, je prendrai encore un exemple. Celui de la décision en photo ci-dessus. Il s’agit de l’indemnité payée par la Ville à AB-Habitat pour le prêt de la parcelle destinée à la construction de logements, à l’angle du boulevard Léon Feix et de la rue Antonin-Georges Belin. Les futurs résidents attendront un peu plus. Elle va servir comme lieu de stockage pour le matériel de réalisation de la célèbre Canopée. Et la délibération nous apprend que ce prêt du site ne coûtera à la Ville que 750 euros pour plus de neuf mois. Un vrai cadeau de la part d’ABH qui a pourtant tellement besoin d’argent.

         Il y aurait vraiment de l’intérêt à éplucher à l’avenir ces décisions du maire, par moi ? Non, par les habitants eux-mêmes. DM