samedi 14 décembre 2024

Rwanda 1994 : la France complice du génocide

 

Cela s’appelle la « justice »

 

 

La cour d’appel de Paris a confirmé, mercredi 11 décembre, le non-lieu rendu en octobre 2023 dans l’enquête sur l’inaction de l’armée française lors des massacres de Bisesero, au Rwanda en 1994. 

         Ce jugement confirme donc, une fois de plus, le refus des institutions judiciaires de mettre en cause les militaires français, accusés d’avoir été complices des génocidaires du Rwanda qui ont assassiné 800 000 personnes, majoritairement des Tutsis, mais aussi des Hutus opposants à la dictature alors en place. 

         Mais cette affaire rappelle aussi la responsabilité du gouvernement français de l’époque, dirigé par l’homme de droite Balladur, sous la présidence du socialiste Mitterrand, qui ont soutenu cette dictature et ses milices responsables des massacres pour défendre les intérêts de l’impérialisme français dans cette région d’Afrique. 

Argenteuil et le blason, quand les preux et pieux chevaliers blasonnent à qui mieux-mieux

Et l’affaire a coûté combien d’écus ?

 

 

La collection des blasons d’Argenteuil vient de s’accroître d’un exemplaire supplémentaire à l’occasion de la cérémonie d’amitié argento-monégasque de lundi dernier.

         Quand on aime certes il n’y a pas de limite à l’action et à la dépense. Mais observons-bien. Sur cet emblème nouveau qui fait tout de même vieille France, il manque une couronne. Allons-nous vers une restauration monarchique à Argenteuil et la création d’une nouvelle principauté pour combler le manque ?

         Pour répondre aux critiques de ceux qui s’opposent à ces « grands » projets pour la Ville, la municipalité leur répond régulièrement que ce sont des vieux ringards qui regardent vers le passé.

         En l’occurrence, tout de même, elle les bats à plate-couture. Elle aurait pu néanmoins pour l’occasion amener quelques pieux chevaliers montés sur leur destrier. Ils manquent. DM

 

vendredi 13 décembre 2024

Crise politique, premier ministre nommé aujourd'hui ou pas, les données du problème. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière paru mercredi soir.

 Macron : recherche coalition

Publié le 11/12/2024

La censure ayant été votée et Barnier ayant démissionné, Macron a gratifié les auditeurs d’un nouveau discours, jeudi 5 décembre. Il en ressortait que, à l’exemple de ce qui a été fait pour Notre-Dame ou pour les Jeux Olympiques, un « gouvernement d’intérêt général » pourrait inaugurer une politique et un espoir.

 

Le président a donc convié à l’Élysée les chefs des partis représentés au Parlement, sauf ceux de LFI et du RN, d’abord séparément, puis tous ensemble mardi 10 décembre. Macron vise un gouvernement dont le soutien ou du moins la promesse de non-censure irait de la gauche, PS, PCF et écologistes, à la droite LR, en passant par ses amis, de moins en moins fiables, du centre.

Un nouveau gouvernement sortira-t-il de ces palabres ? En tout cas la politique qu’il devrait mener n’est pas vraiment en débat. Tous les partis, y compris les deux prétendus pestiférés, sont pour la continuité de l’État, la pérennité de l’exploitation et de la propriété capitaliste et, partant, pour le renforcement du budget militaire, les diverses ponctions sur la population ne serait-ce que par les vagues de licenciements, la défense des trusts nationaux dans la crise qui s’annonce, aux frais des travailleurs. La vraie question qui se pose dans « l’arc républicain », comme dit Macron, est celle du prix politique à payer pour une non-censure.

Or Macron lui-même constitue l’obstacle au recrutement d’un gouvernement. La cote des dirigeants politiques est basse, mais celle de Macron est plus basse encore. Il est directement responsable de la crise politique actuelle, même les plus respectueux des commentateurs le disent désormais. Il est aussi rendu responsable de la crise sociale et des coups qui accablent les classes populaires et jusqu’aux petits patrons, paysans et commerçants. Ce rejet profond effraie même les ministres pressentis. Chaque parti, chaque ministrable pèse donc les avantages et les inconvénients d’accepter un poste. Il gagnerait peut-être à apparaître comme un responsable prêt à faire un pas pour que le pays soit gouverné mais il perdrait aussi beaucoup en s’embarquant avec Macron et en cautionnant un président discrédité.

Macron tient par la grâce de la Constitution. Il a affirmé qu’il ne démissionnerait pas et fait ainsi ce qu’il peut pour assurer à la bourgeoisie française un minimum de stabilité politique. Les autres chefs de parti vont sans doute hésiter encore à se compromettre avec lui.

Il est vrai que tout cela n’empêche pas l’appareil d’État d’accomplir, bon an mal an, son travail au service du grand capital.

                                            Paul Galois (Lutte ouvrière n°2941)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui jeudi 12 novembre, de 16 h.45 à 17 h.30, entrée de la mairie ;

Vendredi 13 décembre, de 16 h.30 à 17 h.15, marché du Val-Nord.

Et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 14 novembre : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à midi, centre Cl de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan au Val-Sud,

-et de 11 h. à midi au marché de la Colonie.

Dimanche 15 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 9 décembre, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 

Réservez votre place pour notre banquet local du samedi 25 janvier 2025 prochain à L’Atrium. Le prix : 17 euros, 8 euros pour les enfants de moins de 14 ans.

 

 


Salaires : pas d’aumônes, augmentation des salaires !

 

La nécessité d’imposer des salaires décents

 

 

La secrétaire d’État démissionnaire à la consommation avance un effet collatéral de la chute du gouvernement : au 1er janvier prochain, il ne serait plus possible d’utiliser les chèques restaurants pour l’achat de produits alimentaires dans les supermarchés.

         Ces titres, financés à moitié par les employeurs, devaient au départ être dépensés dans la restauration. Mais avec le Covid, puis la flambée des prix, une loi avait étendu leur usage aux achats de produits alimentaires dans tous les commerces, pour une période limitée que le budget prévoyait de prolonger. 

         La sous-ministre s’alarme, mais elle n’envisage pas une seconde la seule mesure qui rendrait obsolètes ces cache-misères : obliger le patronat à payer des salaires décents.