Macron :
recherche coalition
Publié le 11/12/2024
La censure ayant été votée et
Barnier ayant démissionné, Macron a gratifié les auditeurs d’un nouveau
discours, jeudi 5 décembre. Il en ressortait que, à l’exemple de ce qui a
été fait pour Notre-Dame ou pour les Jeux Olympiques, un « gouvernement
d’intérêt général » pourrait inaugurer une politique et un espoir.
Le président a donc convié à
l’Élysée les chefs des partis représentés au Parlement, sauf ceux de LFI et du
RN, d’abord séparément, puis tous ensemble mardi 10 décembre. Macron vise
un gouvernement dont le soutien ou du moins la promesse de non-censure irait de
la gauche, PS, PCF et écologistes, à la droite LR, en passant par ses amis, de
moins en moins fiables, du centre.
Un nouveau gouvernement
sortira-t-il de ces palabres ? En tout cas la politique qu’il devrait mener
n’est pas vraiment en débat. Tous les partis, y compris les deux prétendus
pestiférés, sont pour la continuité de l’État, la pérennité de l’exploitation
et de la propriété capitaliste et, partant, pour le renforcement du budget
militaire, les diverses ponctions sur la population ne serait-ce que par les
vagues de licenciements, la défense des trusts nationaux dans la crise qui
s’annonce, aux frais des travailleurs. La vraie question qui se pose dans « l’arc
républicain », comme dit Macron, est celle du prix politique à payer pour une
non-censure.
Or Macron lui-même constitue
l’obstacle au recrutement d’un gouvernement. La cote des dirigeants politiques
est basse, mais celle de Macron est plus basse encore. Il est directement
responsable de la crise politique actuelle, même les plus respectueux des
commentateurs le disent désormais. Il est aussi rendu responsable de la crise
sociale et des coups qui accablent les classes populaires et jusqu’aux petits patrons,
paysans et commerçants. Ce rejet profond effraie même les ministres pressentis.
Chaque parti, chaque ministrable pèse donc les avantages et les inconvénients
d’accepter un poste. Il gagnerait peut-être à apparaître comme un responsable
prêt à faire un pas pour que le pays soit gouverné mais il perdrait aussi
beaucoup en s’embarquant avec Macron et en cautionnant un président discrédité.
Macron tient par la grâce de la
Constitution. Il a affirmé qu’il ne démissionnerait pas et fait ainsi ce qu’il
peut pour assurer à la bourgeoisie française un minimum de stabilité politique.
Les autres chefs de parti vont sans doute hésiter encore à se compromettre avec
lui.
Il est vrai que tout cela
n’empêche pas l’appareil d’État d’accomplir, bon an mal an, son travail au
service du grand capital.
Paul
Galois (Lutte ouvrière n°2941)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région
:
Aujourd’hui jeudi 12 novembre, de 16 h.45 à 17 h.30, entrée de la
mairie ;
Vendredi 13 décembre, de 16 h.30 à 17 h.15, marché du Val-Nord.
Et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;
Samedi 14 novembre : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;
-de 10 h.30 à midi, centre Cl de la cité Joliot-Curie ;
-de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan au Val-Sud,
-et de 11 h. à midi au marché de la Colonie.
Dimanche 15 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du
Centre ;
Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;
Lundi 9 décembre, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à
Saint-Gratien.
Réservez
votre place pour notre banquet local du samedi 25 janvier 2025 prochain à
L’Atrium. Le prix : 17 euros, 8 euros pour les enfants de moins de 14 ans.