jeudi 13 juin 2024

Grandes et petites manœuvres électorales chez LR

 

Palinodies chez LR, proximités réactionnaires

 

 

Éric Ciotti, le président de Les Républicains, appelle à une alliance avec le RN. Il avait affirmé en 2021 qu’il ne voterait jamais pour Marine Le Pen. Mais le faible score de son parti amenant la crainte de perdre son siège de député lui ont fait retourner sa veste en moins de 48h. 

         Pour l’instant il réussit surtout à fracturer son parti. Sans craindre le ridicule, ses rivaux de droite critiquent l’échappée solo de Ciotti, eux qui font de l’individualisme le socle de leurs idées…

         Depuis des années, ce genre de politicien tient des discours particulièrement réactionnaires et proches de l’extrême droite, il ne lui restait plus que le dernier pas à faire.

Front populaire : les illusionnistes s’essayent à un nouveau tour

 

Une maintenant très vieille leçon à retenir

 

Le Front populaire, le 14 juillet 1936

Les tractations entre appareils de gauche pour sauver leurs sièges aux législatives ont abouti à un accord pour un nouveau Front populaire.

         Or le gouvernement de Front populaire de Blum, pas plus que la gauche de Mitterrand, Jospin ou Hollande, n’ont pas protégé le monde du travail du danger que représente l’extrême droite. Aux commandes de l’État des capitalistes, chaque passage au pouvoir la gauche à profondément révulsé les travailleurs qui se sont senti trahis par les faux socialistes et les faux communistes, permettant à l’extrême droite d’apparaître comme la seule force antisystème et de croître. 

         L’union électorale qui vient d’être conclue sert avant tout à ces banqueroutiers de la gauche à désigner un ennemi pour éviter d’expliquer pourquoi ils ont perdu tant de voix dans la classe ouvrière.

         Seul le renversement de la bourgeoisie pourra sauver les travailleurs des fléaux inhérents au capitalisme, dont la menace de la trique d’extrême droite.

La guerre de Macron en Ukraine n’est pas la nôtre !

L’horreur du capitalisme n’est pas un mirage

 

 

Macron a promis à Zelensky de fournir des Mirage, de former des pilotes ukrainiens et d’envoyer des instructeurs militaires français sur le terrain pour, prétend-il, défendre la liberté de l’Ukraine.

         La seule liberté que défend Macron, c’est celle des capitalistes, en particulier français, de mettre la main sur ce pays en envoyant à la boucherie la jeunesse ukrainienne.

         Macron a tenu à dire que la France n’est pas en guerre contre la Russie, mais en même temps il fait un pas de plus dans cette direction. Sa politique, comme celle de Biden, nous menace d’une boucherie générale pour les intérêts des industriels et des marchands de canons.