samedi 9 mars 2024

Argenteuil, médiathèques, le Livre, une priorité pourtant pour la Jeunesse…

Contribution à l’éclairage des lanternes municipales

 

 

La situation est compliquée dans les médiathèques de la Ville. Celle des terrasses du quartier du Val-Nord est en rénovation. Il manque des effectifs dans certaines structures. Il y a également les aménagements de la médiathèque du Centre, Aragon-Elsa Triolet, qui pose question.

         Dans cette dernière, une rénovation partielle est en marche depuis plusieurs années. Celle de la partie « adulte » est pratiquement achevée. En revanche, la rénovation de la partie « jeunesse » qui devrait débuter prochainement est repoussée. Cette rénovation non seulement est nécessaire, mais celle de l’éclairage est à effectuer de toutes urgence.

         Le Livre, pour les enfants en médiathèque, exige non seulement un espace agréable, une vue contrôlée par les parents, mais également un éclairage adapté de qualité qui permette non seulement une lecture confortable et heureuse mais également de rendre les lieux sympathiques et attirants.

         Voilà de vraies priorités budgétaires. DM

 

vendredi 8 mars 2024

Bezons, 8 Mars 2024, des femmes au combat, des femmes en grève

Lutter c’est déjà vivre debout

 

 

Depuis le lundi de cette semaine, les travailleuses de la résidence pour les anciens « Arc en ciel » de Bezons sont en grève. Le mieux est de lire le tract de l’Union Locale CGT de Bezons (95) ci-dessous qui donne une idée complète de ce que vivent les salariés de cet Ehpad de 55 résidents passé de Korian à Mapad en 2020. Revendications pour le pouvoir d’achat, pour des effectifs supplémentaires, mais aussi pour le respect.

         Rien de bien nouveau dans un secteur où des groupes n’ont cessé de grandir, où les profits sont record… par les pressions à la baisse sur les effectifs et les conditions de travail.

         Comme le dit un slogan de la CGT du secteur «Des moyens pour les Ehpad »,  On n’en peut plus ! Assez ! ». Cela s’applique directement aux salariées de cet établissement qui effectivement n’en peuvent plus et qui ont décidé pour le montrer d’utiliser le seul moyen fondamental de pression des travailleurs : la grève ! La grève qui est déjà une victoire en elle-même car elle exprime justement aux yeux du patronat la détermination de se faire respecter. DM

 


 

 

 

8 mars : féminisme et lutte de classe, des combats indissociables

8 mars : féminisme et lutte de classe, des combats indissociables

06 Mars 2024

Le 8 mars n’est pas, comme elle est le plus souvent présentée aujourd’hui, la Journée internationale des droits des femmes institutionnalisée par l’ONU en 1977. C’est une journée de lutte contre l’oppression des femmes dont le mouvement ouvrier socialiste a pris l’initiative il y a un siècle.

L’oppression des femmes est générale dans le monde. Elle prend des formes plus ou moins brutales selon les pays : depuis des salaires plus faibles pour des postes équivalents jusqu’à l’exclusion totale de l’espace public et un statut de mineure à vie sous la tutelle d’un père ou d’un mari, en passant par de multiples formes de discrimination ou de violence.

Le combat contre l’oppression des femmes est indissociable de la lutte contre une organisation sociale basée sur l’exploitation. Pour tirer les salaires vers le bas, dégrader les conditions de travail et opposer une fraction des travailleurs à une autre, le capitalisme entretient des divisions de toute nature. Les divisions selon le sexe sont parmi celles-là, et cela fait des femmes les plus exploitées parmi les exploités.

C’est pourquoi les socialistes furent parmi les premiers féministes. Dès 1848, Marx et Engels dénonçait dans le Manifeste du parti communiste la famille bourgeoise sur laquelle repose la transmission de la propriété privée, réduisant les femmes à « de simples instruments de production ». En 1879, le socialiste allemand August Bebel publiait La femme et le socialisme, un ouvrage avant-gardiste dans lequel il affirmait : « il ne peut y avoir d’émancipation humaine sans indépendance sociale et égalité des sexes. »

L’initiative du 8 mars revient à des militantes de la Deuxième internationale, Clara Zetkin, Adelheid Popp et d’autres, qui organisèrent des conférences internationales des femmes socialistes. En 1911, la première journée internationale rassembla, avec l’aide des puissants partis socialistes de cette époque, un million de femmes dans plusieurs pays d’Europe. Les socialistes révolutionnaires voulaient se démarquer des féministes bourgeoises qui se limitaient à revendiquer le droit de vote, y compris en le restreignant aux femmes riches. Pour les socialistes, l’émancipation des femmes était impossible sans celle de tous les travailleurs, et réciproquement. Rosa Luxemburg le formulait ainsi en 1912 : « le suffrage féminin, c’est le but. Mais le mouvement de masse qui pourra l’obtenir n’est pas que l’affaire des femmes mais une préoccupation de classe commune des femmes et des hommes du prolétariat. »

Il est notable que les droits des femmes ont progressé plus vite dans les périodes où l’ensemble des travailleurs était en position de force pour gagner des droits face aux exploiteurs. Pour ne prendre qu’un seul exemple, si la première loi légalisant l’avortement en France a pu être adoptée en 1974, c’est grâce à la mobilisation de milliers de femmes – et d’hommes – dans les années qui ont suivi la puissante grève générale de mai 1968.

Ce débat continue de traverser le mouvement féministe. Ainsi, une partie des organisations qui appellent à manifester ce 8 mars 2024 voudraient réserver tout ou partie des cortèges aux seules femmes. D’autres, ou les mêmes, font des hommes en général les oppresseurs des femmes en niant le lien entre cette oppression et l’exploitation de classe. Pour les révolutionnaires, être féministe de façon conséquente implique de rejoindre le combat pour renverser le capitalisme et préparer un avenir communiste où toutes les formes d’oppression auront disparu.

                                              Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2901)

 

Manifestation à 14h00 àParis

 

8 mars, journée internationale de lutte contre l'oppression des femmes

Pour dire que sans renversement du capitalisme il n’y aura pas d’égalité, Lutte ouvrière appelle à participer aux mobilisations du 8 mars.

À Paris, la manifestation partira à 14h de la place Gambetta (20e arr.). Métro : Gambetta

 

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui Vendredi 8 mars : de 15h40 à 16 h40 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 9 mars : de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.45 à midi 15, centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 10 mars, de 10 h15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi marché Héloïse ;

-Lundi 11 mars : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 13 mars : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Réservez votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Le prix du repas : 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.