dimanche 12 mai 2024

Fernand Raynaud à Argenteuil : « Heureux ! », le maire de la commune

Comme sur un petit nuage

 

Heureux homme

Le maire d’Argenteuil a accordé dernièrement un entretien au journal régional La Gazette du Val d’Oise. Dès la première question, le ton est donné.

« Quel bilan tirez-vous de ces dix dernières années passées à la tête de la mairie ?

Un bon bilan ! Je le dis très souvent, moi qui suis issu du privé, où j’ai fait deux tiers de ma carrière, quand j’appuyais sur un bouton, ça répondait aussitôt. Dans le public, tout est long. C’est un peu ce qui m’agace. Un mandat, ça n’a jamais été suffisant. C’est d’ailleurs ce qui a un peu fait le malheur d’Argenteuil pendant trop longtemps… »

         Par ces temps où le gris domine sur la planète, je conseille vivement à mes lecteurs de lire cet entretien. Le maire d’Argenteuil est un homme heureux qui voit la vie à Argenteuil en bleu.

         Un homme heureux, mais n’allez pas croire qu’il reste zen lorsqu’il s’agit de parler de certains sujets.

         « Cap Héloïse rebaptisé Les Promenades Argenteuil, annoncé en 2016, est-ce que vous espérez que ça aboutisse ?

Ça y est, les recours tombent les uns après les autres.

J’ai une tête de Breton et quand j’ai quelque chose dans la tête, je ne l’ai pas au pied.

Ce qui est dommage c’est que Casino, qui fout le camp (sic), ou d’autres associations qui ont monté des recours fallacieux, ne paient aucune amende. C’est honteux. Alors qu’on se plaint du manque de logements, on se tape tout un tas de recours dès qu’on veut en faire. Les promoteurs, qui investissent, n’en peuvent plus. Je suis pour punir ceux qui font de tels recours. »

         Voilà pour le père fouettard, plus du tout heureux voire haineux, les Argenteuillais hostiles dans leur immense majorité à ce projet apprécieront ».

         Comme il y a trop à dire, je réserve d’autres remarques pour les jours qui viennent. Je terminerai tout de même par une autre réponse d’un homme heureux.

         Interrogé sur les prochaines élections municipales, le monsieur qui a une tête de Breton et qui quand il a quelque chose dans la tête, ne l’a pas pas au pied, doit répondre à une question quelque peu embarrassante :

         « En 2014, vous disiez que c’était votre dernier mandat. Vous ne voulez plus vous arrêter ? 

L’appétit vient en mangeant. »

         C’est tout de même un peu court comme réponse, au point que nous aimerions connaître la nature de son appétit. Ce n’est tout de même pas la nouvelle restauration de l’hôtel de ville où ses confrères se précipitent qui le motive ?

         Bon, nous le disions plus haut, le maire d’Argenteuil est tellement heureux et bon vivant qu’il ne lâche plus sa place.

         Comme nous n’en avons pas fini avec les satisfactions de l'édile  à qui tout réussit, à demain ! DM

 

samedi 11 mai 2024

Liste Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs dans les élections européennes du 9 juin prochain. Les institutions européennes

Institutions européennes : le vrai pouvoir, celui du capital

Publié le 08/05/2024

Dans un mois, la population des 27 pays composant l’Union européenne, du moins la fraction qui a le droit de vote, est appelée à élire les 720 députés au Parlement européen.

Avec la création de ce parlement, l’Europe s’est dotée d’une institution qui a encore moins de pouvoir que celle de chacun des pays qui la composent. L’élection des députés se fait dans le cadre d’une seule circonscription nationale dans la plupart des pays, mais dans le cadre de circonscriptions régionales en Belgique, Irlande, Italie et Pologne, ou encore d’un système mixte en Allemagne. Le mode de scrutin est proportionnel, mais avec des variantes selon les États. En France le seuil pour avoir un élu est de 5 %.

En réalité, ce Parlement est une façade plus ou moins démocratique, mais qui ne prend aucune décision qui compte. Élu au suffrage universel depuis 1979, il peut voter des lois, mais en dernier recours, en particulier en cas de désaccord entre les membres de l’Union, c’est le Conseil des 27 ministres de l’Union européenne, sorte de Sénat, qui tranche. Quant au Conseil européen, regroupant les 27 chefs d’État et de gouvernement, et à la Commission européenne qui siège à Bruxelles et est dirigée depuis 2019 par Ursula von der Leyen, ils sont censés former un gouvernement à l’échelle de l’Europe. Mais ce n’est pas un pouvoir parlant et agissant d’une seule voix, mais l’émanation des pouvoirs en place dans les différents pays.

Pour la France, 81 euro- députés seront élus. Les partisans de l’Union européenne vantent les mérites de ces institutions, à les entendre particulièrement démocratiques et garantes de la prospérité pour toute la population. À l’opposé, les souverainistes prétendent que tous les problèmes viendraient des décisions de « Bruxelles », c’est-à-dire de la Commission européenne qui siège dans cette ville. Mais il n’y a rien de vrai dans tout cela, ni d’un côté, ni de l’autre.

Les institutions européennes ne sont que le lieu où s’affrontent les représentants des différentes puissances, chacune défendant les intérêts de ses propres capitalistes. Ceux qui ont réellement le pouvoir ne se trouvent ni à Bruxelles, ni à Strasbourg, mais dans les conseils d’administration des banques et des grandes entreprises. Bien plus que la « dictature de Bruxelles », de Berlin ou de Paris, c’est cette dictature-là qu’il faut abattre.

                                                                                                   Aline Retesse 

 

Notre liste, des militants du monde du travail

 



Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région (GAB : guichet à billets) :

-Aujourd’hui samedi 11 mai, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 11 h à midi au marché de la Colonie,

Et de 10 h.30 au marché et au centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-dimanche 12 mai : 9 h.30 à midi « Carrefour » Babou ;

-10 h. à 10 h.45 devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h à midi au marché Héloïse ;

-lundi 13 mai : 18 h. -lundi 13 mai, 18 h. gare de Sannois ;

-18h centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.

 


 

Lutte de classe en Argentine : une grève réussie.

L’ « attentat » des bourgeois et de leurs valets contre la condition des pauvres !

 

Crédit photo : Midia NINJA

Une tête de l'emploi

Jeudi 9 mai, les travailleurs ont répondu nombreux à l’appel à la grève lancé par les trois plus grands syndicats, dans les transports, les services publics et les commerces. C’est une réaction à la politique du gouvernement Milei, qui appelle « ajustement » les 15 000 icenciements auxquels il vient de procéder dans le secteur public, et qui taille à la hache – ou plutôt à la tronçonneuse – dans les droits de tous les travailleurs.

         Les porte-parole du gouvernement ont beau dénigrer le mouvement en parlant de la grève comme d’un « attentat » contre la liberté des pauvres d’aller gagner leur pain, la classe ouvrière argentine relève la tête. Et elle n’a pas dit son dernier mot !