Le Prolé
– Alès : un local communiste attaqué par l’extrême droite
Vendredi 30 mai, lors
de la Feria d’Alès, une douzaine de militants d’extrême droite
du Bloc montpelliérain ont provoqué une violente bagarre au café Le Prolé.
Publié le 04/06/2025
Ce lieu associatif héberge entre
autres le local du Parti communiste (PCF). Il y a eu une vingtaine de blessés,
dont un sérieux avec hospitalisation en urgence.
L’agression avait été préméditée
puisque, quelques jours auparavant, des militants du Bloc montpelliérain
étaient déjà venus apposer leurs autocollants en guise de provocation. En
choisissant le week-end de l’Ascension, où il y avait foule, les militants d’extrême
droite, armés de bombes gazeuses et de gants coqués, voulaient faire
publiquement une démonstration de force et intimider.
Pour dénoncer cette attaque, le
PCF a appelé lundi 2 juin à un rassemblement devant la sous-préfecture. Près de 1
000 personnes s’y sont retrouvées, dont des militants du Parti et des Jeunesses
communistes, de la France insoumise, de Lutte ouvrière, de la CGT, des
organisations anarchistes et des élus locaux.
Fabien Roussel, secrétaire
national du PCF, y a pris la parole, réclamant de Retailleau, ministre de la
droite extrême, qu’il dissolve ce groupuscule. Il a peu de chances d’être
entendu, tant la prolifération de tels groupuscules est encouragée, non
seulement par les résultats du RN, mais aussi par le discours raciste et anti-
immigrés de ce même ministre de l’Intérieur ou des médias aux ordres !
Et ce discours haineux peut tuer,
comme on le voit alors que l’assassinat raciste dans le Var vient s’ajouter à
celui, il y a un mois seulement, d’un jeune Malien dans la mosquée de la
Grande- Combe, toute proche.
Correspondant
LO (Lutte ouvrière n°2966)