samedi 31 mai 2025

La fête de Lutte ouvrière des 7, 8, et 9 juin prochains à Presles : l’histoire de l’humanité, une bien longue histoire. La Préhistoire bien présente à la fête.

 



 

Cette fête est destinée à tous. Profitons-en !

 

Le dimanche 8 juin, nous bénéficions exceptionnellement d’une navette unique mais gratuite pour se rendre et revenir de la fête de Lutte ouvrière en partant d’Argenteuil. Elle partira à 9 heures à l’entrée du parc de la mairie boulevard Léon Feix. Elle repartira de la fête à 19 heures. Elle permet de vivre une dizaine d’heures sur la fête. Elle convient totalement aux anciens et aux familles avec enfants. Ces derniers accompagnés bénéficient de la gratuité jusqu’à 14 ans. Bien sûr, pour les autres comme pour tous, il faut se munir de la carte d’entrée, jusqu’à dimanche prochain, 20 euros pour les trois jours.

         Il reste des places à ce jour dans ce car. Nous aimerions tant que le car soit plein cette année, ce qui justifiera que nous puissions à nouveau bénéficier du même service l’an prochain. Je pense particulièrement aux familles à revenus modestes. Pour les enfants, avec peu de dépenses sur place, c’est le bonheur assuré.

         Alors parlez-en autour de vous, faites circuler, faites que les inscriptions arrivent vite maintenant auprès de moi-même, Dominique 0699499864, MDommarie@aol.com

 

Jusqu’à mercredi prochain, la carte d’entrée pour les trois jours coûte 20 euros. C’est gratuit pour les enfants accompagnés jusqu’à 14 ans. On peut encore me la réserver à ce prix jusqu’à mercredi 4 juin midi. Ensuite pour les 15 jours qui viennent, elle coûtera 20 euros.

         Un car gratuit partira d’Argenteuil à 9 heures le dimanche seulement, et y reviendra (départ de Presles à 19 heures). Il faut s’y inscrire.

         Pour les billets d’entrée, lors de nos permanences, et me joindre. Dominique : 0699499864 ou MDommarie@aol.com

vendredi 30 mai 2025

Nathalie Arthaud, une interview sur lemediatv.fr

De PSA au PSG, il n’y a qu’un pas. Stellantis - Poissy

Stellantis – Poissy

De PSA au PSG, il n’y a qu’un pas

Le 5 mai, le journal L’Équipe révélait que les villes de Poissy et Massy étaient les mieux placées pour accueillir le futur stade du PSG et, autour du stade, un énorme complexe commercial, d’hôtels, de cinémas et de restaurants.

Publié le 27/05/2025

 


Si Poissy était choisie, ce complexe se situerait sur les terrains de l’usine Stellantis. Cela a évidemment suscité de nombreuses discussions parmi les travailleurs. D’autant plus que dans leurs interventions publiques, les élus politiques du département et de la région ne fermaient pas la porte à ce projet, bien au contraire. Et le 20 mai, lors d’une réunion de CSE, la direction a avoué qu’effectivement elle était en discussion avec le PSG pour lui vendre les terrains de l’usine. Dans la foulée, elle promettait, la main sur le cœur, pour tenter de rassurer les salariés de l’usine, qu’elle envisageait d’en garder une partie pour y développer un projet industriel. Les travailleurs avaient donc la preuve que la direction négociait, depuis des mois, dans leur dos, la vente des terrains une fois la production de l’Opel Mokka terminée.

Chez tous les travailleurs qui continuaient à penser que la direction ne pouvait leur mentir à ce point, cela a créé une onde de choc. Le syndicat Sud ayant donné l’alerte depuis longtemps, beaucoup disaient tout haut que « c’est Sud qui avait raison depuis le début et qui disait la vérité ». Puis, les discussions se sont encore amplifiées quand, à France Info, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France a affirmé qu’il n’y aura plus de fabrication de voitures à Poissy, ajoutant, comme toute bonne politicienne, qu’elle voulait un projet industriel en face de celui du PSG mais sans s’opposer au projet de Stellantis de fermer l’usine.

Parmi les travailleurs, l’écrasante majorité ne croit pas une seconde à la coexistence d’un « PSG Land » et d’un site industriel. Et ce d’autant plus que le projet industriel dont parle la direction serait de créer une activité dite de recyclage de voitures. En clair, ce serait désosser des épaves et les envoyer à la ferraille ou dans une casse. Les travailleurs concluent logiquement que « si le Qatar achète les terrains pour faire son PSG Land, il ne laissera pas une casse automobile et des ferrailleurs en face d’un hôtel quatre étoiles ».

En effet, non seulement l’installation du stade du PSG ne protégera pas les 2 500 emplois de l’usine de Poissy, mais l’arrêt de la fabrication de voitures va menacer des milliers d’emplois de sous-traitants qui fournissent l’usine de Poissy. Pour les travailleurs, qu’ils soient de Stellantis Poissy ou sous- traitants, la bataille principale concerne les garanties qu’ils devront imposer à Stellantis pour continuer à faire vivre leur famille après l’arrêt de la production de l’Opel Mokka. Et au travers de cet épisode du PSG, que le stade arrive à Poissy ou pas, les travailleurs auront fait l’expérience des mensonges de la direction et du secret de ses négociations pour tirer le maximum de profit sur la fermeture de l’usine.

Cela ne peut qu’aider les travailleurs à prendre conscience qu’ils ne pourront compter ni sur ceux des syndicats qui relaient avec zèle les mensonges de la direction, ni sur les politiciens qui travaillent pour elle. Ils ne devront compter que sur leurs propres forces et sur leur mobilisation.

                                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2965)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 30 mai, de 11 heures à midi, au marché Héloïse ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-Samedi 31 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-de 15 à 17 heures au carrefour Babou ;

Dimanche 1er juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 2 juin, de 18 à 19 heures, centre commercial de la cité des Raguenets de Saint-Gratien.

 

Pouvoir d’achat, à Angers, des agents territoriaux des crèches en colère

 Ville d’Angers : “ras-le-bavoir !”

Jeudi 22 mai, plus de 150 travailleuses municipales employées dans les crèches de la ville d’Angers se sont retrouvées devant la mairie pour revendiquer le versement sur leur salaire d’un « bonus attractivité » de 100 euros net. Elles étaient encore plus d’une centaine en grève le lendemain.

Publié le 27/05/2025 

Ce bonus étant touché par leurs collègues de Cholet, Saumur et Nantes, ces travailleuses ne voient pas pourquoi elles en seraient exclues car, comme elles le disent haut et fort, « l’amour du métier ne paye pas les factures ». À leur revendication, Béchu, maire Horizons et ex-ministre de Macron, répond qu’il aurait déjà revalorisé leurs salaires récemment, et il a même écrit aux parents en ce sens. Mais les mini-coups de pouce ne font pas un salaire décent. Les 2 000 euros ne sont souvent atteints qu’au bout de trente ans, quand on commence à être bien usée, physiquement et psychologiquement.

La pétition en faveur du bonus a déjà été signée par plus de 170 travailleuses des crèches sur 220, et elle l’est par de plus en plus de parents, visiblement pas convaincus par le message du maire. Ils comprennent bien l’exaspération des agentes quand elles affichent sur leurs pancartes : « Les couches sont pleines, pas le porte-monnaie ».

« Je ne désespère pas d’un retour à la raison », a osé déclarer Béchu après la première manifestation. Cela explique peut-être le succès de la suivante ! Il argue qu’il n’y aurait pas assez d’argent dans les caisses municipales pour attribuer le bonus, dont 66 % du montant serait versé par la CAF jusqu’en 2027. Comme si 34 euros par mois pour 220 agentes allaient ruiner la municipalité...

Selon l’élue chargée des relations humaines, les éducatrices, puéricultrices et auxiliaires devraient être contentes de leur sort, car leurs métiers seraient encore moins bien payés dans le privé. L’argument, pathétique, ne fait qu’illustrer le bas niveau général des salaires. Sur le même thème, le maire s’est fait menaçant, évoquant une éventuelle cession des crèches au privé, si d’aventure elles devenaient trop chères à cause des hausses de salaires.

Les élus expliquent aussi que verser le bonus obligerait à augmenter les impôts locaux. Cette ritournelle vise à introduire un coin entre les grévistes et la population. Mais c’est un mensonge : la ville aurait tout à fait les moyens de verser cette prime, à condition de cesser les « aides au développement économique » qui ne profitent qu’aux capitalistes, et de renoncer au coûteux projet d’armer les policiers municipaux.

Un bonus n’équivaut certes pas à une augmentation du salaire de base. Mais il est curieux de voir Béchu rejeter le « bonus attractivité » créé en 2024 par un gouvernement Attal... dont il faisait partie.

La grève dans les crèches angevines, d’une ampleur sans précédent, démontre en tout cas que les travailleuses qui les font tourner ne s’en laissent pas compter. Leur mouvement est sans doute loin d’être terminé.

                                                Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2965)