samedi 7 décembre 2024

Licenciements au CCF : il faut interdire les licenciements

Vautours à l’œuvre

 

 

La direction du CCF, le Crédit Commercial de France, vient d’annoncer la suppression d’un tiers de ses effectifs d’ici 2026 soit 1 400 postes et la fermeture de 84 de ses 235 agences.

         Ce réseau bancaire de détail a été vendu par HSBC au début de cette année à un fonds de placements Cerberus, considéré comme un fonds vautour, qui s’empresse donc de licencier. Avec 30 milliards de dollars de profits en 2023, HSBC aurait largement de quoi maintenir les emplois mais la banque préfère se débarrasser de ses branches qu’elle ne juge pas assez rentable en sous-traitant les licenciements.

         Que ce soit dans l’industrie, dans la grande distribution ou dans le secteur bancaire, le grand patronat est à l’offensive. Ce sont tous les travailleurs qui sont touchés par ses licenciements, c’est tous ensemble qu’ils devront y répondre !

 

Dette : un vol mondial

 

Parasitisme dont le Sud est la première victime

 

 

Le rapport annuel de la Banque mondial pointe l’augmentation de la dette des pays pauvres. Les 75 pays les plus pauvres de la planète ne cessent de payer des intérêts toujours plus élevés : 96 milliards de dollars en 2023, un montant record.

         À l’échelle mondiale, les banques soutirent 30 % de plus d’intérêts sur la dette des États par rapport à 2013. Le capitalisme s’apparente toujours plus à du parasitisme.

Colonisation : État belge : condamné pour ségrégation coloniale

 

L’horreur du colonialisme

 

 

Cinq femmes métisses ont réussi à faire reconnaître la culpabilité de l’État belge dans leur enlèvement et leur abandon dans ce qui était alors le Congo belge. Elles ont été arrachées à leur famille, placées dans un institut religieux, puis simplement abandonnées à leur sort.

         Il s’agissait de les cacher, car le racisme d’État ne tolérait pas que des Belges et des Congolais se fréquentent. Cette ségrégation raciale a été instaurée en 1948 sous un gouvernement « socialiste » et maintenue jusqu’à l’indépendance du Congo.

         Les avocats de l’État belge ont argumenté que c’était à l’époque la politique de nombreuses puissances coloniales, à commencer par la France. C’est très juste. Ils auraient pu également ajouter que le traitement réservé à ces métisses n’était qu’une partie de la barbarie dont ont été victimes partout les populations colonisées.