mercredi 22 janvier 2025

Santé : en maladie, maintien des salaires !

 

Pas trois, pas deux, pas une !

 

 


Les travailleurs de la fonction publique continueront à avoir un jour de carence en cas d’arrêt-maladie après que Bayrou a annoncé renoncer aux trois jours.

         Ce n’est pas un cadeau. Il ne devrait pas y avoir même une heure de carence, ni pour les travailleurs du public ni pour ceux du privé. En cas d’arrêt-maladie, le salaire devrait être maintenu intégralement en prenant sur les fortunes des actionnaires qui pètent de santé.   

 

La rue, barbarie d’un pays riche

 

Combien de morts en 2025 ?

 

 

Au moins cinq personnes vivant à la rue sont mortes de froid ces derniers jours. Chaque année le drame se répète avec les vagues de froid, sans surprise en hiver. L’État ne met pas les moyens pour parer à l’urgence, ne serait-ce qu’en planifiant l’ouverture de lieux d’accueil en nombre suffisant.

         Cette société prétendument très civilisée qui produit de plus en plus de misère est incapable de donner un logement à tous, ce qui serait un minimum. Pire, tous les ans elle condamne à mort des sans domicile fixe, et l’État s’en lave les mains.   

mardi 21 janvier 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 20 janvier 2025 : Trump, le vrai visage du capitalisme et de l'impérialisme

 Trump, le vrai visage du capitalisme et de l'impérialisme

 Publié le 20/01/2025

 

 

C’est l’heure du retour triomphal de Trump à la Maison-Blanche et l’heure du grand cinéma puisqu’il doit être à la hauteur de son personnage : un homme fort, riche, puissant et culotté comme lui ne peut que frapper un grand coup.

Une centaine de décrets seraient prêts à être signés : droits de douane, amnistie de ses partisans qui avaient assailli le Capitole en janvier 2021, opération d’expulsion de masse des sans-papiers, déréglementation environnementale… Trump prétend tout changer à un train d’enfer.

Et tous les commentateurs chantent la même musique : plus rien ne sera comme avant, avec Trump, c’est le règne du rapport de force et la loi du plus fort. Comme si c’était une nouveauté ! Comme si l’impérialisme américain, qui façonne le monde depuis plus d’un siècle, venait de naître ! Et comme si le capitalisme n’était pas, depuis sa naissance, le règne des milliardaires !

Bien sûr, Trump va gouverner avec et pour les milliardaires. Mais Biden et tous les présidents américains l’ont toujours fait, et on peut dire qu’ils ont réussi, puisqu’avec 735 milliardaires, les États-Unis détiennent le record du monde. La seule différence, c’est que Trump veut que cela se voie et se sache. Par-dessus tout, il veut la reconnaissance de ces mêmes milliardaires.

Et il l’a obtenue, puisqu’à l’occasion de son investiture, Trump a créé une concentration inédite de milliardaires au m2. Au premier rang se tenaient les trois hommes les plus riches de la planète : Elon Musk (Tesla, SpaceX et X), à qui Trump a confié la mission de tailler dans la dépense publique ; Mark Zuckerberg, le propriétaire de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) et Jeff Bezos, fondateur d’Amazon et d’une entreprise spatiale, Blue Origin, rivale de SpaceX.

À eux trois, ils pèsent mille milliards de dollars, alors que 60 % des Américains n’ont aucune économie et que 800 000 vivent dans la rue ! Mais ils ne doivent pas leur fortune et leur monopole à Trump, ils la doivent aux travailleurs qu’ils exploitent aux États-Unis et partout dans le monde.

Au son du « Make America great again », Trump revendique un ultra-patriotisme. Mais là encore, il ne fait que poursuivre la politique protectionniste engagée par Biden. Sans tambour ni trompette, celui-ci a renforcé la puissance économique des États-Unis qui aspirent près de la moitié des capitaux financiers de la planète et concentrent la plus grande partie des investissements industriels mondiaux.

Quant à la guerre commerciale et la pression de l’impérialisme des États-Unis sur le monde, elles n’ont vraiment rien de nouveau. La première puissance mondiale n’a jamais cessé de pousser ses pions partout sur la planète et a toujours imposé sa loi, y compris en Europe, en position de vassale depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Et que Trump ne se fasse pas passer pour une force de paix ! C’est la puissance américaine qui a poussé à la guerre entre l’Ukraine et la Russie et l’alimente depuis près de trois ans. C’est aussi elle qui couvre les crimes de l’État d’Israël depuis plus de 75 ans et qui l’arme. Trump a peut-être aujourd’hui intérêt à imposer à Netanyahou à Zelensky qu’ils signent un cessez-le-feu, cela ne le transforme pas en pacifiste !

S’il y a un cessez-le-feu durable dans ces deux régions, ce sera la paix des cimetières. Une paix qui ne fera que consacrer un rapport de force entre grandes puissances et la possibilité pour elles de continuer leur pillage et leur oppression, loin des aspirations des peuples à vivre dans la liberté et dans la paix.

La nouveauté avec Trump, c’est qu’il ne veut même plus faire semblant de mettre des limites à l’exploitation des hommes et de la planète, comme ont pu le faire d'autres dirigeants avant lui, et comme les nôtres voudraient continuer à le faire.

Avec lui, finie la régulation qui ne régule rien ! Finis les règlements qui ne sont jamais respectés par les capitalistes ! Vive la loi de la jungle, la chasse aux sans-papiers pour diviser les travailleurs, les attaques contre les droits des femmes et des minorités, les mensonges et la manipulation des plus puissants au travers des réseaux sociaux !

Plus qu’une nouveauté, Trump est une piqûre de rappel : le capitalisme progressiste à visage humain n’existe pas. À sa base, il n’y a que la loi des plus riches qui profite aux plus grands prédateurs.

Mais rappelons-nous aussi que ces rois de la jungle capitaliste ne sont rien sans les travailleurs. Et il ne dépend que de nous, de notre révolte et de notre organisation de sortir de cette jungle pour fonder une société véritablement humaine.

                                                              Nathalie ARTHAUD

Licenciements : BP « simplifie », la finance se réjouit

Pour les actionnaires, c’est simple. Pour la société, c’est catastrophique

 

 

4700 postes supprimés annoncés en 2025 sur les 88 000 que le groupe pétrolier BP compte dans plus de 60 pays à travers le monde : c’est ce que son PDG appelle un programme de « simplification », qui enverra au chômage des milliers de travailleurs supplémentaires, auxquels se joindront ceux de la sous-traitance évalués à 3000 dans sa déclaration à la presse.
         La « réduction des coûts » invoquée a été bien accueillie par la Bourse qui a aussitôt vu grimper le cours de l’action BP. L’expropriation de ces groupes capitaliste et un monde dirigé par les travailleurs économiserait l’entretien de ces parasites de la finance, éviterait l’incertitude permanente quant à son emploi, bref, ça rendrait vraiment la vie plus simple