samedi 25 janvier 2025

Le Parti socialiste et la dernière motion de censure. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

PS : pas une trahison, une habitude

Publié le 22/01/2025

Après plusieurs jours d’hésitations sur l’air du « retenez-moi, ou je fais un malheur », le PS a finalement choisi de ne pas voter la motion de censure soutenue par le reste du NFP.

De toute façon, la censure n’aurait pas pu être adoptée sans le RN, dont les députés ont choisi de s’éclipser avant le vote.

Pendant près d’une semaine, le PS a prétendu faire de la suspension de la réforme des retraites une « ligne rouge » pour déterminer sa position vis-à-vis de la motion de censure, avant d’y renoncer finalement.

Pour justifier leur position, les dirigeants du PS mettent en avant l’ouverture d’une conférence sociale sur les retraites et de prétendues concessions qu’ils auraient obtenues de Bayrou, comme l’annulation de mesures prévues par le précédent gouvernement : les 4 000 suppressions de postes dans l’Éducation nationale, des coupes dans le budget de l’Outre-mer, le déremboursement de médicaments, ou l’instauration de jours de carence supplémentaires pour les fonctionnaires. Ce qu’Olivier Faure omet cependant de préciser, ce sont les mesures que Bayrou prévoit de prendre en remplacement, pour réaliser les 32 milliards d’euros d’économie auxquelles il n’a pas du tout renoncé !

La manœuvre du PS vise à le replacer dans le jeu politique, voire comme prétendant à la succession de Macron en 2027. Le reste du NFP, c’est-à-dire les écologistes, le PCF et surtout LFI, a fait mine de s’insurger contre la décision du PS. Il faut oser ! Non seulement c’est leur alliance qui a remis en selle un PS bien mal en point, mais c’est leur politique de front républicain qui a conforté Macron et les siens, dont Bayrou.

Pourtant, au-delà de leurs désaccords et de leurs alliances et séparations, la gauche est unie sur le fond : faire croire aux travailleurs qu’ils peuvent défendre leurs conditions de vie par des manœuvres électorales.

                                                        Sacha Kami (Lutte ouvrière n°2847)

 

Frontières : Trump, une politique d’immigration meurtrière

 

Le même mécanisme démagogique des deux côtés de l’Atlantique

 

 

Donald Trump a fait de son investiture un spectacle. Il a publié une série de décrets, notamment sur l’immigration. Dès le lendemain une application qui gère les demandes d’asile des migrants à la frontière était fermée, tous les rendez-vous pris étaient annulés, des milliers de personnes qui avaient jusque-là espéré pouvoir franchir légalement la frontière se retrouvent coincés.

         En augmentant les difficultés des migrants, les gouvernements les contraignent à prendre plus de risques et aggraveront le nombre de morts aux frontières. Nous connaissons bien ce mécanisme en Europe.

Suicides à France Télécom et les serviteurs de tout un système

Reste à renverser le système capitaliste

 


 

La Cour de cassation vient de confirmer la condamnation de l’ex-patron de France Télécom (aujourd’hui Orange) et de son numéro 2 pour leur responsabilité des suicides de 19 salariés de l’entreprise il y a une quinzaine d’années.

         C’est bien la moindre des choses pour ce patron qui avait dit qu’il se débarrasserait de 22 000 travailleurs « d’une façon ou d’une autre par la fenêtre ou par la porte ». Mais leur peine est légère puisqu’aucun d’entre eux ne fera de prison.

         Reste à renverser le système capitaliste, car c’est dans ses gènes que de se débarrasser au moindre coût de travailleurs après les avoir pressés comme des citrons.