Une rénovation qui se fait attendre
Photo D. Mariette
Les immeubles et l’esplanade
Salvador Allende sont le centre du Centre populaire de la Ville. Ils sont le
résultat des transformations urbaines des années 1970. Ils offrirent certes des
logements de qualité au monde du travail qui en manquait, mais ils furent aussi
le produit des illusions qui croyaient que l’univers des « Trente
glorieuse » avec ses avancées fragiles se perpétuerait.
Il
a fallu déchanter. Cet ensemble a subi les reculs qui n’ont plus cessé depuis
les années 1980, la paupérisation, la montée des petits trafics, la
quasi-disparition des véritables réseaux associatifs et militants du monde du
travail. La proximité du Centre, de commerces, et la mixité des propriétés entre
les habitants des résidences privées et les logements dits « sociaux »
appartenant au bailleur AB-Habitat ont sans doute freiné ce recul.
Il
y a quelques années, ces logements AB-Habitat ont bénéficié d’une rénovation.
Celle-ci devait être accompagnée d’une autre de l’esplanade elle-même. Mais
aujourd’hui, on n’en parle plus.
Elle
s’impose pourtant, tout comme celle des deux niveaux de parkings dont nous
avons déjà amplement parlé.
Car
cette esplanade pourrait redevenir une véritable agora de vie collective pour les
passants sur la route de l’espace de « L’île » Héloïse, pour les
familles, et les jeunes, en particulier pour les adolescents.
Voilà
une perspective qui devrait vraiment intéresser l’action des édiles, loin d’un
projet Canopée couteux, une véritable aventure, un projet de façade, si tant
est qu’il se réalise vraiment. DM