lundi 7 avril 2025

Intermarché : non aux licenciements !

Le casino capitaliste

 

 

En octobre 2023, Intermarché a racheté 294 magasins au groupe Casino en faillite. Aujourd'hui, Intermarché annonce la fermeture de 28 de ces magasins, jugés trop peu rentables : 680 travailleurs seraient licenciés.          Pourtant le chiffre d’affaires du groupe Intermarché a cru de 7,7 % en 2024 et il se vante d'avoir attiré 2 millions de clients de plus.

         Puisque l'argent rempli les caisses des actionnaires, il y a largement de quoi maintenir les emplois de tous les salariés du groupe.

 

Éducation physique à l’école : médaille en toc

Brassage de vent, un nouveau sport des prochains Jeux ?

 

 

Élisabeth Borne, ministre de l'Éducation a annoncé la mise en place de tests de forme physique en sixième. En effet des enfants ne font pas assez d'activité physique.

         Mais ce sera du travail en plus pour les enseignants d’éducation physique sans recrutement supplémentaire. Et surtout cette mesure ne compensera pas les coupes de 108 millions d'euros (hors JO) dans le budget du ministère des Sports. Cette baisse de 14 % l'amène au plus bas niveau depuis 5 ans…

         Autant dire que le seul sport pratiqué par le gouvernement, c'est le brassage de vent.

 

Fouilles policières à la porte des établissements scolaires. Très loin d’une solution au trafic de drogue et à la délinquance. Une réaction salutaire dans un lycée de la banlieue parisienne

Lycée René Cassin – Gonesse : “ Non aux fouilles ! ”

Depuis quelques semaines, les élèves du lycée René Cassin à Gonesse, en banlieue parisienne, ont subi à trois reprises à l’entrée de l’établissement des fouilles de sacs et mêmes des palpations par des policiers venus par surprise et en force.

Publié le 02/04/2025

 

 

Les policiers prétendent ainsi assurer la sécurité parce qu’il y a eu des bagarres dans la ville. En réalité, ces fouilles répondent à la démagogie sécuritaire des ministres Borne et Retailleau qui ont promis leur multiplication aléatoire devant les établissements scolaires. C’est d’autant plus révoltant que, dans le même temps, les lycéens de Gonesse subissent l’appauvrissement des classes populaires et le manque de moyens dans l’éducation : lycée saturé, poste d’infirmière non pourvu pendant la moitié de l’année passée, classes à 35 élèves…

Beaucoup d’élèves ont ressenti à juste titre ces fouilles répétées comme une forme d’humiliation et d’injustice les assimilant à des délinquants. Les enseignants, également choqués, se sont mobilisés par la grève à deux reprises. L’indignation a encore été renforcée par l’arrestation abusive au lycée d’un élève mineur innocent. Un rassemblement devant l’établissement associant des enseignants et des élèves avec pancartes et slogans criés au mégaphone a permis de montrer qu’ils ne se laissaient pas intimider et d’exprimer ensemble leur rejet de ces pratiques policières visant à mettre la jeunesse au pas.

                            Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2957)