mercredi 11 décembre 2024

Syrie : la chute d’un dictateur n’est pas la libération d’un peuple

 

Les seuls « libérateurs » viendront des travailleurs et de la population

 


La chute de Bachar al-Assad réjouit à juste titre ceux qui ont subi sa dictature sanguinaire. Il avait conservé le pouvoir à Damas et sur une partie de la Syrie depuis la révolte de 2011, en utilisant contre la population une violence débridée, grâce à l’appui de la Russie et de l’Iran, mais aussi à la bienveillance des États-Unis et de la France. Aujourd’hui, alors qu’Israël écrase Gaza et le Liban sous ses bombes, les soutiens russe et iranien ont fait défaut. L’armée d’Assad s’est effondrée en quelques jours et un groupe armé issu d’al-Qaida s’est emparé de Damas.

         Bien malin qui peut dire ce que vont faire les vainqueurs et quelle sera l’attitude des États-Unis. Ce qui est sûr, c’est que dans un Moyen-Orient où l’impérialisme n’apporte que la guerre et les divisions entre peuples, la liberté et la paix ne pourront venir de ce type de « libérateurs », mais des travailleurs et de la population s’ils s’organisent pour exercer le pouvoir.

Mercosur : jeu de dupes

 

Les démagogues laissent de côté l’élément fondamental : la nature capitaliste de la société

 

 

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a signé, tout sourire, le traité du Mercosur entre une partie de l’Amérique du Sud et l’UE. Aussitôt, plusieurs pays européens, dont la France, ont protesté. Ce type d’accord, favorisant les échanges économiques, fera des gagnants et des perdants parmi les capitalistes, selon le secteur qu’ils dominent.

         En France, ce traité permet à des politiciens en mal de popularité de désigner un ennemi étranger, responsable de tous les malheurs, et de passer sous silence que ce ne sont pas les traités entre États, mais les rapports capitalistes qui étranglent les petits producteurs et les consommateurs.

Argenteuil, la ruche, la Maison de quartier, le toit et les abeilles

 

Le monde des abeilles se marre

 


 

 

Nous évoquions dernièrement les comités de quartiers de la ville. Selon l’édile qui est en charge de ces derniers, celui du Centre-ville a décidé d’utiliser ses 50 000 euros de budget participatif pour l’installation de ruches sur le toit de la Maison de quartier. Certes étonnant, mais bon, les abeilles sont sympathiques. Le hic, c’est que le toit de la Maison de quartier n’est ni accessible par l’intérieur, ni sécurisé. Il faudra donc installer une échelle ou louer une nacelle pour s’occuper des abeilles et du miel ?

       Sûr, 50 000 euros, quelques milliers pour les ruches et le matériel, et le gros du reste pour les stages pour ceux qui grimperont à l’échelle et pour la location de nacelle. Il y en a vraiment qui savent faire leur miel de toute chose ! DM