samedi 25 janvier 2025

Argenteuil, La Seine pour horizon, encore très loin d’une vraie démocratie locale

 

Bisounours et impression de manque de sincérité

 

        Photo de Frédéric Lefebvre-Naré

La réunion d’information concertation qui s’est tenue avant-hier devant une salle pleine dans l’auditorium de l’hôtel de ville s’est déroulée dans les meilleures conditions. Rien à voir avec l’ambiance d’antan. Pour le maire, que chacun s’exprime (même Dominique Mariette ! ) et affirmant que tout est possible dans cet aménagement de l’espace en question. Le militant du Comité Jean Vilar, Frédéric Lefebvre-Naré a fait un excellent compte-rendu de la soirée sur le site :

http://engagespourargenteuil.fr/

         Certes, les participants ont pu se familiariser avec l’espace directement concerné par le futur projet. Pour résumer, l’espace Jean Vilar auquel est adjoint dorénavant l’espace Pierre Guienne, du foyer des travailleurs rue des Remparts à la cité Emmaüs face à la sous-préfecture, qui inclut le Centre Technique Municipal et le premier hôpital de la Ville. Pour le reste, toujours pas, on ne connaît guère les intentions de la municipalité sur ses projets et ses contacts concernant l’espace en question.

         Les intervenants ont beaucoup parlé d’autres choses, mais peu finalement du sujet et du territoire concerné, sauf les membres du Comité Jean Vilar qui sont intervenus nombreux. Car c’est bien là le souci. On peut discuter des berges et de la RD311, mais c’est le conseil départemental qui en a la responsabilité. Même chose pour les différents propriétaires du secteur (Foyer Adoma, cité Emmaüs…) avec lesquels les discussions risquent d’être longues. En revanche, l’avenir de l’espace Jean Vilar dépend uniquement de la Ville. Là, le temps presse. La salle des fêtes est abandonnée et se dégrade. Il faut faire vite.

         La réunion m’a donné l’impression de manquer de sincérité et n’être qu’un exercice de présentation du nouveau style, « démocratique » et amical qu’elle veut se donner. Faire vite oublier l’affaire Jean Vilar pour aller sereinement vers les élections municipales de mars 2026 ? DM

vendredi 24 janvier 2025

Cisjordanie : l'État d'Israël continue sa guerre

Une trêve bien limitée et entre deux guerres contre les peuples

 

 

Le cessez-le feu est à peine entré en vigueur à Gaza, que sous couvert d’« éradiquer le terrorisme », l’armée israélienne a lancé une opération contre les Palestiniens de Cisjordanie à Jénine.

         Ces bombardements et attaques, dont certaines menées par des milices de colons et qui ont probablement reçu le feu vert de leur parrain américain, ont déjà fait déjà dix morts et des dizaines de blessés.

         Sous le talon de fer de l'État israélien, agent des grandes puissances impérialistes au Moyen-Orient, la paix n'est qu'une trêve entre deux guerres contre les peuples.

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui 24 janvier, de 10 h.45 à 11 h.45 au marché Héloïse ;

-de 16 h à 16 h.45 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 25, de 10 heures 30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-et de 9 heures 30 à 10 h.30 au marché de la Colonie ;

Lundi 26 janvier, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 


 

 

Arrêts maladie : fonctionnaires toujours attaqués

 Arrêts maladie : fonctionnaires toujours attaqués

Publié le 22/01/2025

Le gouvernement Barnier avait prévu dans son projet de budget d’instaurer pour la fonction publique trois jours de carence au lieu d’un seul.

Il était aussi prévu de diminuer l’indemnité de congé maladie qui ne serait plus pris en charge qu’à 90 % au lieu de 100 %. Ces deux mesures devaient économiser 1,2 milliard d’euros aux dépens des travailleurs de la fonction publique, dont 300 millions pour l’augmentation du nombre de jours de carence et 900 millions pour la baisse de l’indemnité.

Dans une lettre envoyée aux groupes parlementaires, Bayrou a indiqué qu’il ne conserverait pas dans son budget l’augmentation du nombre de jours de carence. Aussitôt, le PS s’en est félicité et a présenté cet abandon comme justifiant le non- vote de la motion de censure. Mais le gouvernement a conservé la mesure qui fait le plus mal : la baisse de 10 % des indemnités d’arrêts maladie. Il vient d’ailleurs de la faire adopter par un amendement au Sénat.

Les ministres osent justifier leur attaque comme un moyen de rétablir un prétendu équilibre avec les travailleurs du privé, en tentant de faire vibrer la corde de la division.

Les travailleurs du public paieront à plusieurs titres ce recul de leur droit à l’arrêt maladie : tout d’abord par une baisse de leur rémunération, évaluée à 150 euros en moyenne annuellement par agent, bien plus, en cas de congé de longue durée. Mais en raison de la pression à venir travailler même malades, les travailleurs paieront aussi cette mesure par la détérioration de leur santé.

Enfin, privés de confinement, les virus et bactéries pourront d’autant plus se répandre parmi les collègues, usagers, patients ou élèves. Ce sont les vrais gagnants de la réforme… avec les autres parasites que sont les milliardaires du CAC40, qui n’ont jamais besoin d’arrêts-maladie car ils font de l’argent en dormant sur leur yacht.

                                                 Christian Bernac (Lutte ouvrière n°2947)

Indiens d’Amérique, Leonard Peltier, défenseur des Amérindiens, libéré après 49 ans d’injustice

Un État contre ceux qui relèvent la tête

 

 

Avant de quitter la Maison Blanche, Biden a sorti de prison le militant amérindien Leonard Peltier, qui purge une condamnation à perpétuité sous une accusation d’assassinat de deux agents du FBI, en 1975.

         Peltier a toujours clamé son innocence. Le dossier d’accusation constitué à base de faux témoignages visait un militant qui dénonçait les injustices et le racisme dont étaient victimes les Amérindiens. Malgré les campagnes internationales pour sa libération, les gouvernements américains, républicains comme démocrates, l’ont maintenu en prison des décennies, comme des militants noirs américains tel Mumia Abu-Jamal.

         Biden a tenter de redorer son blason avant de passer la main à Trump, mais les manœuvres de la justice et du FBI contre ceux qui relèvent la tête se poursuivront.