Taxis
mobilisés : les chauffeurs ne veulent pas être roulés
Les taxis continuent de se
mobiliser contre une convention qui va faire baisser leur rémunération pour le
transport de malades. Le 26 mai, ils se sont rassemblés devant les terminaux de
Roissy et d’Orly, avant de rejoindre la manifestation près du ministère des
Transports à Paris. De telles manifestations ont eu lieu également dans
d’autres villes.
Publié le 27/05/2025
Les déclarations de la
porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, le 23 mai
affirmant que le gouvernement ne ferait « pas
machine arrière » ont eu pour résultat de
raviver la colère. La vague promesse
faite par Bayrou, le lendemain à l’issue d’une
nouvelle réunion, de «
retravailler le détail » de la convention « dès mardi », n’a pas
convaincu davantage.
Ces trajets représentent une
grande partie du chiffre d’affaires des taxis conventionnés, voire la
quasi-totalité pour tous ceux qui sont installés dans des zones rurales. «
En Charente, il n’y a pas trop d’aéroports ou de grosses gares… Faire le métier
de taxi pur et dur, comme dans les grandes métropoles, est évidemment plus
compliqué dans les milieux ruraux », explique David Bretin, président
syndical de la Fédération des taxis indépendants du département pour qui le
transport sanitaire représente entre 75 % et 80 % de son activité.
Le gouvernement cherche à faire
des économies en coupant dans les plus de 6 milliards
de dépenses de transport sanitaire, un service
devenu indispensable pour la population. Cela pénaliserait
certes les taxis, mais poserait de gros problèmes aux malades eux-mêmes, car
des mesures inciteraient les taxis à prendre plusieurs malades pour un même
trajet, et à ne pas rentrer à vide. Les patients seraient donc contraints
d’accepter cette mutualisation du transport avec toutes les difficultés
induites, comme l’allongement du temps pour se rendre à des examens ou pour en
revenir, sans parler de la menace de ne pas être remboursé dans le cas où ils
ne prendraient pas les taxis conventionnés.
À raison, les taxis s’organisent
car ils n’acceptent pas d’être sacrifiés. Toutes celles et tous ceux qui, dans
les classes populaires, sont visés par ce qui est une aggravation des
conditions d’accès aux soins, auraient toutes les raisons de faire de même.
Aline Retesse (Lutte ouvrière
n°2965)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
-Aujourd’hui dimanche 1er juin, de 10 h.15 à 10 h.55
devant l’Intermarché du Centre ;
Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;
Lundi 2 juin, de 18 à 19 heures, centre commercial de
la cité des Raguenets de Saint-Gratien.