lundi 2 décembre 2024

« Réindustrialisation » : puits sans fond des aides publiques

 

Parasites de tous les côtés

 

 

La Cour des comptes – peu suspecte de vouloir s’en prendre au grand patronat – vient de dresser un bilan d’une décennie d’aides aux entreprises industrielles sous couvert de « réindustrialisation ». En dix ans ces aides de l’État, donc payées par les impôts ou prises sur les services publics, ont augmenté de moitié pour s’élever à 17 milliards d'euros par an de 2012 à 2019, puis à 26,8 milliards d'euros par an sur la période 2020-2022.

         Résultats : des grands groupes qui se sont goinfrés de cet argent public, les Michelin, Valéo, Sanofi, Stellantis ou autres Sanofi, annoncent des licenciements ou en font peser la menace sur les travailleurs alors qu’ils dégagent des bénéfices par millions ou milliards.

         Les capitalistes et leur État parasitent toute la société. Il est grand temps de s’en débarrasser.

Valéo a déclaré la guerre aux travailleurs

 

Tous ensemble dans la lutte, travailleurs de tous les secteurs

 

 

Le groupe Valéo annonce la suppression de près de 1 300 postes dont pas loin de 900 en France. L’usine de La Suze sur Sarthe sera fermée.

         Valéo met en avant de prétendues difficultés du secteur automobile. Or ce ne sont pas des difficultés pour le patronat de ce secteur car Valéo a versé quelques 92 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires en 2022 et 97,8 en 2023.

         Ce sont des difficultés pour les travailleurs car les capitalistes réorganisent la production, suppriment des postes et augmentent la charge de travail des travailleurs qui restent : bref accentuent la guerre de classe aux travailleurs.

Accidents mortels au travail en Europe : L'hécatombe

Pression patronale contre la vie des travailleurs

 


 

Neuf par jour ! C’est le nombre de personnes qui en moyenne meurent chaque jour en Europe au travail.

Les causes ne sont pas dures à trouver : non-respect des normes de sécurité, multiplication des chaines de sous-traitance, manque de personnel… Bref recherche à tout crin du profit par les patrons au mépris de la santé des travailleurs.

         Quelques députés européens tentent d’alerter l’opinion sur cette question. Mais ils n’ont aucun pouvoir sur des patrons avides de profit auxquels les États laissent les mains libres, à l’instar de l’État français qui ne cesse de sabrer le nombre d’inspecteurs du travail.

         Pour leur santé, il faut que les travailleurs fassent respecter leurs propres règles et contrôles de sécurité.