lundi 14 avril 2025

Impôts : l’État sert la bourgeoisie avec l’argent des travailleurs

Tant que le Capital tirera toutes les ficelles

 

 

Alors que s’ouvre la période de déclaration des revenus, les données officielles elles-mêmes révèlent que, sur les 45 % de foyers fiscaux acquittant un impôt sur le revenu, les 10 % les plus riches sont les seuls à avoir vu leur taux d’imposition réel baisser en 2024 ! Entre abattements et crédits d’impôt, les plus fortunés savent actionner toutes les ficelles pour verser un minimum d’argent au fisc.

         Cela alors que la CSG (128 milliards d’euros en 2024) et la TVA (232 milliards) rapportent chacune bien plus à l’État que l’impôt sur le revenu (83 milliards). Or ces impôts sont encore plus injustes, la CSG frappant tous les salariés et la TVA tous les consommateurs jusqu’aux plus démunis.

         « L’impôt saigne le malheureux », dit l’Internationale. De plus en plus…

 

Dassault – Cergy : on bosse ensemble, luttons ensemble

Dassault – Cergy : on bosse ensemble, luttons ensemble

Près de 200 travailleurs ont débrayé début avril à l’usine Dassault de Cergy, dans le Val-d’Oise. Selon les syndicats, ils ont été près de 2 000 à faire de même, sur l’ensemble des usines, et 500 sur le seul site de Mérignac.

Publié le 09/04/2025

Ce mouvement fait suite à l’annonce d’une augmentation de salaire inférieure à 2 %, alors que les actionnaires, c’est-à-dire la famille Dassault pour l’essentiel, se partagent un milliard d’euros de dividendes. Et comme ils n’en ont jamais assez, le PDG annonçait dans la foulée la diminution prochaine des sommes versées au titre de la participation. Cette mesure n’a fait qu’amplifier le mécontentement des travailleurs, quelques ingénieurs du bureau d’étude de Saint-Cloud se joignant même, de façon tout à fait inhabituelle, à la protestation.

À Cergy, les travailleurs sous contrat Dassault représentent moins de 50 % de l’effectif de l’usine, laquelle en compte plus de 1 300 au total. La direction veille en effet à faire intervenir sur le site près d’une dizaine d’entreprises dites prestataires, dont Safran et Potez, lesquelles, tout comme Dassault, utilisent à tour de bras les contrats d’intérim. Cette stratégie vise à éviter que ceux qui travaillent ensemble sur les mêmes avions ne défendent ensemble leurs intérêts. Mais ce n’est pas gagné pour la direction.

En effet, les gestes de solidarité ne font pas défaut de la part de beaucoup de ces travailleurs durant les débrayages : les pauses cigarette s’enchaînent tandis que d’autres veillent à siroter un café, voire deux, et que la majorité ne montre guère de cœur à l’ouvrage : preuve qu’il serait possible de donner une perspective de lutte collective. D’autant que, par exemple, les travailleurs de Safran enchaînent dans le même temps les débrayages pour les salaires sur plusieurs sites du groupe.

Pour autant, les syndicats de Dassault, CGT comme CFDT, se gardent bien d’offrir une telle perspective d’ensemble : ils ignorent ainsi superbement plus de la moitié des travailleurs, lesquels ne pourraient que renforcer la confiance en une lutte commune afin de se donner les moyens de faire reculer Dassault de façon significative.

                                          Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2958)

 

Argentine : grève contre l'austérité

 

La seule voie

 

 

Le 10 avril, les principaux syndicats argentins ont organisé une journée de grève contre la politique de Javier Milei. La grève a été particulièrement suivie dans les transports, les gares, et les aéroports. 

         La politique violemment anti-ouvrière de Milei, arrivé au pouvoir en 2023, marquée notamment par des mesures d'austérité contre les services publics utiles à la population, sera très certainement encore bien des fois contestée par de nombreux travailleurs argentins.